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 Peux-tu croire que je t'aime ? (Pv Hiroki)

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Vanya Sonoda

MessageSujet: Peux-tu croire que je t'aime ? (Pv Hiroki)   Lun 21 Nov - 16:52







Peux-tu croire que je t’aime ?
Pv Hiroki Asahina





-Je t'aime.

Ma voix sonna ferme, mais mes genoux, eux, tremblaient. Je pus voir une expression de surprise se dessiner sur le visage d'Hiroki, puis s'effaçer tout aussi soudainement. Bien évidemment, il n'avait pas pris ma déclaration au sérieux. Il aurait été étrange qu'il en soit autrement, cependant je ne pouvais m'empêcher d'être blessée par la désinvolture avec laquelle il avait essuyé l'idée, d'un simple coup d'oeil intrigué. C'était révoltant pour mon égo et en même temps trop évident pour que je sois vraiment en colère. Hiroki me voyait comme une enfant, -sans parler du fait que j'étais toujours câline avec lui-, il n'avait donc pas percuté le pleine impact de ce que j’énonçais. A ses yeux ce n'était qu'une de mes nombreuses démonstrations d'affections quotidiennes même si, en l'occurence, je n'avais jusqu'à présent jamais affirmé avec tant d'ardeur mon amour à son égard. Une main cachée dans la poche droite de sa veste en velours sombre, il prit soin d'éteindre sa cigarette avant de me répondre de sa voix grave :

-Qu'est-ce que tu me racontes encore toi ? -plaisanta-t-il-

Bien que ce ne soit pas volontaire, son ton bas et rauque, me fit frémir. J'adorais le bariton de sa voix forte, c'était un timbre grave et terriblement masculin qu'aucun garçon de mon entourage -trop juvénile- ne possédait. Même la voix de Papa me paraissait plus posé et moins profonde que celle d'Hiroki, beaucoup plus légère et caressante. A la différence, la sienne, puissante, semblait capable de souffler mon cœur d'un simple râle.

Je déglutis, les phalanges serrées sur ma jupe d'école alors que les deux puits qui lui servaient d'iris m'accordaient un coup d'oeil taquin et amusé. Il avait cet air de renard si agaçant, celui qu'il prenait avec ses élèves quand l'un d'eux venait de sortir une idiotie. D'habitude je trouvais cette grimace super craquante, mais en cet instant, elle me stressait juste ! J'avais peur de passer pour une abrutie et pis, je craignais qu'il ne me prenne pas au sérieux du tout ! Courage Naomi ! -m'invectivai-je-. Je ne pouvais décemment pas jouer les potiches de salon !Le mouvement que fit Hiroki pour se lever m'alarma. Il alla prendre sa sacoche et je compris avec ce geste qu'il comptait bientôt me congédier. Ce soir il avait une réunion qui se suivrait d'une soirée au restaurant en compagnie des autres salariés du lycée.

Ma gorge se serra brusquement. Dans ma tête la scène du matin se rejouait sans cesse. J'avais surpris l'infirmière scolaire entrain d'annoncer à notre professeur de français qu'elle comptait se déclarer à « Monsieur Asahina ». Il était de notoriété qu'Hiroki était célibataire et qu'entre lui et Madame Campbell, la mère de Sarah, le courant passait plutôt très bien. Bien évidemment, j'étais moi aussi au courant et c'est bien pour ça que j'étais ici : L'empêcher d'aller la voir.

Au début, je n'avais pas prévu de me déclarer aussi tôt. Je pensais attendre d'avoir la majorité et finir le lycée, d'être dans une situation d'indépendance qui me permettrait de me battre à armes plus égales avec mes rivales. Malheureusement Hiroki était vraiment populaire et j'avais du me faire violence déjà trop longtemps. Je ne supportais plus d'entendre lui et papa parler de ses conquêtes en rigolant, toutes ses nanas moches et relous qui cherchaient à lui mettre le grappin dessus ! Et puis, surtout, je craignais qu'une de ses relations ne deviennent sérieuse ! Or, avec Madame Campbell, j'étais persuadée que ce serait le cas. Elle cherchait un nouveau père pour Sarah, quelqu'un de stable et d'honnête comme Hiroki. Hiroki quant à lui manquait d'une famille, du moins c'est ce que Maman affirmait tous les soirs. Elle était celle qui l'enjoignait le plus à se trouver quelqu'un et fonder son propre foyer. A mon grand désarroi, Hiroki ne niait pas. C'est d'ailleurs Maman la première qui a encouragé Madame Campbell à s'intéresser à Hiroki. Jamais je n'aurai cru dire ça, mais j'ai beau adoré ma mère, en amour c'est définitivement ma pire ennemie !

