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 Enfoiré de Masaru ! [PV Masaru Hishima][Flashback chap3][/!\]

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Jumanji
Aiko K. Hishima

MessageSujet: Enfoiré de Masaru ! [PV Masaru Hishima][Flashback chap3][/!]   Dim 13 Aoû - 22:17


Enfoiré de Masaru!
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Masaru Hishima








Mon cœur est étourdi et gelé, aussi glacé que la vitre recouverte de givre en ce matin d'hiver. J'exhale un souffle chaud, les mains plongées dans le fond du lavabo empli à rebords de mousse et de liquide vaisselle. A côté de la cuisine, depuis la chambre un son sourd se fait entendre, puis un pas lourd. Le plancher craque et la porte de la salle de bain ne tarde pas à grincer. Il est réveillé. Instantanément ma prise se fait plus nerveuse sur l'assiette que je tiens. Mon cœur se met à battre la chamade et je me pince les lèvres. Qui aurait cru que le jour où j'aurai peur de Masaru viendrait ? Certainement pas moi. Peut-être même pas lui, mais je pense qu'il en est satisfait. Dans ma mémoire, surgit à nouveau le détestable souvenir de son regard dégouté. Je me rappelle de chaque instant où ce dernier m'a léché la peau, accusateur et méprisant, plein d'une rancoeur et d'un écoeurement tel que je m'en serai presque vomi moi-même, non, que je m'en vomirai aujourd'hui encore... Je me suis lavée tellement de fois depuis ce jour. Matin, midi et soir, il n'y a pas une heure que je ne passe pas sous la douche à me frotter la peau jusqu'à en faire un amas flasque de chair à feu et à sang. Mais peu importe à quel point je me force à faire tout disparaître, l'atroce sensation de n'être qu'une souillon, une pute de bas étage ne s'efface pas, ni elle, ni le douloureux souvenir de ses morsures dans mon cou et de son pénis rageusement enfoncé entre mes cuisses.

-Aiko ?. -Appelle-t-il.-

Je ferme les yeux et ne répond pas. Je n'ai plus lâché un mot depuis cette nuit. Pas un seul. Je ne sais même plus quel son à ma voix et j'ai peur de le découvrir. Peur de m'entendre parler d'un timbre brisé et en morceaux à l'image de mon corps et mon cœur. J'entends ses pas qui se rapprochent de la cuisine et je ne peux m'empêcher d'angoisser. J'ai envie qu'il parte au boulot rapidement, qu'il me laisse seul, qu'il s'en aille et que je n'ai plus à supporter sa présence avant tard ce soir. Les nuits dont déjà des calvaires, des cauchemars et le stress sans cesse de le savoir dans mon dos, tout proche. Sa présence autrefois source de chaleur et de réconfort, est aujourd'hui comme un cauchemar. Son odeur me rappelle celle de son corps après l'acte, la senteur du sperme et de la sueur. Sa voix me rappelle ses grognements gutturaux et fiévreux pleins de fiels et de sauvageries à chaque fois qu'il a raclé sans ménagement dans mon vagin à m'en faire crier sans pour autant se soucier de mes douleurs. Son visage, je n'ose même plus le contempler et ses mains encore moins. Je tremble à chaque fois que je l'entends défaire sa ceinture et le moindre de ses gestes m'abandonne crispée dans un coin. Masaru me terrifie, littéralement. Alors, je n'ai qu'un souhait...qu'il parte.

-Aiko, ta mère a appelé. -insiste-t-il en s'approchant.-

Le simple fait de le deviner qui passe derrière mon dos, me fait violemment lâcher la vaisselle en porcelaine qui s'éclate violemment dans le fond du lavabo. Les éclats se plantent dans mes doigts, mais je n'ai ni la force d'avoir mal, ni de m'y attacher, je suis bien trop perturbée par son imposante présence tout près. Va-t'en, va-t'en, va-t'en, pitié..;va-t-en.

-Aiko, ça va ?!

Sa main surgit comme une serre de rapace et mon geste est automatique je me retourne et la claque, terrorisé et tétanisé par son regard bleu que je recroise enfin après deux semaines. Ma gorge se noue et je me plaque tant que mal au meuble de derrière, parcouru d'une chair de poule qui n'a rien d'agréable et surtout pleine d'un effroi qui me retourne l'estomac.

-Je..je...je dois..cours..vais..école .-bégayai-je d'une voix inaudible,

Je ne suis même pas sur de ce que j'ai bien pu dire, mais peu importe, il ne me retient pas et je profite de la seconde qu'il m'offre pour sortir de l'appartement, les bras encore trempés de savon et sans veste, en nuisette au dehors. Ma tenu m'importe peu. Le froid m'importe peu. Tout ce qui compte, c'est de courir et m'enfuir loin de Masaru.






Dernière édition par Aiko K. Hishima le Dim 13 Aoû - 22:20, édité 1 fois
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Jumanji
Masaru Hishima

MessageSujet: Re: Enfoiré de Masaru ! [PV Masaru Hishima][Flashback chap3][/!\]   Dim 13 Aoû - 22:19


 Enfoiré de Masaru
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Aiko K. Hishima









Un harcèlement quotidien, c'est ainsi que j'ai vu le comportement d'Aiko lorsque nous avions commencé à vivre ensemble par obligation. Par l'excuse de devoir remplir les clauses de notre mariage, il n'y avait pas une seule journée elle ne m'a pas cassé les pieds pour je passe du temps avec elle, pour que je l'embrasse. Elle y attachait une importante attention ainsi qu'une volonté qui à petit feu est parvenue à me faire céder. Non pas que j'y ai prit goût, mais que j'ai fini par m'y faire. Pourtant, cette détermination s'est dégradée ces derniers jours, cette dernière semaine même. J'en ignore pas la cause, je suis parfaitement conscient que c'est depuis cette nuit-là que plus rien n'est comme avant. Un bouleversement nouveau venu bousculer la formation de notre vie commune, plus violent encore qu'une bourrasque. Aiko n'est plus la même. Cette fille que j'ai sous les yeux n'est pas celle que j'ai toujours connu. Elle qui a tendance à m'agacer en passant son temps à me questionner ou bien même tout simplement m'observer, depuis, plus aucunes émotions n'émane d'elle. Cette fougue qui était la sienne n'est plus que ruine. Je ne l'avouerai pas de vive voix, mais j'avais une certaine forme d'admiration pour sa vitalité, aujourd'hui, j'en viens presque à la regretter amèrement.Les baisers qu'elle venait me réclamer chaque jour pour répondre à notre engagement, c'est à peine si elle les fuit maintenant, si elle redoute. Elle n'est plus à me courir après, elle ne m'adresse d'ailleurs que très peu la parole. Un froid c'est installé entre nous et je dois avouer que cette atmosphère commence à devenir insupportable. Quand je la regarde elle, elle change de pièce, quand je m’assois à côté d'elle sur le canapé, elle s'écarte à l'autre bout. Je n'ai pas de mal à me rappelles des premiers jours ensemble dans l'appartement, de ces moments où elle profitait de chaque minutes pour se saisir de mon bras, pour me toucher. Ce que j'oublie par contre, c'est sa chaleur qui se fait pratiquement inexistante entre ces murs. Elle est vide de tout, vide de vie. Un cadavre presque, je me met à regretter cette mine réjouit qu'elle avait l'habitude de me présenter. Sa peau qui rayonnait en permanence est devenu bien pâle, bien fragile.  

-Aiko ?

Ai-je interpellé suite à un coup de téléphone de sa mère. Cette dernière prend régulièrement de ses nouvelles et j'ai du mentir à cette femme pour la première fois. Mais qui éprouve envers elle un profond respect, de crainte de l'inquiéter, j'ai dû modifier la réalité. Aiko ne va pas bien, mais ça, je ne peux pas le lui dire. Pourquoi ? Parce que c'est de ma faute ? Non, enfin, pas totalement, ce n'est pas exactement pour cette raison que je ne veux pas le lui dire. Pourtant, sûrement serait-elle mieux auprès des siens, loin d'ici, loin de cette chambre où elle a subit ma rage. Ce drap sur lequel elle a perdu une partie d'elle-même. Ces paroles, ses réactions, à cet instant je n'avais comprit, j'y avais cru même, je ne m'étais pas rendu compte qu'elle était capable de me manipuler comme je viens de le faire avec sa génitrice. Je n'ignore pas l'origine de cette tâche qui a maculé notre couche, conscient que j'ai été le premier être à  fouler son anatomie, à la bafouer si ce n'est même l'avoir pour tout dire, violer. Une seconde fois je l'appelle, mais toujours pas de réponse de sa part, ce qui a pour don de commencer à sérieusement me déranger, cette fois par contre, pas pour les mêmes raisons que d'habitude. En effet, j'ai tendance à m'énerver quand on ne me répond pas, n'étant pas doté d'une très grande patience. Aujourd'hui étrangement, ce n'est pas pour cela que ça m'ennuie. En fond le son d'une assiette qui se brise m'oblige à venir à elle, soudainement plus inquiet encore.

-Aiko, ça va ?!

M'écriais-je presque alors que sa main vient claquer la mienne en provoquant une résonance qui me surprend. Déjà je peux sentir ma peau brûler, alors qu'elle n'y pas aller aussi fortement. Une réaction sûrement psychologique qui s’exerce sur mon esprit, troublé de voir un pareil correctement chez elle, et plus particulièrement envers moi. Il n'y avait toujours que ses mots pour m'agresser, ses gestes eux ont cependant toujours étaient doux. Pour peu, lorsqu'elle s'est retournée et que j'ai senti sa main contre la mienne, un coup de poignard aurait été moins surprenant, perturbant.  Sa voix est faible et son regard, dans sa façon de me dévisager, me laisse un goût de poussière dans la bouche. Ses mots sont fébriles et son dos, quand elle s'éloigne de moi, semble être un mur qui en un souffle pourrait s’effondrer, elle vient de partir. Pour l'école ? Sa tenue ne se prête absolument pas à une excursion dans la ville, pas à une heure pareille. Il est encore tôt, trop tôt même pour qu'elle s'en aille déjà, contrairement à moi qui en ai l'habitude pour mon travail et l'université. Le poing serré, mes phalanges blanchissent tandis que mon regard se pose sur les morceaux brisés de l'assiette qu'elle était en train de laver.

-Espèce d'idiote....

Murmurai-je en fermant les paupières et frappant dans le mur en face de moi. Je ne peux pas la laisser comme ça, pas dans cette tenue, pas dans cet état. Il me faut lui courir après, la rattraper et la ramener. Peut-être pas ici, mais dans un endroit où elle n'aura plus rien à craindre. Après de sa famille pourquoi pas.  Je ne pense pas que le système sera contre une entorse à la règle, puis qu’après, il ne juge que ce qui est bon pour le couple. La notion de ce mot m'échappe encore et je n'arrive pas à comprendre comment il a pu me venir à l'esprit. Mais les faits sont là, elle ne va pas bien et je dois aller la chercher. M’emparant alors de ma veste, non pas pour un problème d'esthétisme ou de crainte face à la température mais parce qu'elle en aura très certainement besoin. Je quitte l'appartement et enjambe les marches des escaliers qui me mènent à la sortie de l'immeuble. Cherchant alors la direction qu'elle a pu prendre, cherchant dans la brume matinal sa frêle silhouette, dont la teinte de ses chevelures est telle un camouflage dans cet environnement. A croire que tout chez elle opère pour que je ne la retrouve pas. J'en grogne rageusement à cette idée et me met alors à courir dans ce qui me semble être la bonne destination. Parcourant la rue à toute vitesse, foulant le bitume et bousculant presque les quelques rares citoyens qui animent la ville.





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Jumanji
Aiko K. Hishima

MessageSujet: Re: Enfoiré de Masaru ! [PV Masaru Hishima][Flashback chap3][/!\]   Dim 13 Aoû - 22:20


Enfoiré de Masaru!
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Masaru Hishima







Dans la ruelle que j'ai emprunté au hasard, l'odeur de pisse est forte, étouffante pour ne pas dire insoutenable et la crasse, présente à chaque angle des grands immeubles qui dessinent la venelle. Elle tapisse de noir jusqu'au plus haut de leurs imposants murs, couche de poussière et de moisi qui met tout sauf l'eau à la bouche, mais s'accorde bien avec le spectacle désolant qu'offre ce petit détroit étroit et sale, pareille à une mer sans fin de déchets. Les habitants du coin ont laissé leurs poubelles s'amasser en un amas informe de saletés qui donne sincèrement envie de vomir. Pas même un chat n'oserait chasser la souris dans ce paradis à rats. Les doigts serrés sur ma nuisette, je ne peux m'empêcher de bondir alors qu'au fond de la rue un bruit de canette se fait entendre accompagnés de quelques rires gras. J'en ai la chair de poule et le cœur dans la gorge, les jambes tremblantes et les côtes secouées de frissons. Une horrible sueur froide glisse dans mon dos et je me hâte de faire demi-tour, pressée de quitter cet endroit lugubre dans lequel je me suis enfoncée sans réfléchir. En cet instant, même la maison de Masaru me parait plus chaleureuse et pourtant, Dieu sait que je n'ai pas envie d'y retourner, encore moins de l'affronter. Un sanglot monte tandis que je songe amèrement à mon doux foyer, à mon immense chambre, mon grand lit, mon chat, la chaleur apporté par la cheminée en hivers, lorsque dans son belle âtre brûlent quelques bûches et surtout les douces caresses de ma mère, ses doigts noueux dans mes cheveux. Jamais elle ne m'avait autant manqué et jamais je n'aurai pensé pleuré d'aigreur à l'idée de l'avoir quitté. J'étais persuadée que quoi qu'il arrive, rien ne me donnerait envie de retourner là-bas, entre ses bras que tant que Masaru était auprès de moi, c'était suffisant ! Mais j'avais tort et le destin s'acharnait à me le prouver de la façon la plus brutale qui soit. Un bras me barre soudainement la route et je me stoppe aussi sec, droite comme un piquet.  

-Coucou, ma jolie, où-vas-tu comme ça ? Serais-tu perdues ?


