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 Edgar Charleston (Terminée)

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Où est Charlie ?
Edgar Charleston

MessageSujet: Edgar Charleston (Terminée)   Lun 28 Nov - 19:08

Edgar Charleston
ft. Katsuragi Takuto de "Messiah"

36 ans ♣ Masculin ♣ 1m80
60 kilos ♣ Hétérosexuel
Chikyuujin

Edgar passe sa langue sur ses lèvres et, bien entendu, le geste est calculé. Certains s'agitent, nerveux face à cette vision, d'autres s'éloignent et beaucoup frémissent, néanmoins aucun ne reste stoïque. C'est un franc succès -comme à son habitude- que remporte sa bouche à l'allure bien pâle. La chair en est à peine gonflée et la ligne aussi fine qu'un trait de crayon à papier grossier sur du papier. Elle n'est pas non plus difforme, au contraire, le tracé en reste sincère et franc, et c'est peut-être bien à cause de cela qu'on la trouve aussi fascinante, cette bouche. Elle est toujours là, à vous sourire, à vous moquer en fait, à vous séduire, à vous bousculer ou à vous brutaliser. C'est une coquine qui est aussi habile pour embrasser qu'elle ne l'est pour prêcher le faux. Elle est fascinante, vraiment. Il suffira d'un échange -même lointain- pour que vous vous en rendiez compte.

Son regard croise le vôtre et vous en frémissez. Ses yeux sont clairs, aussi scintillants qu'un joyau et plus limpide qu'un cours d'eau. Ils sont abyssaux, profonds et quand on les fixe, on a l'impression qu'ils n'ont d'ailleurs aucun fond. Ce regard vide donne la chair de poule. Il laisse les gorges sèches et les ventres douloureusement serrés. Parfois, c'est comme s'il pressait encore et encore jusqu'à donner envie de sangloter. Les individus qui parviennent à le soutenir sont tous engloutis par lui. Ils sont avalés de la même manière que les rayons du soleil se meurent et s'éteignent à l'intérieur de ses yeux ténébreux.


Edgar défait sa chemise et vous vous laissez amadouer. Il est beau. Peut-être pas de la manière conventionnelle, mais il l'est. Sa carnation neigeuse est flattée par une chevelure châtains aux accents d'automne. Elle n'en ressort que plus lumineuse. Blanche, sa pureté -pourtant douteuse- est mise en avant par le tendre acajou de ses mèches mi-longues et travaillées d'une manière sophistiquée. La caresse en semble de soie et pas un grain de beauté n'en défigure le satin, du moins pas de façon visible. Le seul qui existe est un coquin, il s'est caché derrière une oreille étroite. Il est invisible à ceux qui ne connaissent le jeune homme qu'en surface et pour cause, Edgar aime défier la logique des apparences. Ce n'est pas parce qu'il a l'air froid qu'il ne peut pas brûler, ce n'est pas parce qu'il ne fait pas dans le sentiment qu'il ne sait pas se montrer social et enfin, ce n'est pas parce qu'il ne s'amuse pas à draguer qu'il ne sait pas charmer. Si le doute occupe votre esprit face à cette dernière affirmation, il vous quittera vite lorsque vous verrez son torse tonique. Chez Edgar le paradoxe est une constante. Il paraît plus grand qu'il ne l'est, -un mètre quatre vingt- et plus fort que ne le laisse suggérer ses hanches creusées par sa minceur. Il est sec, c'est vrai, toutefois cela ne l'a pas empêché de développer une musculature qui en a déjà fait rougir plusieurs. Ses fesses sont dures, son dos droit et son port altier. Il a de la prestance. Il a du charisme. Il a ce charme, celui qu'il faut pour vous plaire.

Edgar n'est pas toujours classique et cela vous surprend. Sous ses airs sérieux, il peut se montrer excentrique. Du moment que le fond d'ensemble reste sombre, il n'est pas difficile. Contrairement à ce que son visage austère fait croire, le jeune homme n'est pas toujours tiré à quatre épingles et apprécie les pulls larges et chauds. Il ne déteste pas les bijoux et porte une boucle d'oreille en forme d'anneau sur le haut de son oreille gauche. Celle-ci, discrète, est en argent. Elle entoure le cartilage et y est collée, s'y fondant de façon si naturelle qu'on ne la remarque pas forcément tout de suite. Il l'enlève lors des entrainements et la remet dès après. Il en prend tellement soin que c'est curieux, sans doute parce qu'elle a une valeur sentimentale importante. C'est difficile à savoir, puisque Edgar est très secret. Il est aussi un bon joueur. Oh my..Edgar serait-il un borderline, sous sa couverture de gentleman ?