-Je ne veux pas que tu y ailles. N'y vas pas ! -suppliai-je, une main brusquement posée sur son bras alors que je tentais de le retenir.

Les sourcils d'Hiroki se froncèrent. Je commençais à l'agacer. Comme à son habitude, il était à se damner. Il avait sur son dos sa plus belle chemise noire cintrée et ce parfum d'eau de cologne, celui dont il ne se sépare jamais et qui épouse son corps comme une seconde peau, pas assez fort pour être désagréable et pas assez léger pour qu'on ne le remarque pas. J'en avais l'eau à la bouche tellement l'odeur m'en était agréable, surtout maintenant que nous n'étions plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. Le rouge me monta aux joues et je tentais de garder contenance alors qu'il me toisait longuement, tentant sans aucun doute de comprendre ce qui me prenait brusquement, car ce n'était pas dans mes habitudes que de me montrer aussi capricieuse que ça avec lui.

-Je t'aime Hiroki. Je suis amoureuse de toi, ce n'est pas une gaminerie ! Je suis très sérieuse !!!

Le cœur battant, je vis son visage s'assombrir et sa bouche s'ouvrir, mais je le coupais alors obstinément d'un baiser. Ma bouche cogna maladroitement contre la sienne dans un instant court.

CLAC

La gifle partit si violente que j'en hoquetais. Ma main se porta sur ma joue gonflée alors que je le regardais me dévisager. Il était complètement incrédule.

-Ca suffit maintenant, Naomi !-prévint-il, son ton plus menaçant que jamais.- Si c'est une blague, elle est de très mauvais goût !

Ses paroles me blessèrent plus que de raison, mais c'est avec détermination que je lui fit face. Mon regard se posa sur son trousseau de clefs dont je m'emparais vivement, avant de les cacher derrière mon dos. Elles tintèrent et je vis ses iris perçants me dévisager avec une vive colère cette fois.

-Ce n'est pas une blague ! Je t'aime et si je dois t'embrasser encore pour le prouver...je...je le ferais sans hésiter ! Je t'aime Hiroki ! -énonçai-je, espérant que cette fois, il me prenne au sérieux pour de bon.-


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(Voilà, j'ai fais bouger Hiroki comme tu me l'avais permis, j'espère que ça te plaira !!! ^^)
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Lonq'zu Asahina

MessageSujet: Re: Peux-tu croire que je t'aime ? (Pv Hiroki)   Lun 21 Nov - 21:40






Peux-tu croire que je t’aime ?
Pv Naomi Sonoda




Elle était parti toute seule s'abattre sur sa joue qui déjà ne tarda pas à montrer des signes de réactions. Elle devint rouge quand moi je sentis des fourmillements ravager ma peau que je secoua vivement en plantant mon regard sur elle, encore déconcerté par cette crise soudaine.  Comme dit, je n'apprécie pas beaucoup sa blague, j'ai même un peu de mal à comprendre son intérêt et la raison qui l'a poussée à choisir ce moment précis pour me la faire. Elle n'est pourtant pas sans savoir que je suis attendu à cette soirée, qui si ça ne tenait qu'à moi, je n'aurais peut-être pas accepté d'y aller s'il n'y avait pas eu le concours de sa mère. Tellement insistante, elle n'a pas cessée de me rabâcher d'y aller, que je n'ai pas à passer la plus part de mon temps libre avec elle et son mari, qu'il faut que je profite de la moindre occasion pour sortir et rencontrer quelqu'un. Il me semble même qu'elle a voulu une fois m'inscrire sur un site de rencontre, chose qui bien évidement j'ai été en mesure d'éviter. On peut dire qu'elle n'est pas de tout repos la mère Sonoda et il faut croire que la gamine a piocher un petit peu trop dans ses gênes. Je ne sais même pas ce qu'il m'a prit de lui ouvrir la porte de mon appartement ce soir, sachant que je devais me préparer pour me rendre à la petite fête. Je n'aime pas trop quand on vient empiéter sur mon territoire, même s'il s'agit d'elle et de son frère, ma tanière reste mon univers à moi, un cocon que je ne souhaite pas réellement partager et dieu sait pourtant combien je les aimes tous. De mon côté il est vrai que je ne me prive pas pour m'incruster chez ses parents, mais l'inverse en revanche se fait très rare parce que je trouve toujours une excuse pour éviter ou reporter des réunions dans mon antre. Un peu lunatique sur les bords ? Peut-être bien.