Le ton suave de l'inconnue me retourne immédiatement l'estomac. Il pue l'alcool et ses yeux injectés de sang me font dire qu'il s'est drogué il n'y a pas longtemps. Je me recroqueville avec crainte, le dos roulé comme un chat lorsqu'il s'apprête à cracher, si je le pouvais je le ferai aussi. Les phalanges blanches à force de serrer ma robe de nuit, je m'empresse de l'éviter, l'ignorant lui et ses paroles mielleuses en passant sur le côté. Toutefois, si j'ai cru pendant une minute que cet ivrogne allait passer sans insister, là encore, je me suis trompée et c'est d'ailleurs d'une poigne de fer qu'il me retient. Automatiquement, mon souffle se fait hiératique et l'angoisse me prend aux tripes. La dernière fois que quelqu'un m'a plaqué contre le mur comme il vient de le faire, j'ai terminé les cuisses ouvertes à pleurer sur un lit. (Mais là c'est pas pareil, ce n'est pas Masaru.) La tournure de mes pensées m'étonnent une courte seconde. Est-ce qu'être ou ne pas être Masaru change quoi que ce soit à la situation ? Si ma tête s'obstine à me dire que non, mon cœur lui en fait déjà toute une histoire. Je me rend-compte que Masaru m'effraie, mais ne me dégoute pas. Il ne m'a jamais dégouté, jamais. A la différence de cet étranger qui presse brusquement ses lèvres baveuses dans mon cou. Je le sens qui me suce la peau de la nuque et mord même. Il goûte à l'image d'une sucrerie et ça plus que tout me révolte. La sensation de ses dents sur mon derme et comme un déclic, un phare en plein milieu de la nuit qui de sa lumière rouge me réveille et me fait sortir de mon état apathique.

-Lâche-moi connard ! -criai-je, en le castrant littéralement d'un coup de genou.-

Je n'attends pas mon reste et m'enfui tandis qu'il presse violemment ses mains sur son entrejambe douloureuse. Derrière, je l'entends qui jure et m'insulte. A ma panique, ses pas ne tardent pas à faire échos au mien, pour un mec soûl il a une sacrée vitalité et ce n'est absolument pas pour me rassurer. Mes pieds tapent au hasard dans les bouteilles abandonnées, je les sens même mouillés par un liquide poisseux, mais je continue à sauter et enjamber trop effrayé à l'idée de me retourner. La lumière au bout de la ruelle est comme un appel, elle me donne des ailes. Elle se rapproche. Les pas ralentissent derrière moi. Je souris, avant de me faire violemment jeter au sol par un puissant coup de poing. Ma joue enfle déjà et je suis à limite de pleurer quand un deuxième coup dans le ventre, m'abandonne pantelante et parterre, à deux doigts de recracher mes boyaux. J'en avais la salive aux lèvres.

-Ah, c'est toi Harry. -déclare-un ton amusé dans mon dos.-

Je me crispe. L'ivrogne m'a rattrapé et le pire dans tout ça, c'est qu'il n'est plus seul. Ses mains grasses ne tardent pas à se saisir de mes cheveux qu'il tire sans ménagement en arrière. Il me traîne jusque derrière une poubelle et j'ai beau me débattre sa prise de fer cette fois ne lâche rien. Il n'hésite pas à m'en remettre une et pour le coup c'est bien du sang que je crache sur le bîtume.

-Reste dans le coin, le temps que j'ai à faire ce que j'ai à faire, si t'en veux un peu je te la laisserai ensuite.

A ses paroles, je me sens tétanisée. Je sais très bien ce qu'il va arriver de quoi il parle, ses doigts boueux qui s'attaquent à mon vêtement et viennent me forcer à écarter les jambes ne laissent aucun doute sur la question. Non. Je ne veux pas ça. Je ne veux pas. Pitié. Tout mais pas ça. Je ne veux pas. Pas avec un homme comme ça. Le seul que je veux c'est Masaru. Le seul que je veux, c'est Masaru. Si c'est Masaru, je sais que je m'en remettrai un jour. Masaru c'est Masaru. Mais, un autre je ne peux pas. Je ne le supporterai pas. Jamais, jamais, jamais. Je commence à pleurer et dans un dernier hurlement empli de tout mon désespoir, je l'appelle lui. Parce que c'est toujours lui. Parce qu'il a toujours été le seul, mon chevalier blanc, mon héros et cela n'a rien avoir avec de la gentillesse, avec son physique. C'est juste que je l'aime. C'est juste que même en cet instant, il est le seul à qui je puisse penser, le seul nom qui me vient à la bouche. Je crains bien qu'il en soit ainsi jusqu'à la fin de ma vie.

-Masaru !!!!! Masaru !!!!! Masaru !!!




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MessageSujet: Re: Enfoiré de Masaru ! [PV Masaru Hishima][Flashback chap3][/!\]   Dim 13 Aoû - 22:21


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Aiko K. Hishima









Où est-elle donc passé cette abrutie à la fin. Jusqu'où a-t-elle bien pu aller dans ce froid matinale et dans cette tenue. J'espère qu'elle ne s'est pas faite embarquer par les flics, bien que d'une certaine manière, ça m'arrangerai bien. Au moins je saurai où elle se trouve à partir du moment qu'ils fassent bien leur boulot. Comme un idiot, j'ai oublié en plus de ça de prendre mon téléphone portable dans la précipitation, ce dernier doit sûrement reposer sur la table de nuit ou quelque part d'autre dans la chambre. S'ils m'appellent, je suis bien dans la mouise, enfin ce n'est pas comme si j'allais tout de même faire demi-tour pour aller le récupérer. Mais si cette folle me laisse un message ?  Raahh j'en sais rien, ça m'énerve, je n'aime pas réfléchir et encore moins me prendre la tête, je n'ai pas du tout le temps à ce genre de connerie. Là dans ce temps glacial je suis à la recherche d'un cas désespéré qui au vue de son état prend de sérieux risque, de quoi m'énerver et plus encore quand j'ai parfaitement conscience que j'en suis la cause. J'ai des responsabilité envers elle, même bien avant toute cette histoire, je ne peux pas la laisser ainsi et je ne peux pas lui permettre de m'inquiéter comme elle est en train de le faire sans le savoir. Ce rend-t-elle compte de tout  ce qui me traverse en cet instant précis ? J'en doute très certainement, elle est bien trop perturbée pour ça. Mais bon sang où est-ce qu'elle a pu aller, sérieusement.  Elle n'a tout de même pas pu aller aussi loin que ça, il y a un croisement que j'ai forcément dû louper ou quelque chose du genre. Peut-être s'est-elle réfugiée chez une connaissance ou bien dans l'un des restaurants encore ou déjà ouvert. Peut-être que quelqu'un est en train de lui offrir un chocolat chaud pour la réchauffer et l'aider à lutter contre la température qui je dois l'avouer, n'est pas très agréable même pour moi. Ça fait déjà un petit moment que je cours comme un dératé à sa recherche en criant son nom comme si j'avais l'espoir qu'elle me répondrait ou du moins se manifesterait alors qu'elle me fuit. Rien n'y fait, je n'arrive pas à la trouver, je n'arrive pas à distinguer cette silhouette qui est la sienne, je n'ai même pas le temps d’interroger les petits citoyens qui n'ont aucune conscience de ce qu'il se passe. Ils sont tous là à me dévisager comme si j'étais un animal de foire, pas un seul ne cherche à  savoir ce qui me perturbe tant. J'aurai tant voulu être un animal, ou du moins avoir leur flair pour la repérer à l'odeur, mais même là, je ne suis pas sûre que j'y parviendrais, à vrai dire, je ne sais même plus ce que sent son parfum. Ça m'énerve, tout simplement, je m'énerve moi-même. Ma colère n'est pas dirigée vers elle mais bien contre moi et si la situation n'était pas aussi critique en l'instant présent, je me frapperai sûrement. J'approche du gouffre. Que vais-je devenir si je ne la retrouve pas ? Je crains le pire. J'ai peur. Un sentiment que je n'ai pas ressenti depuis bien longtemps, depuis le jour où j'ai pris en main mon avenir et entrepris mes études avec sérieux. Depuis que j'ai décidé de protéger les Kagura's.

-Putain Aiko, mais où es-t....

-Masaru !!!!! Masaru !!!!! Masaru !!!

Mon corps se crispe en un instant et mes poings se resserrent encore et toujours tandis que je sens en moi déferler une vibration à la fois brûlante et terrifiante. Une forme de soulagement mais également de crainte qui me ronge à m'en faire mal, mon cœur battant à en devenir douloureux tant ses résonances me remontent dans le crâne. Mon sang ne fait qu'un tour dans mes veines et il ne faut pas bien longtemps pour que je me mette à la poursuite de cette voix qui m'appelle dans une tonalité qui ne m'inspire rien qui vaille, au contraire même, j'en ai froid dans le dos à imaginer la situation dans laquelle elle doit se trouver pour ainsi être désespérée au point de m’appeler, moi, celui qu'elle fuit plus qu'autre chose. Je cris son nom pour qu'elle ne s'arrête pas d'en faire de même, je cris son nom pour qu'elle sache que je ne suis pas loin, que je suis là à la rechercher, à lui courir après depuis tout à l'heure. Ma voix tremble peut-être, non pas à cause du froid mais de la peur. Mes pas se font plus rapide et mon attention se porte sur un groupe de personne qui se trouvent à l'autre bout de la route, sur le trottoir opposé et affichant une mine horrifier.  Je ne distingue pas ce qu'ils se disent, mais je vois bien qu'il y a quelque chose sous leur yeux qui les dérangent. Je ne perd pas de temps, craignant toujours le pire, craignant que Aiko soit là, dans une sale histoire. Mon esprit, pour mon grand regret, ne m'a pas fait défaut et j'aurai pourtant préféré ô combien que ce ne fut pas le cas. Ce que j'ai là en face de moi est bien trop ignoble alors que ça pourrait être nettement pire. Mais la scène déjà me répugne et me donne envie de vomir toute ma rage tant elle me submerge en un instant. Quand cette main sale vient s'abattre sur sa joue et que je vois entre les mains de l'autre un morceau de tissus déchirer que je n'ai pas de mal à reconnaître, ma peau cri de douleur tant mes ongles s'y enfoncent. Le plus affreux n'est pas tant de les voir eux mais  le visage égratigné et en larme d'Aiko. Rien que ça déjà, c'est beaucoup trop pour que je n'en supporte davantage, pour que je laisse s'écouler une seconde de plus. Ma réaction est directe, mon corps est déjà en mouvement, mes muscles se sont contractés et c'est dans un cri rageur que mes os se sont mit à émettre un son d'écrasement quand ils vinrent rencontrer la mâchoire de son agresseur.

-Bandes d'enfoirés, qu'est-ce que vous étiez en train de foutre. Vous allez crever.

Menaçais-je en plus de balancer un tas d'autres d'insultes que je ne préfère pas citer, répondant eux aussi dans leur langage de vermines détruites. Des déchets, voilà ce qu'ils sont. Des moins que rien que je ne vais pas me gêner d'exploser à tel point qu'ils ne seront plus en état de se relever. L'un d'eux déjà vint se présenter pour tenter de m’asséner un coup, mais je ne le lui en laissa pas le temps  en le repoussant d'un puissant coup de pied dans l'abdomen, de quoi lui en faire cracher ses tripes. Les combats de rue ça me connaît, je n'en suis pas du tout étranger. Je serai un mur pour cette fille qui aujourd'hui est associé à mon nom, je me dresserai toujours entre elle et le danger comme c'est le cas aujourd'hui, même quand cette main dégueulasse vint érafler ma joue et ma lèvre à l'en faire éclater et saigner. Ce ne sont pas des coups comme ceux-là qui me feront plier les genoux, pas tant qu'elle se trouvera derrière moi en proie à la terreur. Le regard noir et assassin, c'est dans un cri rageur que je me suis jeté sur lui en bondissant et retomber avec la marque de mes phalanges dans sa tronche. Le saisissant par ce qui lui sert de vêtement pour l'envoyer contre son confrère qui commençait à se remettre de ses émotions. Grognant alors à la manière d'un animal sauvage en me redressant pour mieux leur faire face, passant une main dans mes cheveux pour en écarter mes mèches qui obstruent ma vision. Je n'attends pas de feu vert pour m'élancer vers eux et les ruer de coups. Mes griffes s’emparant du col du plus drogué des deux pour gratifier son visage d'un traitement d'un bon nombre de frappe violente. Son camarade profita de ma colère pour me plaquer par les hanches et c'est dans un réflexe que mon genoux est venu s'étendre dans son menton. Je n'ai pas été à l'abri de leur supériorité numérique, je n'ai pas pu éviter cette vielle bouteille vide de s'écraser dans mon dos, ni même ces coups que je me suis prit dans les côtes et le visage, mais eux en revanche n'ont pas su se libérer de ma colère. Déjà des bleus ont commencé à faire leur apparition et deux ou trois dents ont sûrement volé dans une flaque d'urine. Assit sur le corps de celui qui a oser s'en prendre à elle, mes mains ne cessent de le frapper encore et encore jusqu'à ce que plus un seul son ne sorte de sa bouche. Plus en état de se plaindre, son complice n'est lui aussi plus en état de dire ou faire quoique se soit. Là étaler contre un mur et reposant dans un tas d'ordure, j'avais fini par le mettre hors d'état en lui enfonçant le crane dans la pierre crade d'un de ces immeubles.  J'étais parvenue à  les battre, tout les deux, non pas sans dégât, mais j'ai réussi à la libérer de ces montres. Sûrement pour elle en suis-je devenu un moi aussi face à cette démonstration  de la violence dont je suis capable de faire preuve. Peut-être aura-t-elle encore plus peur de moi, mais dans tout les cas, je suis soulagé de la revoir, de l'avoir trouver. Assit sur le ventre de son agresseur, je lève le visage au ciel en lâchant partir un long soupir, restant silencieux dans cette position, pleurant silencieusement de joie.