Je suis :


Quand ma maman est morte, elle a menti. Quand papa a pris une nouvelle femme, il a menti. Quand Sayuri m'a rencontré la première fois et qu'elle a dit qu'elle était heureuse de me voir, elle était sincère, mais sa mère, elle, c'était une menteuse. La plupart des gens que j'ai rencontré, non, la quasi-totalité des personnes que j'ai pu croisé dans ma vie ont passé leur vie à me mentir. Si cela m'a beaucoup blessé au début j'ai fini par me dire que le monde était fait ainsi. A force de prendre des coups de fouets, d'entendre les servantes se faire violer et torturer, de voir les familles se tromper par derrière et se sourire par devant, j'ai fini par tristement conclure que la vraie bonté en ce bas monde, n'existe pas. Il n'y a pas un seul être qui ne m'a pas à un moment abandonné. Yona est parti sans laissé de traces. Maman m'a quitté et Sayuri comme les autres, s'est trouvé quelqu'un. Pourtant, elle était la seule que j'aimais un tant soi peu. C'est vrai que je n'ai jamais été très tendre avec elle. Que dire, j'ai clairement été un enfoiré et je ne sais pas si je le regrette. Je ne suis pas quelqu'un de bien, je ne l'ai jamais été et ne le serait probablement jamais. Je ne mens pas, moi. Je suis honnête dans ma façon d'être, dans tout ce que je dis, tout ce je fais ou presque. C'est juste que je ne sais pas être gentil, je n'ai jamais appris. Je crois que ce que j'aimais le plus chez Sayuri c'est l'envoyé boulet, la faire pleurer. D'accord, c'est sadique, mais j'y trouvais un étrange réconfort, un doux réconfort. Sayuri était la seule qui pleurait, qui pleurait encore pour moi sans hypocrisie, sans faux-semblant. Et j'adorais ça, parce que c'était quelque part rassurant de constater qu'elle était toujours là à me courir après, à me dire avec innocence et naïveté qu'elle m'aimait, que j'étais son frère, sa famille et que rien ne pouvait me remplacer. Pour moi qui ne croyait plus en rien et était persuadé que l'humanité était pourrie jusqu'à la moelle, c'était énervant, mais aussi terriblement réconfortant de me dire que je me trompais. J'étais heureux d'avoir tort, elle me faisait espérer qu'il existait des gens qui ne mentaient pas et pouvaient réellement apprécier qui j'étais, peu importe ce que je faisais et combien j'étais odieux. Je pense que j'avais besoin de constater un nombre incalculable de fois qu'elle serait toujours prête à me pardonner. Mais bien évidemment, je me suis trompé. Ce n'est pas que je suis amoureux de Sayuri, ça n'a rien avoir. Elle est de mon sang et si certains ont ce genre de...tendances, je ne les ai pas. C'est juste que quand j'ai appris qu'elle avait un petit ami, je me suis senti trahi jusque dans ma chair. Je n'ai pas réussi à lui pardonner. Ca m'a rendu fou. Ca m'a conduit à commettre le pire. Je ne sais pas ce qui m'effraie le plus aujourd'hui, qu'elle me déteste ou me méprise, pis m'ait effacé de sa vie. Je me rappelle de la trace de son sang chaud sur mes mains. Je peux le sentir dégouliner entre mes doigts. Ce simple souvenir me donne la nausée. Je me hais et ce n'est plus l'alcool, ni le tabac qui m'aide à oublier. Si seulement le sexe ne me répugnait pas autant peut-être que me perdre entre quelques draps aurait été une bonne solution. Dans ma vie, je n'ai jamais fait un truc bien. J'ai toujours fais ce que les autres faisait. J'ai menti, j'ai trahi. Je veux dire, à quoi bon être bon puisque personne ne l'est jamais ? J'ai tenté de me persuader que la vie valait plus que ça, que ma vie valait plus que ça, mais quand je vois que je ne sais rien faire d'autre que le mal autour de moi, je ne vois plus la raison de continuer. Mourir maintenant ou demain, je m'en fou. Quitter un enfer pour un autre qu'est-ce que ça change ? Quand Papa m'a vendu pour me faire taire, je n'ai même pas protesté. C'était il y a dix, peut-être même quinze ans déjà et je n'ai plus vraiment revu le jour depuis, mais je ne m'en plains pas. Cela me rappelle les dernières heures passées avec ma mère, les plus belles heures de ma vie aussi froides fut-elles. Maman me déteste-t-elle ? Maman-me hait-elle ? Je suis sûre que oui, après tout elle m'a menti et même Yona est partie. Personnellement, je les comprend, je m'exècre aussi parce que je suis comme William.  Si je n'avais pas existé Maman serait en vie, alors je ne vaux pas mieux que lui. Je sais très bien qu'il a commandité sa mort, mais dans le fond de l'affaire comme il l'a dit, c'est bien mon existence qui l'a tué. Là dessus, il ne mentait pas. Ma douce Maman, tu ne méritais pas ça. Quelle idée de te sacrifier pour un rejeton comme moi ? Sais-tu que je ne sais rien faire à part parler ? Sais-tu que je ne suis qu'une loque qui a peur de mourir ? Je n'ai aucun courage. Je ne sais même pas si je serai capable de me sacrifier comme tu l'as fais pour mes enfants. De toute façon, je ne sais même pas aimer correctement. C'est pour ça que vous m'avez toutes abandonnées pas vrai ? Parce que je suis un monstre.