Sa réplique rentre par une oreille et ressort par l'autre sans oublier de frapper le centre de ma boîte crânienne à m'en assourdir de ses idioties.  De sa petite bouche d'adolescente en pleine croissance une énormité vient de sortir à m'en faire pâlir les phalanges d'énervement. Je ne suis pas le genre d'homme très patient et encore moins de ceux avec qui on peut prendre ce genre de blague à la légère. En plus de ça, je ne suis pas friand du jeu auquel elle veut me faire participer et depuis tout à l'heure je ne parviens pas à défroncer mes sourcils. C'est du revers de la main que j'essuie mes lèvres en ne la quittant pas du regard, grognant et pestant même lorsqu'elle finit par me menacer. Parce que oui, dans l'état actuel des choses, c'est ainsi que je prend ses paroles alors que dans une autre situation, j'aurai pu prendre cela pour de l'amusement, une taquinerie qui aurait continuer de faire parti de notre quotidien. J'ignore ce qui l'a décidé à venir briser celui-ci d'ailleurs, moi qui commençais enfin à me faire à cette vie.  

-Oh ? Tu le referais hein ?! Non mais ça va pas dans ta tête. Qu'est-ce que tu as à venir m'emmerder comme ça ce soir. T'as pris de la drogue avec tes copines ou une connerie du genre ? Attention Naomi, ne joue pas à ça avec moi. Prévins-je en m'approchant d'elle et tendant la main. -Maintenant tu arrêtes ton cirque et tu me rend mes clefs. J'ai plus important à me préoccuper ce soir.

Accentuant alors le geste de ma main pour lui faire comprendre que je commence déjà à perdre patience. Je fini par avancer d'un pas dans sa direction tout en encrant dans ses grands yeux couleur océan mes onix qui ne laissent miroiter aucune émotion. La dominant sans grand mal de ma hauteur, je vins me pencher vers elle une fois qu'elle fut le dos contre la matière de ma porte, venant alors plaquer ma main sans douceur et à plat contre celle-ci pour mieux la bloquer mais aussi bien l'effrayer un tantinet je l'avoue. Elle ne peut que s'en prendre qu'à elle-même. Cette situation, c'est elle qui l'a cherchée.

-J'ai besoin de mon véhicule, Naomi. Ne m'oblige pas à devoir appeler tes parents ou bien l'un de tes professeurs pour qu'on m'y emmène. Il voudrait mieux pour toi que cette histoire se règle le plus rapidement possible et dans le calme, tu ne penses pas ? Je tacherai d'oublier cette blague de mon côté.


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Vanya Sonoda

MessageSujet: Re: Peux-tu croire que je t'aime ? (Pv Hiroki)   Mar 22 Nov - 13:45






Peux-tu croire que je t’aime ?
Pv Hiroki Asahina




Si j'étais blessée par la froideur d'Hiroki, je rangeais cela bien au fond, dans le dernier tiroir de mon cœur. Je savais que sortir mes sentiments du placard ne serait pas facile et que, selon toute vraisemblance, il ne me croirait pas. Je ne m'étais jamais attendue à sa bénédiction et encore moins à sa compréhension, en revanche je me faisais mal à sa violence. Il avait toujours été doux et posé, je ne gardais de lui que des bons souvenirs et c'était la première fois que j'avais à affronter sa colère. Honnêtement ce n'était pas une mince affaire. J'étais apeurée et tremblante, si je ne le connaissais pas aussi bien, je m'en serai fais pipi dessus. Les joues brûlantes et les yeux fermés alors que sa main cogne contre le bois de la porte, sa présence est en cet instant tétanisante, mais je ne peux pas m'empêcher d'être un poil excitée. Je suis à ce point obsédée par lui et je ne sais vraiment pas comment lui faire comprendre. Je sais bien que la bataille que j'entame sera très longue. Il ne m'aimera probablement jamais et tous mes efforts sont certainement voués à l'échec. Je le sais. Je le sais bien. Mais ce n'est pas pour autant que je vais renoncer. J'aimerai avoir au moins une chance, rien qu'une seule, aussi minuscule et ridicule soit-elle. Seulement, si je n'arrive pas à le convaincre de ma bonne foi, j'aurai beau prié, elle ne pointera jamais ne serait-ce que le bout de son nez ! Assailli par son souffle et la poitrine en feu, je me baissais vivement et lui passais sous le bras. Mon cœur battait la chamade alors que d'une main discrète, mais déterminée je cachais les clefs dans mon soutien-gorge, dos à lui. Je ne pense pas qu'il osera venir les chercher ici.