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MessageSujet: Re: Enfoiré de Masaru ! [PV Masaru Hishima][Flashback chap3][/!\]   Dim 13 Aoû - 22:21


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Les ongles crochus de l'homme se resserrent sur mon soutien-gorge. Je ferme les yeux. Si seulement je pouvais m'évanouir alors au moins je n'aurai pas à supporter la suite. Voir mon corps baladé et souillé par ses ordures, leur haleine pestilentielle et leurs membres sales sur moi. J'en frémis déjà d'un dégoût intense. Depuis le fond de la ruelle, j'entends un cri. Mes yeux se rouvrent. (Masaru?) Ma poitrine se gonfle d'espoir, alors que sa voix qui se répercute en échos commence à grossir et se rapprocher. Il arrive. Il est venu. Il m'a entendu. Automatiquement, je m'accroche à ce miracle et c'est à plein poumon que je me remets à hurler alertant les deux hommes. Harry s'écrie à l'autre ivrogne de me faire taire, ce que dernier ne tarde pas d'essayer de faire en me plaquant sa main grasse sur la bouche. Je la mord à sang sans réfléchir, ce qui le fait hurler et gronde tant de rage que de douleur. Il s'apprête à me frapper encore quand son ami vole par terre. D'entre les décombres et les poubelles surgit alors la silhouette essoufflée de Masaru. Ses cheveux lui collent au front et sa chemise il a la peau. Il a du courir tout du long jusqu'ici. A cette idée mon cœur vacille, secoué par la vision de ce jeune homme en sueur, à l'expression déformée de colère. Dire que Masaru semble énervé est un euphémisme, il est positivement furieux. Ses lèvres sont retroussés, on dirait un chien prêt à mordre. Ses yeux foudroient littéralement les deux hommes qui reculent d'un pas et je ne peux pour cette fois que les comprendre, tant le regard de Masaru est meurtrier. Je comprends étrangement en cet instant, que jamais en vérité, Masaru n'a été sérieusement en colère contre moi. Il ne m'a jamais dévisagé avec cette haine palpitante, ce profond désir de tuer qui semble émanait et transpirait de chaque pore de sa peau. Je déglutis, apeuré, mais pas tellement par Masaru, plus à l'idée de ce qu'il va se passer. Les hommes se relèvent et se concertent. Ils ne tardent pas à foncer sur Masaru qui les accueille à coup de poings et de pieds. Je n'ai jamais vu personne se battre, mais la vu du sang qui gicle et le son des os qui craquent m'impressionnent et me terrifient. C'est pire que tout. Je ne supporte pas l'idée qu'on frappe Masaru, que le sang qui coule soit le sien. L'un des hommes saisit une bouteille et là je hurle à plein poumons, incapable d'en supporter davantage alors qu'on la brise sur la dos de celui qui contre-toutes mes attentes et venu à ma rescousse.

-Masaru !! -pleurai-je, en enfouissant mon visage entre mes mains.

(Pitié, arrêtez de lui faire mal. Ne touchez plus à Masaru.) Les bruits de la bataille semblent interminables et quand enfin le dernier grognement étouffé d'un de mes agresseur s'évanouit dans l'air, il me paraît s'être passé plusieurs jours. L'interminable bataille m'a abandonné anxieuse, tellement stressé que j'ai l'impression que je vais me faire dessus. J'ai peur, tellement peur d'ouvrir les yeux et de découvrir Masaru abîmé de blessures. Il n'y a que cet irrépressible besoin de l'aider et ma moralité pour m'aider à lutter contre mon instinct et me forcer à regarder, parce que si Masaru est blessé alors il faut vite que je contacte quelqu'un la police, n'importe qui. J'écarte des doigts tremblants et jette un coup d'oeil tétanisé à Masaru qui se tient là assis, sur le corps d'un homme. Je le vois verser des larmes, brillantes et belles au soleil et cette vision suffit à me faire à nouveau éclater en sanglots, de soulagement. Je sais que Masaru ne pleure pas parce qu'il souffre, ce n'est pas son genre. Ses larmes silencieuses sont bien plus précieuses et rares, ce sont des larmes de tendresse à mon égard et même si elles ne sont pas l'expression d'un amour profond, elles sont celles-d'une grande affection sur laquelle je ne peux pas absolument pas cracher. Jamais je n'aurai pensé qu'il en verserait pour moi. Lentement, prudemment, je me redresse. Mes genoux s'entrechoquent et j'ai du mal à m'avancer, la mâchoire douloureuse et frigorifiée. Masaru, masaru...masaru...Je murmure son nom doucement tout bas, de manière inaudible comme une prière . Ce chant m'aide à faire le pas suivant jusqu'à mon but, jusqu'à lui contre lequel je m'écroule. Mes épaules viennent enserrer ses épaules et je le tire en arrière pour l'éloigner du corps de ce monstre.

-Masaru...masaru...masaru...-hoquetai-je en lui passant devant.*

A genoux devant lui, je me mets à inspecter son visage, son torse. Mes doigts se posent contre son front et je pleure plus fort.

-Oh Masaru, ils t'ont fais mal ? Tu vas bien ?

Je tente d'essuyer mes paupières pleines d'eau, de ravaler mes interminables sanglots, mais c'est impossible je n'y parviens pas. Incapable de m'arrêter, je ne peux plus me retenir et c'est encore parcouru de spasmes que je fond dans ses bras. Je cache ma tête dans son torse et colle mes bras à sa taille et je le serre, serre, serre si fort, si fort. Je ne veux plus le lâcher. Je ne veux pas qu'il m'écarte.

-....rentrons...rentrons chez nous ? Si tu veux..si..tu ne..me...hais pas...rentrons chez nous.




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Jumanji
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MessageSujet: Re: Enfoiré de Masaru ! [PV Masaru Hishima][Flashback chap3][/!\]   Dim 13 Aoû - 22:22


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Seul un instant, assis dans cette ruelle, je n'arrive pas à contenir mon soulagement d'être parvenu à la retrouver, celui de la voir saine et sauve malgré quelques égratignures. Plus de peur que de mal dirons nous, je suis tout bonnement heureux de la voir, heureux de pouvoir contempler une nouvelle fois son visage. Sa disparition aussi courte fut-elle a le même effet que si elle était partie durant des années. Je ne souhaite plus ressentir ce genre d'émotion, elles me rappellent des souvenirs que je veux pas revoir. L'intonation de sa voix n'a plus rien de comparable avec ces cris qu'elle poussait tout à l'heure, il n'y a plus dans son timbre cette frayeur qu'elle éprouvait un peu plus tôt face à ces deux sales porcs. Non, elle n'a maintenant plus de raison d'être terrifier par ce qu'ils allaient lui faire, ils ne sont plus en état de lui faire quoique se soit et jamais je ne les laisserais y songer une seconde fois. Elle n'a plus rien à craindre, du moins, je le pense, je suis toujours là moi, après tout. Je reste encore celui qui l'a faite prendre ses jambes à son cou, je suis encore cette personne qu'elle a cherchée à fuir sans prendre conscience de sa tenue ni même du reste. Aveuglée par la monstruosité dont j'avais fait preuve, sûrement ne m'approchera-t-elle plus jamais. Cette simple pensée m'empêche de tourner la tête dans sa direction, de voir son visage. D'une certaine manière je pense que je n'arriverai pas à me faire à son regard ni même à cette expression qui démontre sa frayeur. J'en ai un pincement au cœur rien que de l'imaginer, moi qui pourtant ne me préoccupe pas de ce genre de manifestation, moi qui me fiche bien d'être rejeté, quand il s'agit d'elle et de sa famille, l'épine qui me tiraille la colonne vertébrale est encore plus effroyable que la morsure d'un couteau. Cette bouteille qui est venu s'éclater contre ma peau n'est rien en comparaison. Je m'attends encore à la voir reculer si je tends la main vers elle, j'en redoute même de voir la sienne me claquer une seconde fois. Ça brûle, je n'aime pas cette sensation. Je ressens encore la vive douleur ainsi que sa chaleur quand elle m'a repoussée et pourtant, entre temps je m'en suis servi pour chasser deux rats. De tous les coups que j'ai pu recevoir, le seul qui encore maintenant me laisse une marque est bien le sien. J'en grimace à cette idiotie, j'en ai déjà marre de réagir comme ça pour une broutille. Aiko est chiante.

Sa voix sonne dans un murmure et c'est elle qui vient me sortir de mon trouble en m'enlaçant et m'éloignant de cet homme sur qui je suis assis. Ses bras sont encore tremblant mais terriblement chaud en cet instant et pour une fois, une seule fois, la première fois je dirais, je n'ai pas envie qu'elle les retires de mes épaules ou tout du moins ne s'en éloigne pas trop. La savoir aussi proche de moi dépasse n'importe quel soulagement, elle est à la portée de ma main et je ne compte plus la laisse m'échapper, du moins pour aujourd'hui. Je sens ses doigts se poser sur mon visage et effleurer ma lèvre gonflée, écorchée, de quoi me faire avoir un faible mouvement de recule accompagné d'une grimace tandis qu'enfin mes yeux se posent sur elle. J'avais peur de la regarder, peur de voir son frêle corps égratigné et rougit. À la place d'une telle vision, celle qu'elle me permet d’apercevoir me laisse pantois. C'est trop pour qu'elle n'en supporte davantage et finit pour s'effondrer dans mes bras, contre ma taille, ses larmes coulant chaudement. Je ne pense pas qu'il y a là-dedans de la tristesse mais plutôt de la joie ou toutefois quelque chose qui s'y rapporte. J'en souris presque quand mon bras se décide à me répondre, se levant alors de manière à ce que viennent s'enfouir dans sa longue chevelure mes phalanges taquines. Appliquant alors sur sa tête plusieurs petites caresses pour la réconforter et lui manifester que je vais bien.

-Et bah alors, qu'est-ce qui ne va pas ? Attaquai-je dans un timbre de voix qui se fait doux et rassurant, bien qu'encore inquiet pour elle. -Qu'est-il arrivé à cette gamine sauvage qui n'a de cesse de cracher aux visages de quiconque s'oppose à elle ? Elle est où cette Aiko-là ? Ma Aiko. Poursuivis-je comme une forme de provocation pour qu'elle voit que rien n'a changé, tout est comme avant, que malgré tout ce qui peut se passer, je suis toujours là à la protéger.

-Ça me fait bizarre de te voir pleurer...  Ce n'est...pas habituel.

J'en ricane nerveusement en me passant une main derrière la nuque, détournant alors la tête pour lui répondre, un poil gêné tout de même et c'est pour cela que ma voix ne devient qu'un murmure.

-Je ne te hais pas...idiote. Cette insulte quand à elle se fit plus prononcé alors que de mes doigts, je vins lui saisir les bras pour me défaire de sa prise. Libre de mes mouvements et de me redresser, je manque de trébucher, comme prit d'assaut par une fourmillement, est-ce un contre-coup de cette lutte improvisé ou bien par cet amas d'émotions qui m'a submergé ? Sûrement un peu des deux. Si mon corps éprouve des difficultés, qu'en est-il pour elle ? Elle ne doit pas être dans un bien meilleure état que moi. J'en souris là encore d'amusement face à la situation alors que sur ses épaules je vins y faire reposer ma veste avant de lui présenter mon dos.

-Rentrons chez nous... Je te ramène.

Exprimais-je sans lui donner la possibilité de refuser même si dans l'état actuel des choses, elle ne l'aurait pas fait. Mes bras passent derrières ses cuisses et mes mains les épouses tandis que je peux en sentir leur chaleur flatter mes hanches. J'en avale ma salive devant cette nouvelle prise de conscience et en secoue la tête pour en chasser les traces. Dans mon dos, je ne doute pas de l'origine de ce qui vient de s'y écraser, de quoi agresser plus encore mon pauvre esprit déjà tirailler. Pour peu je lui adresserai un regard mauvais, mais je n'en fais rien, me contentant de simplement fixer l'horizon et d'avancer un pas après l'autre. Je n'ai pas souvent prit le temps de profiter pleinement des rayons de l'astre solaire, mais ce matin, à la sortie de cette ruelle mais également à la fin de ce mauvais passage, ceux-ci me font le plus grand bien. Jamais ils ne m'ont paru aussi agréable, filtrant au travers de la brume qui disparaît, annonçant alors une journée qui commence pour beaucoup mais également le début de tout un tas d'autres choses. Je l’agrippe plus fermement et prend la direction de notre appartement, ne la laissant descendre qu'une fois devant notre porte. Pour autant, je ne l'ai pas lâché, mes doigts n'ont pas quitté son poignet. Rien n'a changé à l'intérieur depuis son court départ, l'assiette brisée est toujours en éclat dans l'évier, mais ce n'est le plus important dans le cas présent. Je ne la laisse pas dire quoique se soit que je la tire en direction de la salle de bain afin de l'y pousser.

-Fais toi couler de l'eau, ça te réchauffera un peu. Il faut que j'appelle le travail et prévienne quelques potes pour leur dire que je ne serais pas  là. Préviens-je donc en lui annonçant que pour le coup, après toute cette histoire, je n'ai pas l'intention d'aller où que ce soit aujourd'hui.




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MessageSujet: Re: Enfoiré de Masaru ! [PV Masaru Hishima][Flashback chap3][/!\]   Dim 13 Aoû - 22:24


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Je tremble quand tes bras me quittent et me posent par terre. J'ai froid à me retrouver sans toi J'ai peur à ne plus sentir ton corps. Et je réalise que tu m'as terriblement manqué, pour ne pas dire que tu me manques. Oh oui, tu me manques ! Tu me manques à en mourir, à en pleurer, à me vider de toutes mes larmes pour le peu qu'il en reste. Je vais finir par me dessécher à force de sangloter. Mais si tu savais le bien que cela me fait que de ressentir cette familière détresse, ce pincement qui me serre la poitrine et cette contraction désagréable dans mon bas-ventre. J'ai l'impression de me retrouver, mais aussi de te retrouver. C'est comme si cet événement aussi effrayant-fut-il avait effacé une partie de la peine et de la douleur. Il a chassé l'angoisse et la crainte que tu m'imposais sans le vouloir. Je sais désormais que quoi qu'il arrive, quoi que tu me fasses, je ne cesserai pas de t'aimer. Cela dit, il m'est dur de réaliser si c'est un bien pour un mal, il pourrait s'agir d'une terrible erreur. « Non », tentai-je de me rassurer. Ce ne peut-pas être pour le pire. Après tout, tu es venu me sauver. Tu m'as rassuré, tu m'as porté. Tu as essuyé mes larmes et là tu t'apprêtes à sécher les cours, toi qui je sais quant à tes études et d'un sérieux qui fait peur. La médecine c'est toute ta vie et en cette minute tu envisages de la laisser de côté pour moi, je ne peux pas cracher sur ça. Evidemment, je ne peux pas non plus oublier. L'abominable expérience que j'ai vécu avec toi la semaine dernière est gravé dans ma chair comme dans mes souvenirs. Il me faudra du temps pour passer outre, peut-être même ne me pardonnerai-je même jamais tout à fait cette erreur. Car vois-tu je ne rejette pas uniquement la faute sur toi, je me sens aussi responsable, bien que très honnêtement de ce cauchemar tu reste à mon bon gré malgré le monstre. J'ai toutefois espoir qu'avec le temps la souffrance que tu as imprimé dans mon sexe s'apaise et que le pieu que tu as planté vivant dans mon cœur battant s'effrite et disparaisse comme si tu ne l'y avais jamais enfoncé. Tu es Masaru, mon Masaru. Je suis sûre que ça s'arrangera. Je t'aime trop pour que ce ne soit pas le cas. Tu n'es pas comme ses brutes.