Yasei du Néant
Son statut de Yasei, Edgar ne l'a reçu que récemment et ce dernier a anihilé sa capacité magique, ou plutôt sa malédiction qui lui permettait d'entrevoir n'importe quel mensonge. Cela l'a libéré d'un poids évident, puisqu'il n'est plus torturé par cette méfiance constante que lui imposait son don. Pourtant il reste encore un fin psychologue. En tout cas, à la place de ce pouvoir, Edgar a recu le don du "néant" et plus exactement la part de "nullisme" du Néant. C'est à dire qu'il peut rendre nul des connaissances, un savoir, rendre un esprit aussi blanc que du papier. Il représente également la faim vorace qui dévore tout et son pouvoir lui permet d'absorber tout pouvoir, toute attaque, tout sentiment. En revanche, il ne peut pas renvoyer ce qu'il absorbe et il éprouve une faim constante. Il ne craint que cette dernière termine de le rendre aussi fou que son père William. Si Edgar venait à disparaître avec lui s'éteindrait ce qui permet aux hommes de supporter leurs souvenirs, tout le monde n'oublierait jamais plus rien et deviendrait sans aucun doute fou.
Histoire
fiction junction featuring yuuka akatsuki no kuruma

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Je m'appelle Cannelle Charleston du nom de mon époux, William Charleston. Je vis dans une grande villa payée par ses soins, près d'un grand fleuve en forêt là où les rumeurs de la ville n'atteignent point d'oreille et où le silence n'est troublé que par le champs des rossignols au matin. Je ne croise mon mari qu'une fois de temps en temps lorsqu'il daigne revenir de ses voyages d'affaires et n'est pas entrain de me tromper avec une ou deux de ses amantes au coin du monde. Mes amies me répètent avec ferveur que je ferais mieux de le quitter. Toutes m'assurent que j'ai tort de croire en ses promesses. Ce qu'elles ne savent pas, c'est que je ne suis pas dupe. Il y a bien longtemps que j'ai arrêté de croire en ses mièvreries, mais je suis attachée à ses secrets et ses coups bas, complice de sa cruauté et de sa folie, et surtout je ne suis pas seule. Dans le couloir je peux entendre la voix d'Edgar alors qu'il court d'un bout à l'autre de la maison, joyeux et innocent. Comment pourrais-je m'enfuir et le laisser à William ? Qui sait ce que celui-ci serait capable de lui faire ? Et puis, il s'agit de mon fils et s'il y a bien une chose que je ne regrette pas de mon union à ce monstre, c'est notre enfant. Il est un cadeau, ma lumière et je l'aime plus que n'importe qui sur cette Terre. La porte grince. Elle est mal huilée et craque à chaque fois qu'on en effleure la poignée. Elle tombe en ruine comme chaque coin de cette vielle bâtisse délabrée. Il y fait peut être bon vivre, mais les trous dans les murs qui s'effritent laissent passer tous les courants d'airs et je commence à me demander si je ne devrais pas demander à William de nous loger ailleurs, dans un de ses appartements de Philadelphie. Derrière le battant, la fine silhouette de Yona apparaît, frêle et échevelée. J'en rirai presque, mais je m'en retiens pour ne pas la vexer. D'entre ses jupons rouges Egdgar fait son apparition. Ses cheveux blonds comme le blé brillent au soleil et ses beaux yeux bleus scintillent, comparables aux plus splendides joyaux de la couronne de l'Empereur. Il est magnifique mon fils, le portrait craché de son grand père. Si seulement il n'était pas né exorciste, tout aurait été beaucoup plus simple. J'aurai pu l'emporter loin d'ici. Le palais du Lotus aurait été bien plus accueillant que cette demeure que paye un homme qui ne nous aime pas. Je retiens un soupir et préfère venir l'enlacer. Je le sens qui s'accroche à ma chemise de nuit. Son odeur de caramel me taquine les narines et sa chaleur me rassure. Pour le moment nous ne pouvons pas nous échapper, mais je compte bien divorcer dés que l'occasion s'en présentera.