-Tu peux bien appeler mes parents Hiroki, je m'en fiche ! -lâchai-je vivement, mes genoux s'entrechoquant toujours plus tandis que ma joue me lançait douloureusement. Je n'ai pas pour habitude qu'on me gifle, mes parents ne se permettent pas de le faire, ou du moins maman l'interdit strictement à papa, sans doute en raison de son passé que je ne connais pas très bien, mais que je sais hanté. Je n'aurai pas cru cela aussi désagréable, pour sûr, ça remet les idées en place !

-Je refuse que tu y ailles ! Je ne veux pas que tu rencontres Madame Campbell, je ne suis pas d'accord ! Elle n'est même pas belle ! -Je rougissais, consciente que mon attitude devait apparaître bien capricieuse, mais continuais tout de même.- Je t'aime Hiroki. Je sais que tu auras du mal à y croire et à l'avaler, mais c'est la vérité. Je t'aime depuis très longtemps ! C'est pour ça que je n'ai jamais ramené de garçons, parce que je ne vois que toi ! C'est aussi moi qui t'envoie des chocolats chaque année dans ton casier !

Je ne sais pas s'il sait que c'est moi, car je n'ai jamais mis mon nom. Il faut dire que mes chocolats ne sont pas très bons et j'en ai toujours eu honte. Aujourd'hui néanmoins, ils me paraissent une très bonne preuve de l'immense affection que j'éprouve à son égard. Je déglutissais, la respiration hiératique. Je commençais à manquer d'air. Depuis que je suis petite, je souffre d'un léger problème cardiaque qui s'accompagne de crises d'asthme sévères, les émotions fortes et le sport ne sont donc pas vraiment bon pour ma santé. Il a d'ailleurs fallu toute mon énergie pour convaincre Maman et Papa de me laisser m'inscrire au club de volley-ball. Un club que je ne fais en vérité que pour profiter d'Hiroki. Je me demande si lui avouer cela le convaincrait ? Non, non surtout pas....Il me forcerait à quitter le club immédiatement... En cet instant, on dirait un volcan sur le point de rentrer en éruption. Je crois qu'il me déteste sincèrement. Hiroki....

-Hiroki. -repris-je à haute voix, désespérée de le retenir- Ne pourrais-tu pas m'écouter et ne pas partir ? Je ne te demande pas d'accepter mes sentiments tout de suite. Je veux juste que tu restes avec moi ce soir !


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Lonq'zu Asahina

MessageSujet: Re: Peux-tu croire que je t'aime ? (Pv Hiroki)   Mar 22 Nov - 22:46






Peux-tu croire que je t’aime ?
Pv Naomi Sonoda




J’ignore ce qu’il lui prend à cete gamine, c’est bien la première fois qu’elle me fait une scène de ce genre. Généralement j’ai droit de temps en temps à des petits caprices du style qu’elle veut que je l’emmène quelque part, que je lui offre une boisson, un repas dans un restaurant du coin, fin des choses que je fais depuis qu’elle est toute petite déjà. Des traitements que je lui accorde à elle mais aussi bien à son frère.C’est bien la première fois qu’elle me fait une crise au point de me taper bien assez vite sur le système. Comme dit, je ne suis pas quelqu’un de très patients, encore moins quand j’ai ailleurs des obligations. Je suis attendu et je n’aime pas être en retard, habituellement je fais toujours en sorte d’être soit en avance soit pile à l’heure. La ponctualité est un point d’honneur que je suis parvenu jusque-là à maintenir. En la bloquant ainsi contre la porte, j’ai cru, c’est vrai pouvoir la dissuader de poursuivre sa comédie, mais, la bougresse est plus teigneuse que je n’ai voulu le croire et pourtant ce n’est pas faute de l’avoir vu grandir.