Quand je pense à ses deux hommes un violent frémissement trahis mon anxiété. Masaru n'y est pas allé de mains mortes et si je me fiche bien du sorts de ses deux crapules, je m'inquiète pour lui. Il n'est ici que sous accord spécial du Roi et parce qu'on l'autorise à suivre une scolarité normale en échange de sa coopération en ce qui concerne les affaires internes au clan, telles que nos fiancailles par exemple. Mais si jamais on apprend qu'il a passés deux exorcistes à tabac se sait, pourra-t-il garder sa tranquillité ? Je ne supporterai pas d'être la cause de son emprisonnement au manoir Hishima. Je lui cause suffisamment de tracas et bien qu'il dise ne pas me détester, je suis persuadée qu'il a sacrément envie de me voir débarrasser le plancher. A-t-il eu raison de me sauver à mon sort ? A cette pensée s'accompagne un doute sincère et mon corps qui frissonne. Aurai-je du me taire ? Ne me-suis-je donc pas montrer égoïste à exiger de lui qu'il sauve une souillon ? Tandis qu'il me traîne jusqu'à la salle de bain la question me hante. Je déglutis, ses paroles ne me rassurant pas le moins du monde alors que sous la plante de mes pieds le carrelage bleuté se fait glacé. Les yeux baissés, je le rattrape par la manche et murmure, d'une supplique courte, mains sincère : ''Non...ne me laisse pas ». Ma voix me fait l'effet d'une brindille qu'un coup de vent pourrait briser. Je suis éplorée et humiliée de me sentir si faible qu'un chiot pourrait me manger sans difficulté. Je suis comme un chaton égaré, un oisillon jeté du nid avec rien pour m'amortir. J'ai besoin de lui à mes côtés, j'ai besoin de lui, vraiment besoin de lui. Mon dieu, que je suis égoïste alors que je sais très bien l'horreur que mon corps nu lui inspire. Peut-être est-ce pour cela d'ailleurs que ses hommes se sont montrés si violent ? Je suis probablement répugnante, nul doute que ma laideur intérieur ressort désormais aux yeux de tous et toutes.

-Je...je suis répugnante ?

Je demande et j'hoquète. La vérité, c'est que je me pose la question sincèrement. Depuis le pseudo viol orchestré par Masaru, je me sens terriblement laide. Parce que si je suis belle comment peut-il avoir été aussi dur ? C'est forcément que je l'écoeure. Ces hommes dans la ruelle, sont aussi bien dans le même cas. J'ai du les mettre en rage tant je fais peine à regarder. Je relache sa manche et me met à gigoter, prise de spasmes légers. Mes ongles s'enfoncent dans ma peau à sang, je me mords la joue et la langue pour retenir un chouinement. Mais la vérité, c'est que j'ai encore envie d'exploser, littéralement. J'ai eu beau me laver encore, et encore, encore, encore, ma peau ne change pas de couleur, je ne suis pas plus bronzé. J'ai eu beau me coiffer, je ne suis pas brune. J'ai eu beau cligner des yeux, ce dégoutant regard bleu me toise toujours. Mon reflet me débectque tellement, rien que d'y réfléchir j'en ai l'estomac qui se retourne et je m'écroule à ses pieds, en bonne loque gémissante. Patéhtique et à vomir, c'est ce que je suis pour Masaru comme pour tous.

-C'est pour ça que toi..;et ses hommes ? C'est pour ça pas vrai ? Parce que je suis immonde. Personne ne peut me vouloir, personne..Je...je ne suis pas Akane.

Jamais cette simple constatation ne m'a fait plus de mal. Je m'en arrache presque des touffes entières de cheveux et je me griffe les joues tentant de me défigurer, parce que de toute façon, je ne suis pas mieux qu'une vielle flaque de boue. Le genre de fille bonne qu'à baiser et jeter. Un vide couille, une vulgaire pute pour qui on a pas d'état d'âme.

-Ne me regarde plus, je ne t'imposerai plus ma laideur...de toute façon, je ne suis qu'un sac à sperme pas vrai ? Une fille vulgaire que personne ne veut pas vrai ? Toi aussi, tu le penses n'est-ce pas ?



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MessageSujet: Re: Enfoiré de Masaru ! [PV Masaru Hishima][Flashback chap3][/!\]   Dim 13 Aoû - 22:25


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Pour ces deux cloportes, dois-je m’inquiéter de ma position ? Je sais que je ne suis pas à l’abri et que ma liberté peut être en danger à tout moment, mais dans le fond, si nous en sommes arrivés là, c’est uniquement à cause de ce sceau. Ce « rituel  de pré-fiançailles » comme ils aiment le dire.  Ils ne sont pas sans savoir comment je suis et c’est d’ailleurs pour cette raison je pense que j’ai été choisi moi parmi tous les autres. Ils n’ignorent pas mon impulsivité ainsi que la violence dont je suis capable. Cette lutte n’est pas étrangère pour eux, bien qu’il soit cependant vrai que j’ai toujours fait en sorte d’éviter de me confronter à des exorcistes, du moins lorsque je ne suis pas en fonction. Si Aiko s’est retrouvée dans pareille situation, dans le fond, ils en sont les responsables. Je ne rejette pas totalement la faute sur eux, je suis l’acteur principale de ses cauchemars, mais, il n’en est pas moins qu’ils sont tout autant en tort que je le suis, si ce n’est plus. Je doute qu’on vienne à moi, je pense qu’ils ne feront pas étalage de cette histoire, qu’ils ne s’en serviront pas contre moi pour me brider. Je m’apprête alors à quitter la salle de bain après y avoir déposé la pauvre poupée désarticulée qu’est Aiko, voulant regagner le séjour pour prévenir de mon absence. Elle ne m’en laissa cependant pas le temps. Je n’ai pas pu faire un pas de plus lorsque ses doigts se sont agrippés à ma manche, m’obligeant alors à m’arrêter et l’observer silencieusement en coin. Moi qui viens pourtant de lui dire que je ne quitterais pas la maison aujourd’hui pour rester avec elle, là voilà qui me demande de ne pas la laisser, que n’a-t-elle pas compris ? Pense-t-elle que ce ne sont que des paroles en l’air ?

-Ce n’est qu’un appel. Informais-je seulement. -Tu vas attraper froid si tu tardes trop. Grognais-je comme pour la faire revenir dans notre monde, pour lui rappeler que rien n’à changer, que je suis toujours le même. Une manière comme une autre de la rassurer.

Mais elle ne me répond ni ne m’obéit pas, Au lieu de cela, elle m’interpelle avec des mots qui m’explosent en plein visage, comprenant par-là que rien n’est comme avant et que j’ai beau agir  comme je le fais habituellement, pour elle, un profond traumatisme la marque. Le plus dur étant que j’en suis l’auteur. Les derniers évènements l’ont atrocement atteint, le cas contraire aurait été surprenant, elle se sent plus misérable que n’importe qui sur terre. Je peine à imaginer ce qu’il se passe réellement en son for intérieur, combien cela doit être terrifiant et douloureux, j’avoue ne pas vouloir y songer de crainte  de m’y brûler. Je le sais, je suis un poison pour elle, alors pourquoi s’accroche-t-elle encore ? n’a-t-elle donc pas comprise que si elle se retrouve dans cet état c’est à cause de moi ? Si ça n’avait pas été moi qui fus choisi pour prétendre au titre de Chef du Clan mais un autre, surement aurait-elle été mieux traitée. J’ai envie de lui dire d’arrêter son cirque, qu’elle se fait des idées et que tout ça commence à lui monter à la tête, qu’elle devient folle. Mais, je ne peux pas, je ne veux pas lui faire du mal, pas davantage du moins. Tendre la main m’est déjà difficile et la toucher plus encore.

-Qu’est-ce que tu me chante là abruti. Tu sais tout aussi bien que moi que ce genre de mec sont de vrai raclures. Tu penses qu’ils auraient été du genre à vouloir prendre leur temps avec de l’affection et de la tendresse ? Tu les a bien regardé non. C’est le genre à sauter sur tout ce qui bouge, je suis certain qu’ils en ont attaqués d’autres. Alors arrête avec cette histoire d’être répugnante.

Je me veux rassurant mais je semble plus agressif qu’autre chose, d’autant plus que ma voix ne laisse pas transparaitre suffisamment de chaleur pour la réconforter. J’espère seulement qu’elle comprenne où je veux en venir, ce que je cherche à lui dire. Ces mecs ne sont pas un exemple à prendre pour tirer des conclusions.

-Evidement que tu n’es pas Akane, ça se saurait. Elle n’est pas aussi débile au point de sortir à moitié à poil dans la rue.

Une vérité qu’elle ne peut pas nier et j’avoue que j’en profite un peu, mais ce n’est pas méchant au contraire, c’est dans le seul but de la faire réagir un minimum. C’est un coup cependant à ce qu’elle s’enfonce plus encore dans la misère qu’elle s’impose, ce qui m’irrite un peu et m’en fais serer le poing.

-C’est limite si elle sort en plus... Ajoutai-je sur une pointe d’ironie pour tenter de lui arracher un sourire.

En l’entendant, j’en grince des dents et me retourne vivement vers elle avant de m’accroupir, un genou au sol, mouillant alors mon jean de l’eau présente sur le carrelage. Moi qui ne voulais pas poser mes mains sur elle de crainte de la voir me rejeter, je me jette sur elle presque. Mes doigts se saisissant de son visage, mes paumes écrasant ses joues alors que je l’oblige à me fixer, mes yeux cherchant son regard.

-Tu t’es regardée ? Tu sais quel âge tu as ? Encore heureux qu’on ne veut pas vraiment de toi !! Attends, tu n’a que seize ans Aiko, t’as encore toute ta vie devant toi avant de te caser dans une relation. Même si bon, c’est malheureusement déjà le cas pour elle, on l’a foutu de force avec moi et en plus de ça, elle est fiancée.
-Est-ce que tu comprends ce que je veux dire au moins ? Puis c’est quoi cette histoire d’être vulgaire ou un sac à sp… J’en crache presque à ce mot que je ne veux absolument pas associer à elle. -Qu’est-ce que c’est pour toi d’être vulgaire ? D’attirer les regards des pervers ? De faire lever les queues des jeunes adolescents pré pubère ? Ca veut dire que je suis quoi moi alors vu le nombre de minette qui mouille à mon passage. Sifflais-je d’un large sourire moqueur et presque fier pour la forme, je sais qu’elle déteste ça et c’est ce qui m’amuse.  Je fini par secouer la tête avant de caresser la sienne tendrement, mes doigts glissant dans ses longues mèches blanches.

-Pour ton âge, tu es pas mal foutue, si c’est ce qui te préoccupe vraiment. Alors ne te prend pas la tête pour ce qui s’est passé jusqu’à maintenant, ça n’a rien à voir.

Je me comprends tout du moins, son physique y est pour quelque chose d’une certaine manière, puisque si elle n’avait pas été aussi belle, peut-être ces gars ne se seraient pas approchés d’elle.

-Laves toi maintenant, tu va dégueulasser tout l’appartement sinon et tu sais que j’ai horreur de ça. Puis je dois prévenir que je ne serais pas là, je t’ai déjà dis que je resterai avec toi aujourd’hui. Ce n’est qu’un coup de téléphone, ça ne me prendra que quelques minutes. Au passage, dis moi ce que tu aimerai avoir pour ce midi, je passerai commande.

Si tout du moins elle trouve l’appétit après les derniers évènements. Cette idiote ne s’en rend pas compte, mais actuellement, elle me préoccupe vraiment, bien que ça a toujours été le cas depuis la mort de son père, j’ai toujours fait attention à elle et sa sœur. Chose que je ne laisse pas facilement paraitre c’est vrai et que je cache avec une forme de je-m’en-foutisme et détachement.  Pour peu j’en oublie les blessures que j’ai reçu lors de la lutte, certains endroits de mon corps me rappellent où j’ai été frappé. Dans mes cheveux je peux sentir le sang sécher, une sensation bien désagréable causé par la bouteille qu’ils ont brisées. Tandis que l’eau du bain coule, je lui tourne un instant le dos pour ouvrir l’armoire à pharmacie et m’emparer de ce dont je vais avoir besoin pour traiter mes plaies. Inutile de me rendre à l’hôpital pour si peu, d’autant plus qu’en tant que futur médecin, je peux m’en occuper moi-même.




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MessageSujet: Re: Enfoiré de Masaru ! [PV Masaru Hishima][Flashback chap3][/!\]   Dim 13 Aoû - 22:26


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-Qu’est-ce que tu me chante là abruti. Tu sais tout aussi bien que moi que ce genre de mec sont de vrai raclures. Tu penses qu’ils auraient été du genre à vouloir prendre leur temps avec de l’affection et de la tendresse ? Tu les a bien regardé non. C’est le genre à sauter sur tout ce qui bouge, je suis certain qu’ils en ont attaqués d’autres. Alors arrête avec cette histoire d’être répugnante. Evidement que tu n’es pas Akane, ça se saurait. Elle n’est pas aussi débile au point de sortir à moitié à poil dans la rue.

Masaru n'a jamais été douée pour me réconforter. Je ne sais pas s'il le fait bien avec Akane. Mais avec moi en tout cas, c'est toujours rapé. A croire que même quand il essaie d'être gentil, il ne sait que dire des choses qui me donnent envie de pleurer. Cet triste seconde ne fait pas exception. Je n'ai juste plus assez de force pour pleurer. Evidement que tu n’es pas Akane, ça se saurait. Oh Masaru, comment-peux-tu oser me dire ça ? Là, juste maintenant, après tout ce qu'il vient de se passer. N'en-auras-tu jamais fini de me planter des dagues dans le cœur ? N'en auras-tu jamais fini de faire monter et descendre mes sentiments comme dans un ascenseur. Je serre les dents et tente de passer outre ses mots sauf que l'idiot enchaîne, il poursuit ses tirades et chacun de ses propos me blesse davantage. En cet instant, je la sens qui boue en moi et qui remonte, la colère, la rage..et même la rancune. Moi qui essaie de me convaincre intérieurement de le pardonner, pourquoi faut-il qu'il vienne tout gâcher ? Moi qui essayait de lui redonner un peu de crédit, parce que je l'aime tant, parce qu'il me plaît à ce point. Toutefois en cet instant de sa part, je ne ressens que du foutage de gueule. Pour la première fois, la colère m'aveugle tellement que son agréable présence tout près ne me rassure pas, alors qu'elle était parvenu à le faire il y a quelques minutes à peine.