...

Depuis dix ans que je travaille à son service, je n'ai jamais vu Madame aussi folle de rage et d'inquiétude. Ses longs cheveux blonds se balancent au rythme de ses pas, effleurent ses pommettes hautes, caressent ses côtes et couvrent sa sombre grimace pincée. Pour la première fois depuis qu'ils sont mariés William a proféré des menaces, il est allé jusqu'à la frapper et mon sang bouille chaque fois que j'entrevois la joue enflée de ma princesse. La trace rougie de ses doigts qui tachent honteusement la peau pale de ma dame me rend folle. Je rêverai de lui arracher les yeux. Comment ose-t-il petit mortel qu'il est de frapper une princesse ? La futur Impératrice de notre royaume, en Anyang qui plus est ! Il mériterait d'être dévoré par le grand dragon en personne...Cependant, je ne peux que ravaler ma fureur et me forcer à me taire, me faire sourde à son malheur puisque tant qu'elle ne me l'ordonne pas, il m'est impossible de la défendre. Je ne peux que veiller sur son fils, mon exorciste. Je le sais qui tremble dans la chambre, effrayé par les hurlements de sa mère, apeuré par la colère de William froide et destructrice qui lui reproche nuit et jour de n'avoir aucun don. Combien de fois-a-t-il levé la main sur lui ? Trop pour le dire, trop pour être convenable, surtout ces jours-ci. Nous savons ma maîtresse et moi que depuis peu un cran a été franchi. Désormais nous sommes l'ennemi de William. Il ne tardera pas à tenter de se débarrasser de nous et c'est bien cela qui nous effraie. Nous ne pouvons plus rester ici, mais nous ne pouvons pas non plus nous enfuir. Pas en lui abandonnant Edgar. J'entrevois la maigre silhouette de Cannelle qui s'écroule avec abattement contre un fauteuil de velours. La peur me ronge autant qu'elle, mais je viens quand même la rejoindre. Ma main se pose sur ses cuisses maigres et je la supplie du regard de ne pas perdre courage, car face à ce monstre nous sommes quand même deux. Malheureusement ma tirade est interrompu par un violent bruit de moteur au dehors et des lumières de phares. Nous savons alors toutes deux qu'ils viennent pour nous. C'est le début d'une sombre nuit.
...