-Naomi….Soupirai-je déjà d’exaspération alors que je l’entend encore une fois sortir cette énormité qui jusqu’à ce soir n’avais jamais sonné de la même manière. Ces mots qu’elle me dit là, je ne veux pas les entendre et encore moins croire en leur sens. Je suis conscient de ce qu’ils signifient, me venant d’elle, je souhaite sincèrement qu’il en est autrement. Hélas, son insistance me laisse croire que je me trompe et c’est bien ce qui me terrifie, ou plutôt devrais-je dire : m’ennuie. Je ne peux empêcher mon poing de se serrer quand elle continue en m’avouant la provenance de ces chocolats que je retrouve dans mon casier le jour de la Saint Valentin. Devrais-je lui dire que je le savais déjà ? Que je m’en étais rendu compte bien avant ? Le milieu dans lequel j’ai grandi et vécu durant toutes ces années à éveiller mon sens de l’observation et m’a également rendu suspicieux de tout ce qui se passe autour de moi. Quand une anomalie vient perturber mon quotidien, je pousse une enquête minutieuse pour déceler le fin mot de l’histoire. Ce fut le cas lorsque j’en ai reçu pour la seconde fois. Puis, il ne faut pas non plus sous-estimer mon palet. Je n’ai pas eu de mal à faire le rapprochement entre ceux-là et ceux qu’elle me donne par « politesse » quand je viens chez sa famille sous l’invitation de ses parents.

-Ne te fous pas de moi Naomi, tu sais très bien à quel point je suis à cheval sur l'heure et mes rendez-vous. Ne me fais pas perdre davantage patience au risque de t'en mordre les doigts. Crois, tu regrettera bien assez vite de m'avoir à ce point emmerder.

Pour parler franchement avec elle, il est vrai que je ne mâche pas mes mots, mais en même temps, on ne peut pas dire qu'elle fasse quelque chose pour arranger mon état si ce n'est qu'au contraire l'envenimé. L'éthique, j'ai toujours eut auprès de mes nombreux collègues, quelque soit le milieu où j'ai du me fondre, une image d'un homme d'affaire, pointilleux et carré. Ce n'est pas une gamine qui va détruire tout ce travail pour un petit caprice, que dis-je, une crise d'adolescente certainement en pleine période. Parce que le printemps arrive et que ses copines batifoles, il faut qu'elle vienne jeter son dévolu sur moi ? Pourquoi ? L'ai-je trop chouchouter ? Ai-je fait quelque chose qui lui laisse croire qu'elle a ses chances ? Ne sait on jamais. Sur un malentendu, tout peu arriver, qui sait ce qu'il se passe dans la tête des jeunes ces dernières années, j'ai de plus en plus de mal à suivre leur rythme...

-Tu ne veux pas attendre plus tard sérieusement pour me faire ta scène. Je suis en retard avec tes conneries. Rend moi mes clés et mets toi devant un film en m'attendant. J'y vais, je passe ma soirée tranquille, je papote, je bois et je rentre okay ? Puis....


M'approchant d'elle en tendant la main dans sa direction.

-Si ce qui te dérange tant c'est que je me retrouve avec l'infirmière scolaire...Dis toi que si ce n'est pas ce soir que j'y vais, se sera une autre fois. Et, cette fois, je ne pense pas qu'il y aura autour de nous tout les autres professeurs.


Prévins-je comme une menace, me doutant bien qu'elle va encore plus s'énerver, la connaissant, je ne serais pas étonné. Je n'ignore pas la petit pile en furie qu'elle peut être par moment. Mais elle l'a cherchée. Puis c'est également la vérité, si ce n'est pas ce soir, je ne serais pas à l'abri d'une nouvelle invitation.


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Vanya Sonoda

MessageSujet: Re: Peux-tu croire que je t'aime ? (Pv Hiroki)   Jeu 24 Nov - 0:54






Peux-tu croire que je t’aime ?
Pv Hiroki Asahina




-Ne te fous pas de moi Naomi, tu sais très bien à quel point je suis à cheval sur l'heure et mes rendez-vous. Ne me fais pas perdre davantage patience au risque de t'en mordre les doigts. Crois, tu regrettera bien assez vite de m'avoir à ce point emmerder. 