-Des pervers...une gamine, des adolescents pré-pubères ?
-répétai-je lentement, très lentement.-

Même moi je suis choquée par l'éclat glaciale de ma voix. Je ne me relève pas, je n'en ai pas encore la force, mais mon visage déformé par l'écoeurement doit palier aux gestes et à l'attitude qui me manque. Comment ose-t-il éviter ainsi le sujet ? Comment ose-t-il ne pas se comprendre dans les justifications ? Comment ose-t-il simplement de ne pas s'excuser ? Pire, comment-ose-t-il justifier ce qu'ont m'a fait, mais éviter lui même de s'impliquer dedans ? En-est-il rendu à ce stade ? Est-il si dégoutée par moi qu'il n'a même pas les couilles de faire référence à la façon dont il m'a violé sans une brute et un remord ? Et c'est ça qu'il me dit ? C'est ça qu'il trouve pour me réconforter comme parole ? Que j'ai 16 ans ? Que je ne suis pas Akane ? Je grince des dents, folle. Comme si je n'étais pas au courant. Putain, Masaru, c'est vraiment tout ce que tu as à me dire ? Je ne vais certainement pas te laisser t'en tirer comme ça.


Pas mal foutue ?! Pas mal foutue ?! -lâchai-je pleine de toute la hargne qui m'anime. Tout ce qui s'est passé...parlerais-tu de la façon dont tu m'as violé par hasard ?


Je siffle mauvaise et gronde. Dans un mouvement mon poing s'abat si fort sur le rebord de la baignoire que celle-ci craque, jamais je ne me serais cru capable de faire cela, toutefois la fureur qui m'anime en cette seconde dépasse tout cet entendement.

_C'est ça l'excuse bidon que tu t'es trouvé ?! C'est ça ?! Que je suis une adolescente qui fait bander les prépubères et les bados ?! Et toi alors hein ?! TOI MASARU, tu m'as violé !!! TU m'as prise, sans un remord, sans un coup d'oeil, sans même une seule seconde de sympathie. Tu m'as enfoncé ta bite, jusqu'à ce que j'en hurle et en pleure de douleur. Tu m'as détruite, tu entends détruite et c'est ça ta justification ?! Que je ne suis pas dégueulasse...que je ne dois pas y penser car je n'ai que 16 ans ?! C'est ça ton excuse ?! C'est comme ça que tu comptes arranger la situation entre nous, en fuyant sous le prétexte que j'ai 16 ans ! NE TE FOU PAS DE MA GUEULE PUTAIN.

Je prends une bouteille de shampoing et envoie celle-ci s'exploser contre un mur au hasard.

-Ne te fou pas de ma gueule Masaru...ce n'est pas une excuse ça...Ce n'est pas une excuse. Alors quoi, je dois me contenter de penser que tu regrettes et ne pas m'en faire parce que je suis pas mal foutue ? Je dois me contenter de cette excuse ? Tu n'as que seize ans ? Tu n'es pas Akane...en temps normal je ne t'aurai jamais fait ça, alors pardonne-moi ? Parce que c'est ce que tu sous-entends n'est-ce pas ? QU'en temps normal tu ne m'aurais jamais ça. Tu crois que ce n'est pas grave ? Je n'ai que seize ans alors je peux passer au dessus ? Je peux passer au dessus ? Mais c'est faux, totalement faux. Je ne peux pas passer au dessus Masaru. Ce traumatisme je vais le porter, jsuqu'à la fin de ma vie. Ce que tu m'as volé, personne ne peut me le rendre. Masaru à cause de toi, j'ai peur. Oui j'ai peur. Peur que faire l'amour soit douloureux. Peur d'être dégoutante. Alors ne me sors pas s'il te plaît...que tu m'as fais ça sans raison...que tu m'as fais ça, juste sans réfléchir et ne recommencera pas de toute façon car je suis une petite morveuse de seize ans. Trouve-toi une meilleure excuse...par pitié.



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MessageSujet: Re: Enfoiré de Masaru ! [PV Masaru Hishima][Flashback chap3][/!\]   Dim 13 Aoû - 22:27


 Enfoiré de Masaru
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Il est clair que je choisi bien mal mes mots pour tenter de dompter sa colère et sa tristesse. Je comprends parfaitement que ce qu’elle vient de vivre a dû être pour elle une expérience traumatisante. Elle, mais aussi bien celle que je lui ai faite vivre. Celle-là même que j’essaie tant bien que mal d’éviter d’aborder mais également d’y repenser, en ayant déjà fait d’elle un mauvais souvenir que j’aurai préféré n’être qu’une illusion, un cauchemar. Si je le vis de cette manière, comment l’était-ce de son côté ? Elle qui dans l’histoire a dû tant souffert. Je me dis être victime de ce système, de ce pacte diabolique que le conseil nous a lancé,, que j’ai été forcé. Cela aurait pu se passer autrement. Ça aurait pu ou plutôt ça aurait dû être un moment plus agréable mêle si sur l’instant les sentiments n’y étaient pas. Mon regard se pose sur elle lorsqu’elle commence à répéter mes propres mots, commençant déjà à comprendre que j’en dis certainement trop et qu’en plus de ça, je m’y prends mal. À fleur de peau, je ne sais plus comment communiquer avec elle depuis cette fois-là. Mes phalanges se resserrent quand elle aborde elle-même le sujet, me rappelant alors des moindres détails et plus encore de son état suite à cela. Quand elle frappe du poing, je ne saurais comment l’expliquer, mais un étrange et désagréable frisson s’est mis à parcourir mon corps de tout son long. Serait-ce de la peur sur le coup ou bien de la simple surprise ? J’ai ma petite idée là-dessus et en ai honte.

Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un mouvement de recule quand elle commença à s’exprimer, à me vider son sac en me crachant mes quatre vérité, j’en prends sérieusement pour mon grande et je dois avouer que je n’en mène pas large. J’en reste sans voix, n’osant pas la couper de crainte d’empirer les choses. Je la sais violente et extrêmement réactive, sans parler de ses états d’impulsivités. Une claque ou deux ? Je ne suis pas à l’abir de m’en prendre bien plus que ça encore et je suis prêt à les endurer. Peut-être est-ce parce que je le mérite ? Je n’aime pas cette sale sensation qu’elle me force à éprouver, je déteste cette remise en question. J’ai horreur de toute cette histoire. Est-ce que je me fou de sa gueule en me taisant depuis tout ce temps ? Ce n’est pas ça. Alors quoi ? Suis-je sincèrement sans remords ? Bien sûr que non. Alors pourquoi est-ce que je n’ai rien dit jusque-là ? Pourquoi n’en ai-je pas une seule fois parlé alors que j’ai été purement dégueulasse, voir même monstrueux avec elle. Ai-je pris en compte ses sentiments cette nuit-là ? Non. J’ai répondu idiotement à de la provocation, je me suis laisser emporter par ma propre faiblesse de ne pas pouvoir lutter d’avantage contre les ordres et c’est elle qui en a payé les frais plus que moi.

Mes yeux se perdent sur la bouteille qui vint de s’écraser contre le mur avant de revenir à elle et son visage défigurer par ses larmes et les traits de la colère. Ses mots ont un impact sur moi et je n’apprécie pas les effets qui en résultent. J’en grognerai presque de mécontentement si je ne craignais pas qu’elle l’interprète mal. Je me braque un instant quand elle poursuit, constatant que je me suis mal fait comprendre pour certaines choses. Il faut dire que réconforter quelqu’un n’est pas un domaine dans lequel je suis bon, ce qui d’autant plus dérangeant quand on sait que je veux devenir médecin plus tard. L’entendre s’énerver à pour effet de me faire bouillir moi aussi, peut-être parce que je suis d’une forte personnalité tout comme elle et n’aime pas me faire crier dessus. Un tantinet rebelle ? Rester silencieux n’est pas un comportement qui me ressemble de toute façon, elle ne me reconnaitrait pas et trouverait le moyen de me traiter à nouveau de lâche, ce que je ne suis pas.

-C’est bon ? T’as fini ta crise ? Je peux en placer une ou pas ? Est-ce que j’ai tort quand je dis que tu n’es pas Akane et que tu n’a que seize ans ? Non. Tu n’es pas elle et tu ne le sera jamais ! Mais qu’est-ce que ça peut foutre au final ? Qu’est-ce que ça peut te faire ? Tu ne veux pas sérieusement être elle ni lui ressembler, je ne vois même pas ce qu’elle est venue foutre la dedans déjà ! Ouais j’aime ta sœur, ça n’a jamais été un secret pour qui que ce soit. Et ne va pas croire que je te dis ça pour te rembarrer, ça n’a rien à voir.

Sifflai-je après avoir taper du poing contre le mur qui maintient les charnières de la porte. Soupirant par la suite avant de me redresser et m’approcher d’elle pour lui faire face, aussi un peu c’est vrai pour la dominer dans cette joute à l’aide de ma taille.

-Tu veux savoir quoi ! Ça m’a vraiment fait chier de te faire ça tu piges ? Ça m’a clairement emmerdé. Je n’avais pas à faire ça et encore moins avec toi !! Je n’ai pas aimé ce que je t’ai fait Aiko, vraiment, j’ai détesté te faire ça, je n’aurai pas dû répondre à tes provocations et encore moins me défouler sur toi !!

Je m’emporte, je crie, mais pour la première fois, je me dévoile à quelqu’un, ce qui n’est jamais arrivé en vingt et un ans. Dans l’action mes mains se sont posaient sur ses épaules, la secouant presque dans mon excitation.

-Ne me pardonne pas. Déteste-moi. Je t’ai fait du mal Aiko, du mal ! Beaucoup de mal même, j’en suis sûr. Je dois te répugner pas vrai ? Je te dégoute n’est-ce pas ? Je suis un monstre hein ? Je ne dois pas valoir mieux qu’eux !!! Tu sais combien je regrette ? Tu le sais au moins ? Evidement que non tu ne sais pas parce que je ne t’ai rien dit, j’en était incapable. Comment est-ce que je pouvais te reparler après ça ? Pourquoi est-ce que tu m’auras écoutée aussi. Qu’est-ce que tu fous encore là sérieusement. Tu as peur de moi, je t’ai volé ta virginité, je dois te répugner. Pourquoi est-ce que tu ne me frappe pas ? Pourquoi est-ce que tu reste encore là ?




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MessageSujet: Re: Enfoiré de Masaru ! [PV Masaru Hishima][Flashback chap3][/!\]   Dim 13 Aoû - 22:27


Enfoiré de Masaru!
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-C’est bon ? T’as fini ta crise ? Je peux en placer une ou pas ? Est-ce que j’ai tort quand je dis que tu n’es pas Akane et que tu n’a que seize ans ? Non. Tu n’es pas elle et tu ne le sera jamais ! Mais qu’est-ce que ça peut foutre au final ? Qu’est-ce que ça peut te faire ? Tu ne veux pas sérieusement être elle ni lui ressembler, je ne vois même pas ce qu’elle est venue foutre la dedans déjà ! Ouais j’aime ta sœur, ça n’a jamais été un secret pour qui que ce soit. Et ne va pas croire que je te dis ça pour te rembarrer, ça n’a rien à voir.

Les paroles de Masaru tapent dans le creux de mon ventre et écorchent la chair de mon coeur telle une dague aiguisée, mais la douleur n'est rien en comparaison à l'étrange soulagement que j'éprouve à l'entendre se confier. En effet, je suis moi même surprise de me trouver brusquement moins furieuse et plus à l'écoute. Sans doute est-ce parce que pour la première depuis que je le connais, Masaru ne se mure pas sous une couche de sarcasmes et un prétexte détestable tel que mon âge.
Non, il semble au contraire avoir pris le taureau par les cornes et m'affronte de front, haletant, énervé, agacé peut-être, mais avec l'intention de me parler non pas comme à la petite sœur de la femme qu'il aime, mais comme à une véritable amie. Je peux affirmer en cet instant que Masaru essaie simplement de communiquer et de s'exprimer, qu'il n'est pas véritablement énervé. Il est comme ça Masaru, incapable de s'expliquer sans crier ou grogner, je l'ai choisi ainsi et ce n'est pas une partie de son caractère que je changerai, même si Dieu seul sait que ça le rend souvent bien difficile à supporter. Le regard fixe je pince les lèvres une oreille tendue à ses explications. Ma bouche est étirée dans un froncement contrariée et je tremble légèrement. La rage ne m'est pas encore totalement pasée. J'ai encore cette bougle dans la gorge.

-Tu veux savoir quoi ! Ça m’a vraiment fait chier de te faire ça tu piges ? Ça m’a clairement emmerdé. Je n’avais pas à faire ça et encore moins avec toi !! Je n’ai pas aimé ce que je t’ai fait Aiko, vraiment, j’ai détesté te faire ça, je n’aurai pas dû répondre à tes provocations et encore moins me défouler sur toi !! Ne me pardonne pas. Déteste-moi. Je t’ai fait du mal Aiko, du mal ! Beaucoup de mal même, j’en suis sûr. Je dois te répugner pas vrai ? Je te dégoute n’est-ce pas ? Je suis un monstre hein ? Je ne dois pas valoir mieux qu’eux !!! Tu sais combien je regrette ? Tu le sais au moins ? Evidement que non tu ne sais pas parce que je ne t’ai rien dit, j’en était incapable. Comment est-ce que je pouvais te reparler après ça ? Pourquoi est-ce que tu m’auras écoutée aussi. Qu’est-ce que tu fous encore là sérieusement. Tu as peur de moi, je t’ai volé ta virginité, je dois te répugner. Pourquoi est-ce que tu ne me frappe pas ? Pourquoi est-ce que tu reste encore là ?

Je ferme les yeux. Ca y est ! Ca y est.... J'ouvre la bouche, prête à me déclarer mais rien...strictement rien ne sort. Et je reste la tétanisée, à faire le poisson rouge alors qu'il me secoue et me dévisage de ses grands yeux orageux. Ma voix s'est envolée et je suis paralysée. Je comprends alors que non, je ne vais pas le faire. Je ne vais pas me déclarer à Masaru. Je referme lentement les lèvres sur le “je t'aime” muet que je viens de crier. Pourtant, c'était l'occasion parfaite. L'enchaînement de sa tirade n'aurait pas pu mieux correspondre et le moment mieux choisi, c'était la seconde idéale. Mais je me tais. Je me tais juste.