Dans l'espace confiné et restreint de la cave dans laquelle on nous a enfermé l'odeur de pisse est insoutenable. Le noir nous tient en son sein et cela fait déjà une semaine que nous n'avons pas revu la lumière du soleil, moi, comme les autres prisonniers. Entre mes bras Edgar a fini par s'endormir. En ce lieu glacial ou résonne incessamment les cris et le hurlement des vents violents, ses pleurs sont comme une chanson douce et ses larmes, brûlantes, terriblement chaudes. J'ai peur qu'il ne tombe malade et c'est avec l'aide de Yona et de quelques couvertures que nous le protégeons tant que possible pendant qu'on organise avec les autres notre fuite. Malheureusement nos chances de parvenir à nous échapper sont minces, voir infimes. Nous avons constaté Yona et moi sept nuits auparavant à quel point William est puissant. C'est une véritable bête dont le seul aspect me fait frémir. Je n'ai aucun mot assez fort pour exprimer l'écoeurement qu'il m'inspire. Je pense que c'est un avis que chacun ici partage. Ce soir, la lune est haute. Je peux le deviner à ma boucle d'oreille qui vibre et à mes sens plus éveillé qu'à l'habitude. Ma mère guette-t-elle le ciel dans l'espoir de m'apercevoir ? Sait-elle seulement que je suis ici ? Mon cœur aimerait répondre oui, mais je sais pertinemment que c'est impossible car depuis son trône de crystal, elle n'observe jamais au loin des frontières de la Terre. Or, on se trouve très loin de celle-ci, dans un lieu perdu à Momo que William a choisi spécialement pour conduire ses expériences. J'en ai la chair de poule. Depuis que nous sommes arrivés les tortures n'ont pas cessé et beaucoup ont déjà disparu. Je crains que le prochain ne soit Yona ou Edgar. C'est un cauchemar constant. Je me demande ce qui retient William de venir me chercher ou d'ordonner à ce qu'on me fasse du mal puisque je suis celle qui détient la réponse à ses projets. Entre mes doigts je serre la clé, celle pour laquelle j'ai conscience que William a décidé de me tuer. Celle pour laquelle il est prêt à torturer. Je songe à ce qu'elle ouvre, ce qu'elle cache sous cette couche de pierres précieuses indestructibles. Je ne pourrais peut être bientôt plus m'en faire la gardienne...Sous une impulsion je défais le collier et vient le mettre au cou de mon enfant. C'est dangereux et je me hais de lui confier pareil fardeau, mais il est le seul qui puisse combattre William, le seul qui est insensible à sa terrible magie. Dire que cet idiot le pense être un exorciste faible, loin est-il de se douter que notre fils a hérité d'un très rare don d'annulation et de protection. C'est un mur anti-magie permanent qui toutefois nous embête un peu actuellement. J'inspire et  me lève confiant Edgar à Yona tandis que Dracula, un démon du clan Hesediel, mais au point les derniers points et aboutissants de notre escapade. Dans quelques heures j'espère, nous serons dehors.
...

Les hurlements des gardes, les cris enragés des prisonniers et les alarmes qui teintent sont une cacophonie assourdissante qui me brise les tympans. Sous nos pieds le sol de la base tremble et se craquèle. Bientôt celle-ci va imploser de l'intérieur. Notre mort sera immédiate, mais rien ne sera visible de l'extérieur, histoire de ne pas alerter les autorités de la région. Il fallait s'y attendre avec William, c'est un serpent alors il a fait en sorte que nous ne puissions pas nous en sortir vivant tout en préservant le reste de ses installations. Il a tout prévu et ça me blesse jusque dans ma fierté de savoir que, du début à la fin, il m'aura mené en bateau. Je ne le supporte pas. Il est hors de question que je le laisse nous avoir comme ça ! Je ne lui donnerai pas l'occasion de rire de nos cadavres. Je ne serais pas son pantin. Derrière, les petits pas épuisés d'Edgar me suivent et Yona -soutenue par mon bras- se traine, accrochée à mes épaules, l'abdomen percée d'une balle qui lui fait lentement, mais sûrement perdre tout son sang tandis qu'on tente d'atteindre l'aérospace. Ceux qui ne sont pas morts sous le feu des balles ce sont enfuis ou sont encore entrain de se battre, voir agonisent dans un coin. La plupart des hommes de William ce sont quant à eux échappés, abandonnant le terrain qui bientôt ne sera plus que cendres et désolation. On a plus beaucoup de temps. Au devant une grande explosion retentit et enflamme les alentours. Nous sommes en Enfer. Les mains pourpres de Yona sont si pales, plus blanche que la neige qu'on entrevoit par les vitres brisées. Ce qui nous attend si on tente de partir à pied, c'est une descente sans fin de ravins et de pics de montagnes. La mort par asphyxie à plus de 5000 mètres d'altitude. Les navettes de survie sont notre seule chance. Autour de nous les flammes se sont plus dense. Elle lèche nos corps et abîment nos poumons de leurs rel-ans noirâtres. J'entends Edgar qui tousse alors qu'enfin nous atteignons le hangar ravagé. Ces salops ont détruit la quasi totalité des petits avions. Ils ne forment plus que débris et morceaux d'ailes brisées, leurs carcasses jonchant le parterre et formant un immense tas de ferrailles. Nous progressons dans la terreur et l'horreur jusqu'au dernier cockpit de survie que nous pouvons trouver au milieu des décombres. La porte de celui-ci cède dans un grondement sourd. Il n'y a qu'une place. J'échange un regard avec Yona, qui hoche vigoureusement la tête. Ces yeux ternis par la mort qu'elle effleure déjà du bout des doigts sont emplis d'une grande fermeté. Si c'est pour sauver Edgar, elle est prête à mourir à mes côtés. Dans notre dos, une nouvelle explosion bruyante fait voler en éclats les vitres du centre de contrôle un peu plus haut. L'incendie progresse, bientôt tout partira en fumée. Je prends Edgar et le porte à bout de bras. Il tremble. Il pleure. Il s'accroche à moi comme à une bouée et j'essaie de ne pas le regarder. Je ne veux pas qu'il comprenne que ce sont nos derniers instants à deux. Il refuserait de me quitter et je me sens déjà suffisamment éprouvée sans avoir à supporter la vision de son cœur réduit en miette. J'espère juste qu'il connaîtra un meilleur destin, qu'il s'aura s'échapper à William. Je veux qu'il soit heureux. En cet instant c'est tout ce a quoi je peux penser, tout ce que je souhaite : que mon fils soit heureux.

-Maman ! Maman qu'est ce que tu fais ?! Maman !

J'ignore ses sanglots et me fait sourde à ses supplications. En cette minute, je suis la plus cruelle des mères mais c'est nécessaire. Mon front se pose sur le sien. Ses doigts entrelacés aux miens, j'embrasse ses mains et je lui murmure que tout va bien, que tout ira bien, même si je sais que c'est un mensonge, c'est un adieu.

-Edgar protège la clé ! N'en parle à personne jamais ! Surtout pas ton père ! Tu es fort mon fils. Je crois en toi.

-Mama....!!!!

Son cri est coupé par la porte qui se referme. J'appuie sur le bouton vert et la machine démarre en pilotage automatique. Elle gronde, tremble et ses canons vibrent. Un éclair plus tard et elle est déjà haut dans le ciel emportant mon fils avec elle. Je ne lui aurai même pas dit je t'aime. Malheureusement le temps n'est pas aux pleurs, j'ai une ultime mission à accomplir.

-Yona, envole-toi. -ordonnai-je-

Les yeux de Yona s'écarquillent et elle secoue vivement la tête. Bientôt c'est elle qui pleure, car elle comprend très bien ce que j'implique. Je me fais plus ferme.

-Envole toi Yona, c'est un ordre.

-Princesse !! Laissez moi au moins vous transp...

-C'est impossible !-la coupai-je immédiatement- Tu es blessé, tu ne peux pas me transporter et nous ne pouvons pas rejoindre Célestia d'ici. C'est interdit et tu sais pourquoi.

Une nouvelle détonation retentit et sous nos pieds le plancher se fissure. Ce n'est plus qu'une question de secondes à présent, le compte à rebours est proche du zéro.

-Dépêche toi de t'envoler Yona !!! C'est un ordre de ta princesse ! Oserais-tu me défier ?! Ton allégeance va à Edgar désormais, il est ton prince ! Protège le coûte que coûte ! Envole toi ! Je te l'ordonne, va-t-en !!!

Je la vois détourner le visage, mais finalement courir vers la sortie alors que ses bras se font plumes et son corps faucon. Mon éternel ami disparaît à son tour dans un adieu cinglant de sanglots et de rage. Je l'admire point couleur d'argent qui navigue tant que mal emporté par les vents. Adieu Yona...Mon destin prend fin ici et si j'en pleure intérieurement en tant que guerrière je l'accepte à bras ouverts. Je ne donnerai pas le plaisir à William d'entendre le moindre sanglot et la moindre complainte. Regarde moi bien pauvre idiot, je vais réduire à néant tout ce que tu as construit, il ne restera rien de ton rêve de fou.

-Je vais rayer cet endroit de la carte !!!