-Masaru -souffais-je à mi-voix.-

Il faut croire que ce dont j'ai envie le plus en l'instant, ce n'est pas de faire entendre mes sentiments à celui que j'aime depuis dix ans. C'est comme si brusquement je n'en avais plus envie, ou du moins pas encore. A la place, je veux faire le patienter, patauger. Je veux qu'il galère et se racle le fond de la cervelle à la recherche de cette réponse que je ne vais pas lui donner. C'est là ma vengeance.
Mes mains se posent sur ses poignets et j'écarte ses paumes de mes épaules. A me tenir, il me fait mal, il appuie trop fort sur les blessures. Il est brute. Il est entier. Il est Masaru.

-Oui tu me dégoutes.

Mon cœur me cingle un instant de mentir, mais ma tête elle, est lucide. Je sais ce que je fais.

-Oui tu me fais peur.

J'inspire et lâche.

-Mais non je ne vais pas m'enfuir. Quant à savoir pourquoi, c'est à toi de trouver la réponse, même si tu en as déjà une qui est évidente.

Lentement, je lève le bras et je lui montre le tatouage qui nous lie comme une accusation.

-Dans ton égoïsme et ton amour pour Akane, tu as songé à moi ? Tu as songé que je n'avais pas le choix, que moi aussi je souffre de ce mariage ? Tu crois que j'ai voulu me plier et t'être agréable par plaisir ? Mais je voulais simplement me rendre la vie moins difficile Masaru ! Je me suis dis qu'au moins toi, je te connaissais, qu'au moins toi, tu serais gentil. Et je me suis bien fourvoyé ! Tu as été un monstre, tu ne mérites pas que je t'accorde ma bénédiction pour sortir avec Akane.

Chacune des mots que je dis, je le prononce en sachant que je prolifère un mensonge. Ce que je suis entrain de faire, c'est de la manipulation pure et dure. J'en ai parfaitement conscience, cependant, je compte bien reprendre les rênes de cette relation. Je ne les ai que trop perdu. Je ferme les yeux et fait mine de réfléchir, sauf qu'en vérité je sais parfaitement que je vais sortir. Et ce n'est pas par haine, ni par colère que je clos les paupières, mais bien par angoisse, car je ne suis sûre de rien. Je me lance sur un terrain à l'aveugle et je pourrais très bien me prendre une belle gifle à la fin.

-Alors écoute. On va passer un pacte toi et moi. Tu vas me trouver un nouveau mari convenable et je vais promettre de taire mon viol à Akane, je ne lui dirai pas ce que tu m'as fais ni à elle, ni maman. Sache cependant que je ne pardonne pas ta violence et cela même si tu m'as sauvé toute à l'heure. On va chercher une solution ensemble pour annuler les fiancailles, mais pas en le jouant à la rebelle, on va y aller plus finement que ça ! On va se plier aux règles et on va prouver par A+B que je ne suis pas ta gendre idéale, mais que c'est Akane. Et comme ça quand tu m'auras trouvé un autre homme, alors on pourra tout annuler de façon propre. Je t'aiderai même à séduire ma sœur.

Je m'avance jusqu'à lui et défait ce qu'il reste de mes vêtements pour exposer mon corps nu et abîmé de griffures, de bleu, mais aussi tremblant de froid.

-Mais en attendant Masaru, tu vas accomplir ton devoir comme il se doit et me faire l'amour correctement. Tu vas réparer ce que tu m'as fais, en faisant l'effort de me prendre comme un homme le ferait avec une femme qu'il désir et pas avec une putain. Je te le demande parce que je ne veux pas souffrir à cause du sceau et je te le demande en tant que personne qui a peur d'être traumatisé à vie. Essaie de refermer les plaies que tu as ouverte, s'il te plaît. Et je te pardonnerai. Marchons ensemble main dans la main, plions nous à leur jeu le temps de quelques mois. Ensuite, tu auras tout le temps de te venger d'eux et tout cela ne sera qu'un souvenir. Ce n'est que l'histoire de quelques mois Masaru, peut-être moins. Je coopèrerai avec toi et même Maman pour cacher à Akane nos fiancialles. A la fin on sera tous heureux.

Je relève le visage et plante mes yeux dans les siens, en l'attente de sa réponse, nue comme un vers, le cœur boursouflé, mais pleine d'une assurance que je ne me connais. Je sens l'air qui crépite autour de moi et je comprends. Je comprends que pour la première fois, je suis belle et bien succube et que mes hormones sont à l'oeuvre, rendant l'ambiance dans la pièce bien plus étouffante et caressante.




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MessageSujet: Re: Enfoiré de Masaru ! [PV Masaru Hishima][Flashback chap3][/!\]   Dim 13 Aoû - 22:28


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L'idiote, elle ne me répond pas clairement. Pourquoi est-ce qu'elle ne part pas sérieusement ? Qu'est-ce qu'elle peut bien foutre à rester ici avec moi et plus encore à suivre les directives des anciens alors que je l'ai toujours connue plus rebelle que ça. Je grimace quand elle lâche ses mots, ces derniers n'ayant pas le même impact que lorsque c'est moi qui les ai prononcé. Je la dégoutte, je lui fais peur, mais elle n'a pas l'intention de partir et ça m'échappe. Il est étrange de rester avec une personne qui nous effraie, bien que je sais que cette maudite marque nous force d'avoir une certaine proximité qui me répugne. Est-ce que j'ai pensé à elle dans cette histoire, à son point de vue ? Je peux dire que je ne l'ai pas totalement oublié et y ai déjà songé à la manière dont elle a pu vivre cette annonce, mais contraire à ce qu'elle vient de me dire, lorsque nous en avons discuté la première fois, elle ne semblait pas en souffrir tant que ça. Je reste un tantinet sceptique à une partie de ses paroles, fronçant alors les sourcils un instant en l'écoutant, cherchant à comprendre.

-Comme si j'attendais une bénédiction.


Sifflais-je sans pouvoir m'en empêcher, une remarque que je n'ai pas pu retenir. Un grondement la suit, n'appréciant guère la suite, y voyant là-dedans comme une menace et du chantage. C'est précisément ce qu'elle est en train de faire à vrai dire, pensant très certainement que je crains que l'élue de mon cœur apprenne ce qui s'est passé et se mette à me haïr. Je ne peux malheureusement pas le nié, elle sait lire en moins, elle sait quelle genre de carte il faut abattre pour me maintenir en laisse. Une vision que je n'aime vraiment pas. D'un côté, je ne veux en effet pas que sa sœur apprenne pour nos fiançailles. Connaissant cette dernière, à cheval sur les règles comme elle l'est, elle serait heureuse pour moi et ne chercherait pas à se battre pour m'en défaire. Mais, je ne veux pas non plus tout lui cacher. Je ne favorise pas l'idée de lui mentir et d'avoir des secrets pour elle aussi malsains puissent-ils l'être. De plus, la manière dont elle me parle de ça me donne l'effet d'une bombe à retardement prête à exploser au moindre faux pas de ma part. Il suffirait qu'elle subisse une contrariété pour me menacer de tout raconter, combien-même cela pourrait être humiliant mais également cruel. Je ne vois pas ce pacte d'un très bon œil et cela doit se percevoir au travers de la mine que j'affiche.

-T'es en train de me dire qu'avec ce qui s'est passé, tu détiens une arme pour me tenir par les couilles c'est ça ?

Une manière comme une autre de démontrer mon mécontentement bien qu'elle parle de promettre de ne rien dire. Au fil du temps, dans les jours qui viennent, durant la durée de ce pacte, il y aura comme une épée de Damoclès au dessus de moi. Notre relation sera à n'en pas douter pesante, lourde et épuisante. Après tout, peut-être que je ne mérite plus de sourire comme bon me semble. Moi qui aspire tant à avoir ma liberté, en plus de devoir endurer cette tradition de notre clan, la voilà en train de raccourcir les maillons de mes chaînes. Je refuse de vivre avec cette sensation, mais ai-je le choix ? Qu'arrivera-t-il si jamais sa famille apprend pour ce que j'ai fais ? Très certainement sa mère me rejettera comme la fait notre père. Akane coupera entièrement les ponts avec moi et me méprisera. Jamais je ne pourrai supporter un tel regard de sa part, j'en mourrai. Je suis tirailler entre ces deux mondes qui s'offrent à moi. Vivre dans le mensonge en ayant une enclume sur le cœur ou bien tout dévoiler et finir abandonné. J'en suis sûr, elle a parfaitement conscience de ma situation et en profite pour me faire cette proposition. Suis-je en état de refuser ? Non. Pas pour le moment du moins. Je garde le silence quand elle parle de séduction et trouver quelqu'un convenable. Je me contente de serrer les poings quand elle rappelle que l'on doit jouer les toutous obéissant en nous pliant aux règles et je grimace lorsqu'elle termine de s’exhiber à moi pour me montrer chacun de ses maux.

-Et qu'est-ce qui te fais dire que je vais accepter ? Coopérer c'est jouer à leur jeu, faire ce qu'ils attendent de nous. Je ne suis même pas sûr qu'ils se préoccupent sincèrement du bonheur du couple là-dedans à partir du moment que ça fonctionne un minimum et que le clan s’agrandit avec les naissances. Il me suffirait de te mettre enceinte pour les satisfaire qui sait.

Sifflais-je de mauvaise foi en détournant le regard pour ne pas faire face à son corps, ressentant ma peau tressaillir à sa proximité, percevant bien malgré moi l'atmosphère qui nous autour changer et se charger d'un air vivifiant, sauvage et primaire. Mes doigts se replient et s'étirent à répétition, faisant craqueler mes os alors que je ferme les yeux comme pour me nourrir de cette énergie qui envahit la pièce.

-Comme un homme le ferait avec une femme qu'il désir c'est ça ? Qui te dis que je te désir ?


Demandai-je en me rapprochant un peu plus d'elle, ressentant déjà la chaleur de son corps alors qu'il n'y a encore aucun contact entre nous. La dominant de toute ma hauteur, m'obligeant alors à baiser la tête et même me pencher vers elle, mon souffle venant caresser son visage d'une brise sulfureuse et démoniaque.

-Pourquoi faire ça ? Comment penses-tu t'y prendre pour les convaincre que ce n'est pas possible ? Raconte moi. Je suis curieux de savoir jusqu'où tu as réfléchis à ça. Je ne veux pas me lancer dans un plan foireux.

Grognais-je en plantant mon regard dans le siens, me mordant la lèvre inférieur alors que les siennes ne sont qu'a quelque centimètre, ressentant que mes origines font des siennes en répondant à l'appel de son être.

-Ne te fais pas de fausse idée s'il te plaît, s'il doit arriver quelque chose à nouveau, même si se sera différent de la dernière fois, ça n'aura rien à voir avec mes sentiments, c'est comprit ? J'accepte ton pacte. Je te trouverai quelqu'un et tu me libérera de cette connerie. Mais il faut que se soit fait avant le retour de ta sœur et surtout bien avant que ne se prononce pour elle aussi la sentence. Si tu es d'accord, j'accepte également. Mais ne t'attends pas à de la réelle affection, du moins pas en ce sens là.

Une précision pour lui signaler que même si ce n'est pas dans un sens amoureux comme le souhaite les anciens, j'aurai tout de même de l'affection pour elle de part le passé que nous partageons. Je feule tout prêt de ses lèvres tandis que ma main se tend vers sa joue pour que mes doigts glissent sur sa mâchoire et s'échouent sur son menton.

-Si je fais ça, c'est uniquement pour tirer un trait sur cette histoire et partir sur une base plus saine.

Terminai-je de déclarer comme d'une excuse alors que je me penche et vient effleurer ses lippes des miennes.




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MessageSujet: Re: Enfoiré de Masaru ! [PV Masaru Hishima][Flashback chap3][/!\]   Dim 13 Aoû - 22:29


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Masaru Hishima







-T'es en train de me dire qu'avec ce qui s'est passé, tu détiens une arme pour me tenir par les couilles c'est ça ?

Oui c'est exactement ça. Je me doutais bien que cela ne lui ferait pas plaisir. Masaru est de ceux qui n'aime ni les règles, ni les contraintes. D'ailleurs je me suis toujours demander pourquoi il aimait à ce point Akane et tenait tant que cela à se marier avec elle, quand au final, elle ne lui ressemble en rien à ce sujet. Elle est stricte et sérieux. C'est le genre de femme qui se plie au règlement avec vigueur, qui n'abhorre rien de plus que l'anarchie et qui se tient à carreau quoi qu'on lui dise. Ma sœur est forte et vive, pleine d'assurance, mais ce n'est certainement pas celle qui ira remettre en cause ou un ordre ou droit éthique. A cause de cela, je la trouve pénible parfois, si à cheval sur ses principes qu'elle en oublie de temps en temps que toutes les lois ne sont pas parfaites. Avec elle, Masaru serait vraiment tenu par les couilles ! Mais en-a-t-il seulement conscience ? Si ce n'est pas le cas, j'espère bien le lui faire comprendre avec ce pacte je propose sans honte ni remord. Parce que je n'ai jamais trouvé une seule fois que lui et Akane se correspondaient et ça n'a rien à voir avec mon brûlant amour pour lui. Il y a un fond de vérité aussi. Elle n'est ni amusante, ni rêveuse, juste stricte et autoritaire, même si pleine de bonnes sentiments et extrêmement pacifiste. Masaru lui est impétueux et les bons sentiments il en fait seulement avec les gens qu'il connaît.

-Et qu'est-ce qui te fais dire que je vais accepter ? Coopérer c'est jouer à leur jeu, faire ce qu'ils attendent de nous. Je ne suis même pas sûr qu'ils se préoccupent sincèrement du bonheur du couple là-dedans à partir du moment que ça fonctionne un minimum et que le clan s’agrandit avec les naissances. Il me suffirait de te mettre enceinte pour les satisfaire qui sait.