Je déclare rageusement alors qu'entre mes mains Arcandis mon katana se matérialise. Il brille de milles-feux, lame étincelante qui appelle à elle la puissance céleste de Béryl et de Stella, ma mère, gardienne de tous les astres de ce monde. Je la plante dans le sol et m'accroche à son pommeau la nourrissant de toute ma magie comme de la magie élémentaire qui arpente le sol et le ciel, l'air de chacun de ces lieux. C'est là le pouvoir ultime d'un esprit et même s'il est interdit de l'utiliser puisque je dois mourir me brider n'a plus de raison d'être.

-Par Béryl et Stella, par le grand dragon Céleste, seigneurs et reines de Célestia prêtez à votre humble servante votre puissance ! J'en appelle à votre force ! Par les étoiles,  IMPLOSION...CÉLESTE !!

Au coeur de la nuit un immense dôme de lumière perça le ciel et à sa suite le cri perçant de Yona retentit.

-CANNELLE !!!!!!!

Dans l'esprit de l'humble servante, la rassurante présente de sa princesse, comme la flamme d'une bougie lorsqu'on la souffle, venait de s'évanouir....
...

Observer le décor désormais vide de montagnes me rappelle un peu plus que, ce qui c'est passé il y a un mois est une triste réalité. De ce qui, autrefois, était un pic immense et escarpée ne reste aujourd'hui rien si ce n'est une immense couche de neige noirâtre et en son cœur, fièrement dressée, Arcandis. Ma gorge se serre et je me retrouve incapable de ne pas pleurer. Oh Cannelle, ma pauvre Cannelle, pardonne-moi. Je m'avance le pas lourd, honteuse de me montrer à ce qu'il reste d'elle alors que je n'ai pas pu enlever Edgar à William, que celui-ci l'a récupéré et m'a chassé de chez lui comme un vulgaire déchet. J'en ai mal jusque dans ma chair d'avoir failli à ma promesse. Comment-vais-je pouvoir faire pour vivre désormais, sans lui, sans elle ? Je renifle consciente que je n'ai plus nul-part où aller si ce n'est Anyang, où il me faut de toute façon me rendre pour annoncer la mort de celle qui fut pendant si longtemps l'étoile de notre pays. Mes mains se posent sur son épée que je récupère pleine de regrets. Le chemin de retour semble interminable.

----

Explication  : Edgar a par la suite, été élevé par William, jusqu'à être vendu par ce dernier a ses 17 ans. Il a passé 10 ans en esclavage avant d'être libéré et devenir le conseiller de Tsukasa !
Je souhaite jouer ces divers passages en rps flashback !
Alors si cela vous intéresse, n'hésitez pas à les lire ! ^w^


Mon Maître :

Il s'agit du frère de L'Empereur Ming-yue, l'oncle de sa mère Cannelle. Il ne l'a rencontré encore que récemment et étudie sous son commadement avec application. Il n'a encore jamais vu sa vraie forme, mais a entendu dire qu'il s'agit d'une immense araignée ce qui n'est pas pour le rassurer.


Et toi derrière l'écran ?
Pseudo : Ed'
Commentaire Perso : Beau forum !
Un petit secret sur toi : J'étais sur l'ancien


Dernière édition par Edgar Charleston le Mar 6 Déc - 9:34, édité 2 fois
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Vade Retro Yaseius
Pierre Ouimet

MessageSujet: Re: Edgar Charleston (Terminée)   Lun 28 Nov - 22:21

Re bienvenue edgar`

j'aime ta fiche triste a souhait

Bonne chance pour la validation
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Où est Charlie ?
Edgar Charleston

MessageSujet: Re: Edgar Charleston (Terminée)   Mar 6 Déc - 9:30

Oups !

J'avais oublié de préciser, mais j'ai bien fini : )

Pardon du retard ! ^^

Et merci du compliment Pierre !
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Où est Charlie ?
Natsuki Kyuurem Inukaï

MessageSujet: Re: Edgar Charleston (Terminée)   Mer 7 Déc - 16:15

Nyuu Edgar, naturellement tu es validé
Une histoire bien triste, pauvre Canelle TT. Ce fut un plaisir pour moi de la relire !!

Si ce n'est pas déja fait, n'oublie pas d'aller te Recenser, faire ton Carnet de l'Amitié & faireta Demande de Rp !

Rebienvenue parmis nous !!!
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MessageSujet: Re: Edgar Charleston (Terminée)   

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Edgar Charleston (Terminée)

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