Pendant une seconde, j'ai un brusque doute. A-t-il raison, suffirait-il de me mettre enceinte pour satisfaire les anciens ? Va-t-il refuser parce qu'il n'y a aucune solution ? Je me retiens à grande peine de laisser mes yeux s'écarquiller d'effroi à cette idée. Heureusement il a détourné son regard de mon corps, alors il ne peut pas voir le brève instant de crainte qui me traverse. J'ai tôt fait de le chasser. Je me mordille la joue et réfléchit à toute allure pour trouver la solution qui pourra me faire affirmer que mon plan est le meilleur. Parce que je connais Masaru, déjà qu'il doit me détester en ce moment de jouer sur ses faiblesses sentimentales, il n'acceptera certainement pas de vivre avec ce poids sur la conscience s'il n'est pas sûr d'en ressortir gagnant au final. Compliqué, quand on sait que mon but est bien de le faire tomber amoureux de moi. Je ne suis vraiment pas sortie de l'auberge dans cette relation qui s'annonce très compliquée et définitivement hasardeuse. N'y a-t-il un seul d'entre nous qui n'en ressortira pas blessé ? Je n'en suis même pas certaine. Il vaudrait mieux que j'accepte dés aujourd'hui et maintenant de supplier les anciens de ne pas me marier à Masaru. Malheureusement pour lui et peut-être même pour moi, je n'ai pas cette bonté d'âme là. Je la réserve à ma sœur que l'air de rien j'adore énormément. Je suis juste trop égoïste pour penser à quelqu'un d'autre. Mais je n'ai jamais dit, ni affirmé être une gentille fille. Je suis une garce, je ne m'en cache pas. Cela ne me fait pas plaisir, mais me rend bien service, je ne vais pas jouer les hypocrites à ce sujet.

-Comme un homme le ferait avec une femme qu'il désir c'est ça ? Qui te dis que je te désir ?
Pourquoi faire ça ? Comment penses-tu t'y prendre pour les convaincre que ce n'est pas possible ? Raconte moi. Je suis curieux de savoir jusqu'où tu as réfléchis à ça. Je ne veux pas me lancer dans un plan foireux.

Qu'est-ce que je disais ? Quand il est si proche, je peux distinguer chaque nuance de bleu de son regard de glace et de braise et pour tout dire ça me fait trésaille jusqu'au tréfond de mon être charnelle. Son souffle est un poison, véritablement, y gouter n'apporte que le malheur. Je cligne des yeux un instant pour chasser la fièvre et la chair de poule qui s'empare de mes membres face à sa douce, mais torturante proximité. Que dieu soit maudit pour m'avoir rendu si sensible à son charme empoisonné, et cette manière qu'il a de de se mordre la lèvre inférieure, comme si, rien qu'un peu je l'attirai. Je me sens mouillée et en sachant tout ce qu'il s'est passé jusqu'à présent, je ne sais pas si je dois me dégouter ou en pleurer, en tout cas une chose est sûre : je l'aime. Je l'aime à la folie. La boule revient dans ma gorge et je ne parviens pas à parler tout de suite par peur de bégayer.

-Ne te fais pas de fausse idée s'il te plaît, s'il doit arriver quelque chose à nouveau, même si se sera différent de la dernière fois, ça n'aura rien à voir avec mes sentiments, c'est comprit ? J'accepte ton pacte. Je te trouverai quelqu'un et tu me libérera de cette connerie. Mais il faut que se soit fait avant le retour de ta sœur et surtout bien avant que ne se prononce pour elle aussi la sentence. Si tu es d'accord, j'accepte également. Mais ne t'attends pas à de la réelle affection, du moins pas en ce sens là. Si je fais ça, c'est uniquement pour tirer un trait sur cette histoire et partir sur une base plus saine.

Je manque de défaillir et de m'évanouir. Cela serait dommage surtout en pareil situation. Cependant je n'y peux rien, je ne m'attendais pas à ce geste de sa part, cette caresse incandescente qu'il pose contre ma joue du bout des doigts et l'effleurement subtile de ses lèvres qui se font telle une plume sur la peau sensible et abîmée de ma bouche. Je frémis et je chute. Mon cœur bat à tout rompre, le sang bat très fort à mes tempes. Il me faut bien cinq minutes avant de réussir à expirer une respiration qui n'est ni saccadé, ni tremblante et même là encore, je ne fais pas confiance à ma voix. Il y a tant de choses que j'aimerai pouvoir te dire Masaru. Tout ce désir, cet amour fou que j'éprouve à ton égard, j'aimerai tellement pouvoir te le transmettre en entier d'un claquement de doigts. Peut-être alors aurais-tu un peu plus pitié de la pauvre salope que je suis. Peut-être alors, m'aiderais-tu à me débarrasser de ce mal qui me ronge. Etre autant obssédé par quelqu'un ce n'est pas normal, je me fais première psychologue et juge de mes délires, de ma toxicomanie. Cependant, je ne parviens pas à lutter et je n'en ai pas l'envie. Et le contrat que tu es sur le point d'accepter, ne va sans douter pas m'aider à me désintoxiquer. Il est fort possible que je ne survive pas à tout ça. Je crois.

Je m'avance une main contre sa nuque et lui lèche chaude la bouche, buvant son souffle avec un gémissement de pur exquise et de soulagement. Je touche au but.

-Je leur ferai croire que je t'ai trompé la nuit suivant à notre mariage. En fait, je te tromperai vraiment en couchant avec mon nouveau “fiancé”. Si j'en suis amoureuse, ça devrait aller. Ce sera une trahison totale et une parjure, ils défairont naturellement notre union. Et si jamais ils font une enquête, je pourrais avouer sans mentir que j'en aime un autre, alors il n'y aura plus rien à y faire. Akane apparaîtra alors comme une gendre idéale, que tu proposeras toi même avec une solution pour taire l'affaire et arranger la situation sans qu'ils ne perdent la face aux autres membres du clan pour cet échec. Bien pensé non ? Et si c'est nécessaire, je m'offrirai pour une nuit au vieux Salazar, il me fait toujours de l'oeil, une petite pipe et il se montrera coopératif.

Je souris mesquinement. Je me retrouve un peu, même si en vérité dans le bas du ventre, je suis totalement terrorisée. D'un geste tremblant je l'embrasse même si je ne me formalise pas de son absence de réponse. Je prend soin de ne pas commenter la façon dont il qualifie notre relation. Mon silence est une acceptation, j'espère qu'il le comprend. Je ne veux pas formuler ses paroles qui me font quand même du mal. J'ai assez souffert pour aujourd'hui. Maintenant, je veux profiter, je veux continuer de croire et d'espérer que le sexe avec lui, n'est pas que brutalité et souffrance. Lentement, je me colle à son corps et je l'épouse, mes seins s'écrasent contre son torse et je me force à rester en place. Je suis sûre qu'il peut sentir les tressautements spasmatiques et terrorissés de mon dos, la violence que je me fais pour être contre lui à nouveau. Je me bouscule pour lui faire face. Je me force avec courage pour me retrouver à nouveau entre ses bras chauds. Je m'accroche à sa chemise et la défait passant mes mains sur ses hanches et son ventre que je caresse tendrement et je ne retiens pas une larme ou deux. Masaru tu es si beau et si doux au fond de toi. Que tu crois que tu me dégoutes me fait mal, mais je n'ai pas le choix de mentir. La vérité c'est que même Maman, ni Akane ne te détesterait jamais, quand bien même tu m'aurais fait “ça”. Et l'autre vérité c'est quoi qu'il arrive, je ne leur dirai jamais, car je ne veux pas qu'on puisse penser du mal de toi. Jamais.

Je soupire et lèche un de ses tétons, pâle et à peine rosé. Je ne sais, pas si je fais bien d'oser le faire. Je ne sais pas par où commencer. Cependant que je croise à nouveau son regard, je ne peux pas m'empêcher et je saute à pieds joints pour m'accrocher à son cou quitte à le faire tomber par terre. Ma bouche s'écrase sur la sienne et je reste pendu sur la pointe des pieds à sa nuque tandis que je force sa cavité buccale à l'aide d'un baiser enflammé. Ma langue touche son palais et la sienne, dévore la chaleur de son antre. Je bois à sa bouche, ramène sa salive entre mes lèvres, aspirant et suçant sans permission son appendice buccale, tendre et humide. Le goût qu'il m'offre au palais et divin et je n'hésite pas à déglutir bruyamment avant de me détacher finalement et de le supplier, toujours dans le vide, n'attendant que ses bras pour me soutenir.

-Serre-moi fort contre toi. Sois ma première fois, mon ami, mon meilleur ami. Le seul garçon en qui j'aurai confiance pour me donner de cette façon pour un début. Apprend moi comment on aime les hommes.






Dernière édition par Aiko K. Hishima le Dim 13 Aoû - 22:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Enfoiré de Masaru ! [PV Masaru Hishima][Flashback chap3][/!\]   Dim 13 Aoû - 22:30


 Enfoiré de Masaru
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Ne serait-il alors pas plus rapide que d’accepter le mariage et qu’elle me trompe le soir même ou la nuit suivante pour que cette histoire se termine ? Une remarque que je pourrais glisser mais qui cependant ne franchit pas la seuil de mes lèvres, mes cordes vocales ne voulant pas vibrer pour prononcer ces mots, peut-être parce que j’ai commencé à prendre conscience de ce qu’elle ressent. Conscient de par ce qu’elle vient de me dire, que sans un minimum d’attachement, ce ne sera pas possible pour elle de passer à l’acte. Puis est-ce que c’est ce je veux ? Est-ce qu’elle devrait se donner ainsi à un homme ? Combien même j’ai pu être horrible et ignoble avec elle, ce n’est pas ce que je souhaite. Malgré nos prises de têtes et ce qui s’est passé au cours de ces dernières semaines Aiko n’en reste pas moins une des personnes qui m’est les plus proches et précieuse. Je me suis donné pour rôle celui du grand-frère, celui qui aurait pour but de la protéger elle et le reste de sa famille envers et contre tout. Ce domaine d’étude qui j’ai choisis et qui me ruine, c’est pour elles. Cette décisions que j’ai prise et que je garde secret à mon entourage quand d’autre se posent la question, je le maintiens tant bien que mal, ne voulant pas me dévoiler de crainte d’être blessé. Aucune d’elles n’est au courant de la raison de ma présence dans la section médicale pas même leur mère. Un petit sourire vient étirer mes lèvres quand elle prononce cette petite phrase qui manque de charme mais n’est pas en reste de me faire ricaner.

-Une petite pipe et il se montrera coopératif hein ?

Répétai-je en ne cachant pas mon amusement sur le coup. C’est bien le genre d’Aiko de prononcer ce genre de parole. Elle est ce que beaucoup qualifie ; une fille vulgaire, sulfureuse, une fille qui doit aimer ça et doit en user pleinement. Or, moi je sais que tout n’est pas vrai, en partie du moi. Oui, elle est cru dans ses paroles, elle ne manque pas de tact et est expressive, ce qui n’est pas pour déplaire combien même ils peuvent être à prôner le contraire. Plus d’uns ont eu droit à mon regard m’méprisant lors des fois ou nous sortions manger ensemble. Si elle n’a personne aujourd’hui, c’est peut- être bien à cause de moi en fait. J’ai dû me montrer trop protecteur et trop agressif envers ses prétendants, devant donner l’effet d’un garde du corps ou d’un videur à l’entrée d’une boite de nuit. Elle est tout dans les paroles et bien souvent les gestes eux ne suivent pas, ou pas de la même manière qu’elle le laisse sous-entendre.

-Qui ne le serait pas… Tout homme ne peut résister à ce genre d’attention.

Sifflais-je d’un petit ton taquin et vicieux, laissant comprendre que moi tout comme les autres ne suis pas étanche à une bonne fellation. Quand elle s’approche et se blottit contre moi, quémandant silencieusement que je la serre quelques instant, je reste au départ malgré tout statique, ne sachant pas si je dois bien le faire, ne sachant pas si peux lui répondre. De la peur, elle en a éprouvé et maintenant c’est mon cas, le fruit de mes remords. Ses mains font tressauter mon derme et il n’est pas seulement question des phéromones que produit notre organisme. Une grimace de gêne vient siéger sur mon visage alors que je chasse cette réticence pour enfin oser avoir un nouveau geste envers elle, doux et délicat. Un effleurement, c’est à peine si j’ose réellement la toucher fermement, craignant de lui faire du mal, de rouvrir ses blessures, en particulier celles que je lui ai causé. Elle ne s’en va pas, elle ne s’éloigne passe et rien que ça me soulage. Cela suffit pour faire taire mes commentaires lorsqu’elle fait passer sa langue sur mes tétons. J’ai eu comme un faible mouvement de recul, mais ne suis pas allé bien loin, maintenant toujours le contact elle comme pour l’y habitué. Je ne dis rien sur le moment et me contente de la regarder, croisant alors ses deux grands yeux couleur or. Ils sont beaux, je ne peux pas le nier mais ne peux pas le lui dire également. Je n’ai jamais été du genre à lui faire des compliments et ce depuis notre plus tendre enfance.

L’idiote a bien failli me faire trébucher en s’agrippant ainsi à moi, me coupant presque le souffle en faisant ce qu’il reste sien. Je n’ai aucun mal à sentir sa langue caresser mon palais, ressentant comme une légère chatouille qui se noie dans le mélange de nos salives. Elle donne l’impression de ne plus être à ses premières tentatives mais est encore assez maladroite, ce qui n’arrange pas les choses de mon côté, trouvant ce manque d’inexpérience assez adorable. J’en feule de contrariété, non pas mécontent de ce baiser qu’elle vient de me donner, mais envers moi-même pour tout un tas de raisons. Et ses paroles ne sont pas pour arranger mon état qui en cet instant se métamorphose à fur et à mesure qu’elle entrouvre ses lèvres/ À croire qu’elle m’aurait volé mon don. Que puis-je faire d’autre si ce n’est que répondre à sa demande, l’enveloppant alors dans mes bras et la serrant fermement contre moi.

-Je ne pense pas être le professeur qu’il te faut.

Dit sans aucune méchanceté, faisant plus exactement allusion au fait qu’en ce qui concerne l’enseignement, je ne suis pas le mieux placé même s’il est vrai qu’en ce qui concerne les rapports sexuels, je n’en suis pas à mon premier coup d’essai. Pour les femmes je suis un véritable poison, ce qui ne m’a jamais dérangé en fait. Seulement, est-ce que j’ai envie de l’empoisonner plus que je ne l’ai déjà fait ? Une forte dose pourrait lui être fatale, à moins qu’au contraire, elle ne développe un antidote. Soigner le mal par le mal, c’est ainsi que l’on procède dans la médecine. Parfois il faut insérer le virus pour que le corps sache comment lutter. De moi, c’est ce qu’elle attend. J’en gronde, j’en râle et j’en frémis. Oui, mon être régis à la proximité du siens. Contre ma peau je peux sentir la pointe de ses seins rouler et dessiner des arabesques. Contre mon pantalon je peux percevoir autant la chaleur qu’un début d’humidité provenant de sa féminité. Mes yeux ne sont pas descendus jusque-là, mais je ne doute pas du frottement de son pubis contre ma cuisse. Mes doigts se serrent et se relâchent à répétition, démontrant un manque de contact, dévoilant contre mon gré la naissance de mon excitation, ce besoin et cette envie de la toucher, de nourrir les capteurs sensoriels de ma peau.

-Tu va avoir mal.


Prévins-je comme pour lui demander si elle est toujours aussi sûr d’elle de vouloir aller jusqu’au bout. Je me penche une nouvelle fois pour atteindre ses lèvres que je caresse de mon souffle, troquant mes effleurements précédent par un contact plus direct, plus présent/ Mes lippes épousent ses nymphes et ma langue vient les écarter pour passer entre ses dents afin de toucher de la pointe sa semblable. Une caresse lente au départ, puis doucement, plus agressive. Se faisant intrusive au creux de sa bouche en malmenant son appendice. Ne lui laissant pas le loisir de pouvoir s’étancher de sa tendresse. Elle se fait câline contre elle, joueuse et taquine. Vicieuse même quand elle vient lécher le filet de salive qui perle à la commissure de ses lèvres, lui offrant alors un large sourire qui en dit long. Je ne peux plus revenir en arrière maintenant, elle vient de me mettre la griffe dessus, il va me falloir aller jusqu’au bout des choses et pour ne pas mentir, ça ne m’est pas aussi désagréable que je le prétends.

Sans un bruit, sans une parole, pas même un murmure, frottant simplement mon nez contre le siens et communiquant avec mon regard, je la tire plus vivement à moi, me montrant certes un peu brusque sur le moment, mais ce n’est que pour mieux la soulever dans mes bras et la transporter jusque dans la chambre, pièce qui pour elle doit être la représentation de son cauchemar. Vaincre le mal par là ou tout à commencer, il n’y a qu’un remède pour elle si elle veut aller de l’avant, et c’est celui-ci. Se retrouver allonger sur le lit ne dot pour elle ne pas être réconfortant, encore moins lorsque je me glisse au-dessus d’elle et lui fait face, comme ce fut le cas cette fois-là. La différence, c’est que cette fois, je ne l’agrippe pas aussi bestialement, non, loin de là, je me fais attentionné. J’ai beaucoup de chose à réparer, j’ai un gouffre à combler et consolider et je ne doute pas que la tâche sera hardie. Ma main se lève pour venir se poser sur sa joue, la berçant dans le creux de ma paume et caressant sa tempe de mon pouce, j’ai un nouveau sourire en la regardant, m’amenant à me remordre les lèvres avant d’exprime mon mécontentement dans un ronflement de mes narines, revenant bien vite chercher sa bouche pour reprendre avec elle nos échanges. S’il y avait de la tendresse juste avant, maintenant à fur à a mesure que nos lèvres et langues se rencontrent, l’intensité évolue. Je peux sentir son souffle s’imprégner du miens tout comme le gout de sa salive coulant dans les tréfonds de ma gorge.

Sous mon corps, sous mon buste, sa poitrine se moue au rythme de sa respiration que je décèle comme affolée, sûrement à cause de tant de nouveauté. Est-elle prise au dépourvu, s’attendait-elle vraiment à tout ça comme elle semble le prétendre ? Je pense qu’elle s’y est préparée, mais ne s’attendait à pas à ce se soit ainsi. Ma main descend de sa joue pour effleurer son cou, laissant mon ongle le lui gratter en dévalant sur son épaule, puis sa clavicule, venant petit à petit chercher un contact qui auparavant s’était fait violent et désagréable. De son anatomie, il n’y a que les extrémités de mes phalanges qui la survolent comme une plume, la touche comme un pinceau, n’imprégnant la toile qu’elle représente que de fine goute de peinture. Laissant perler sur son enveloppe charnelle de fines particules de chaleur. Elle trésaille et je me surprends à aimer ça. J’ai toujours apprécier la taquiner, mais jamais je n’ai pensé le faire de cette manière-là.




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MessageSujet: Re: Enfoiré de Masaru ! [PV Masaru Hishima][Flashback chap3][/!\]   Dim 13 Aoû - 22:30


Enfoiré de Masaru!
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-Je ne pense pas être le professeur qu’il te faut.

Quand Masaru me dit cela, je me sens fragile. Cette douceur qui est brusquement la sienne, me fait trembler toute entière. Je l'entend qui râle à mon oreille, et ce simple son rauque et grave, me prive de tout mon souffle. Il est plus proche que jamais à me caresser, à presser sa jambe entre les miennes et je perds dans cette irrésistible chaleur dont il irradie. Je crois que je ne me suis jamais sentie aussi vivante que maintenant avec ces lèvres qui planent juste au dessus des miennes, sont la plus douce des tortures. Je n'attend plus qu'une chose qu'il me touche, me parjure, me salisse tendrement de ses paumes. Mais cette fois le fera-t-il dans le respect et la tendresses ? Je veux croire que oui, parce que Masaru ne peut pas me haïr à ce point, pas quand il me regarde avec ses yeux là. Je déglutis. Oui, comme ça, c'est toujours comme ça que j'ai voulu que tu me regardes Masaru.

-Tu va avoir mal.

Cette parole me fait frémir, mais je sais qu'il ne s'agit là que d'un avertissement mineur. Je ne nierai pas que cela m'angoisse un instant, que mes genoux se font mou et que la volonté de continuer me manque soudainement. Toutefois heureusement pour moi, ces bras chauds me soutiennent déjà. Il m'empresse de sombrer, telle une mollasonne sur le carrelage froid. A la place, il m'embrasse et me lèce, me vole mes doutes et ma raison à l'aide de sa bouche. Très vite, je suis comme bercée dans un océan de nuages avec pour seul point d'ancrage sa langue qui me tripote le palais, la gorge, et même le coin des lèvres. J'en rougis, j'en frémis. Il me rend folle. Je crois que je pourrais mourir sur place. La fièvre grimpe, elle réchauffe mes trippes. Je ne sais pas si je ne vais pas m'évanouir, je tiens à peine debout, heureusement qu'il est là pour me retenir encore. Dans ce moment intense, la façon dont il me traine contre son torse, presque violente, et la fermeté avec laquelle il me soulève en l'air ne sont pas effrayantes, mais rassurantes, telle la promesse que cette fois, il n'est pas là pour torturer , mais bien me protéger. Il ne mordra pour abîmer, il ne griffera pour détruire, il ne me prendra pas pour punir. Tandis qu'il m'allonge sous lui et que la panique reprend ses droits, c'est que je me répète en boucle, qu'il ne va pas me punir.

-Masaru -je susurre suppliante.-

Sous lui, ma respiration est saccadée. Je peux deviner la pointe de mes seins tendues, comme un appel à ce qu'il les lèche et les suce. D'un autre côté, qu'il le fasse me terrorise un brin, la dernière fois, il a mordu et croqué à sang dans ce bonbon délicat. Je ferme les yeux pour chasser le vilain souvenir. A la place mes orteils viennent caresser l'arrière de son mollet et de son tibia. J'hésite, puis me relève sur les coudes profitant de ses arabesques qu'ils dessinent du bout des doigts sur mon corps et qui me donne la chair de poule. Je suis picotements et fièvre sous ses doigts, je suis offerte. Alors qu'il survole mon corps, embrasse ma peau, je me sens humide au milieu et je rougis. Est-ce que je dégage une odeur ? Je suppose que oui, il a le nez fin, il est un succube. Je me mordille la lèvre inférieuere et me relève pour réclamer un baiser, puis dérive sur son lobe d'oreille que je taquine d'une langue habile. Je ramène aussi mes cheveux sur le côté gauche, lui exposant à loisir mon cou. Je suis sensible ici, j'ai envie qu'il m'y embrasse, qu'il m'y lèche. En fait, j'ai envie qu'il me touche et me découvre de partout, par tous les trous et avec tous ses doigts et toute sa langue, le reste également. Comme pour lui signaler, j'écarte un peu les jambes et attrape son poignet pour le guider timidement vers mon entre-cuisse, tâchant de lui faire comprendre ainsi qu'il peut me toucher, il peut m'explorer.

-Embrasse-moi plus fort.


J'ordonne, ma langue déjà enfoncé dans sa cavité buccale, soufflant fort, très fort. Nos langues qui s'entremellent et se découvrent me font du bien. Elles m'excitent, encore plus quand je les sens se raper et se cogner, s'emmeler pour mieux se tétiner. Oh Masaru je te veux. Je te veux.




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MessageSujet: Re: Enfoiré de Masaru ! [PV Masaru Hishima][Flashback chap3][/!\]   Dim 13 Aoû - 22:31


 Enfoiré de Masaru
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Sa voix qui résonne à mon oreille est comme un encouragement pour mon corps. L'hésitation que j'avais à la toucher d'avantage se dissipe sous l’intonation de son appel. Si mes caresses sur sa poitrine n'étaient que vaporeuse et faites seulement de mes extrémités, il en est maintenant tout autrement. Le contact se fait plus présent, plus distinct sur sa peau. Mes doigts ne se font plus distants avec elle, venant s'écraser sur la courbe de son sein pour y retrouver la rondeur que j'ai en rien savouré la dernière fois. Là dans le calme, dans cette ambiance nouvelle, j'ai maintenant le temps d'en prendre les dimensions. Indéniablement, la sensation que procure sa peau en contact direct avec la mienne n'est pas pour me laisser sans rien ressentir. J'en tire moi aussi du plaisir ou tout du moins c'est ce que me font comprendre les tressautements qui s’emparent de mon être à chaque fois que se gonfle ses poumons et que remue au creux de ma main sa poitrine comme un appel, me demandant de poursuivre et de mieux la saisir, de mieux l'identifier. Sa chaleur imprègne toute ma main et ce n'est sans mal que je peux prendre conscience de la fermeté de son sein. Le lui malaxant et pétrissant de mes cinq doigts alors qu'en coin, son téton me nargue. Est-ce l'effet des phéromones qui fait ça ? Possible oui, il y a de forte chance que ce soit le cas, mais, ce n'est pas désagréable comme sensation.


Quand elle me tend son cou, je ne me fais pas prier pour m’y perdre, le lui caressant alors de mon souffle avant que mes lèvres ne viennent y déposer quelques baisers. J’en gronderai presque contre elle, mon buste se rapprochant et collant à sa poitrine. Sa main qui me semble si petite cette nuit vient s’emparer de mon poignet pour me guider, me faisant comprendre que je n’ai pas à prendre autant mon temps avec elle t que je commence à la faire patienter. Je la découvre comme insatiable, désireuse et curieuse, le bout de femme que je reconnais et retrouve en elle. Prises par ce rictus qui démontre une certaine joie, je me surprends à sourire et j’avoue que ce n’est pas pour me déplaire. De la pointe de ma langue à la manière de l’outil d’un tatouer, je viens graver sur son dermes le symbole de notre clan, y inscrivant tant bien que mal la forme au creux de son cou. Sous ses réclamations je reviens à elle pour répondre à ses assauts, sentant sans mal sa langue pousser la mienne pour s’en emparer, se montrant bien avide.


À mes narines les effluves que produit son organisme me viennent, faisant naitre un mélange de parfums auxquels je suis tout particulièrement sensible de par ma nature démoniaque. Être un succube dans ce genre de situation a autant de bons comme de mauvais côtés. On est victime de pulsions primaires et malsaines. Mon majeur suit la courbe de l’intérieur de sa cuisse gauche, la longeant pour rejoindre le renflement de sa féminité, le contournant pour remonter sur son ventre plat. Dans une lente descente, la rencontre avec son pubis se fait évidente, laissant percevoir que de l’autre côté s’y trouve ce que j’ai une fois détruit. Ma main se fige une paire de seconde, le temps pour moi de faire le tour de la question, fermant alors les yeux pour tout évacuer dans le fond de cette bouche qui s’offre à moi. Chassant mon hésitation, encouragé par ses gémissements et les tressaillements de son corps, ma main glisse encore plus bas, atteignant les plies que composent ses pétales mais aussi bien son bouton qui se cache mais qui ne tardera pas à pointer le bout de son nez pour réclamer de l’attention. Une phalange s’immisce entre ses nymphes sans pour autant l’y pénétrer, s‘imprégnant seulement de sa cyprine et exerçant de faible pression sur ses grandes lèvres. Se dévoilant plus joueuses, mes extrémités se permettent de lui écarter et refermer les pétales à plusieurs reprise de manière à la solliciter mais également à la préparer pour ce qui l’attends. Ce n’est qu’après l’avoir suffisamment taquiner que j’ose, pour son bonheur, présenter mon index à son entrée, le faisant alors écarter ses lèvres pour lentement le sentir s’enfoncer entre ses chairs qui l’étreignent à son intrusion entre elle. Un instant que je n’ai pas pris la dernière fois le temps de savourer. Je ne me trompe pas de mot. C’est un moment que je me surprends à apprécié avec elle. J’en ressens rien qu’au travers de ce seul doigts tout ce qui la submerge. Aussi bien les tremblements de son corps que sa crainte.

Je relève un moment les yeux vers elle afin d’y lire les expressions de son visage, ne voulant pas cette fois y voir de la terreur. Doucement alors je commence à faire remuer mon index en elle, le faisant ressortir pour dans la seconde qui suit revenir, répétant ce geste en guêtant ses réactions, vaillant à lui procurer du plaisir plus qu’autre chose. C’est assez étonnant venant de moi de prendre attention à ce qu’éprouve ma partenaire, une première peut-être ou du moins, je le faisais inconsciemment. Quand elle commence à grimacer, je plisse les yeux et adapte mes gestes à ses réactions, souriant lorsqu'elle échapper des gémissements qui me font dire que je prend la bonne direction pour la guider jusqu'au plaisir. D'un petit râle je souffle à son oreille et descend sur sa gorge mais ne m'y attarde pas, je poursuis jusqu'à atteindre les rondeurs de sa poitrine, y laissant ma langue se tracer un chemin de manière à accéder à une perle, mon regard toujours posé sur elle.




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