Hiroki restera pour toujours Hiroki. Il est froid et impérieux. Mais ce n'est pas son ton, encore moins ces menaces qui vont me faire reculer. Inconsciemment, je déglutis une main sur la poignée de la porte, alors qu'entre mes côtés mon cœur bat toujours aussi fort. Hiroki... Il ne tient pas à comprendre, pour lui je ne fais que le retarder et quelque part je sais qu'il n'a pas tort. A sa place, je serais agacée aussi à m'imaginer que la fille de mon meilleur ami a pété un câble. Je suis loin d'être une idiote, je me doute que mon comportement ne le satisfait pas le moins du monde. Je tremble, mais je reste droite. Je ne peux pas le laisser partir après ça, il faut que j'arrive à le convaincre de ma bonne foi, absolument. Mais comment faire ? Mes paroles ne semblent pas l'atteindre, pas plus que mes actes. Je suis désespérée de lui faire comprendre. Si les gestes et le ton ne suffisent pas que me reste-il ? Inconsciemment, je me mets à le supplier du regard, les lèvres plissées dans une mimique désespérée.

-Tu ne veux pas attendre plus tard sérieusement pour me faire ta scène. Je suis en retard avec tes conneries. Rend moi mes clés et mets toi devant un film en m'attendant. J'y vais, je passe ma soirée tranquille, je papote, je bois et je rentre okay ? Puis....

Attendre ? Mais je ne fais que ça ! J'ai envie de lui crier que ça fait plus de dix ans que j'attends, que je le guette. J'ai passé mon enfance à espérer que les seins me poussent et que mes règles viennent. Je piquais les chaussures et les vêtements de Maman, tout ça parce que je n'avais qu'une hâte, être suffisamment grande et mature pour qu'il pose ses yeux sur moi. Sauf qu'il ne le fait pas. Hiroki ne me regarde pas. J'inspire et expire, je serre mes doigts sur les clefs. Réfléchis, Naomi ! -m'invectivai-je-, il doit bien y avoir une solution. Je me ronge les sangs et je l'observe, sa main qui se tend dans ma direction est pareille à la serre d'un rapace, menaçante.

Inconsciemment je déglutis, j'ai peur qu'il parvienne à me toucher et me piquer les clefs. Il est plus fort, plus rapide, je veux dire ce n'est pas le premier venu, avant d'être professeur il est garde du corps. Je suis certaine qu'il trempe dans des affaires peu recommandables d'ailleurs, comme papa.

Bien que je n'ai jamais le droit de demander, j'ai déjà écouté aux portes le plus discrètement possible. Mais franchement qu'espéraient-ils de ma part ? Que j'approuve leur petit business et reste bien sage sans jamais rien dire, ni penser ? Il me traite tous les deux comme une gamine. Même Shinichi est plus au courant de leurs activités que je ne le suis, encore un détail qui m'exaspère. Je ne supporte que trop mal cette différence de traitement.

-Si ce qui te dérange tant c'est que je me retrouve avec l'infirmière scolaire...Dis toi que si ce n'est pas ce soir que j'y vais, se sera une autre fois. Et, cette fois, je ne pense pas qu'il y aura autour de nous tout les autres professeurs. 

Je fronce les sourcils à cette remarque. Le fait-il exprès pour m'énerver ? Parce que si c'est le cas, il réussi très bien. Je ne veux pas qu'il la voit. Je suis pourtant clair non ? Ou alors, l'aime-t-il déjà ? Est-il intéressé ? Mon cœur se serre et j'ai envie de vomir juste à les imaginer ensemble. Non, je...je ne le permettrai pas. Les oreilles sifflantes, la gorge étroite, je cache vivement les clefs dans mon chemisier, pile entre mes seins. Je sais Hiroki coléreux, mais je ne pense pas qu'il osera venir les chercher là. Il n'osera pas me toucher ici, encore moins me déshabiller de force. Du moins, je crois, mais je peux toujours me tromper, pas que cela me dérangerait cela dit.

Néanmoins, je le sais trop respectueux de mon père pour m'attaquer de cette manière. Et à mon plus grand malheur, c'est bien cette grande moralité que j'adore et abhorre à la fois. C'est très paradoxale de me rendre compte que je l'aime justement parce qu'il est ainsi, fier et fort, tellement droit, mais que, en même temps, c'est aussi à cause de ça que je suis autant sur les nerfs. Car avec sa droiture, il ne m'acceptera jamais ! Se faire une mineur et la fille de son meilleur ami de surcrôit ? Laissez-le rire, c'est ridicule et malsain !
Je sais très bien à quel point cela doit lui paraître impensable, pis inconcevable. J'imagine jusqu'où la simple idée de me toucher doit le déranger, le dégoûter...Après tout, ce serait aller à l'encontre de toutes ses valeurs et Hiroki est un homme de principes. Toutefois, je...je ne peux pas abandonner. Si je ne fais rien, je crois que j'en mourrais de frustration. Je suis égoïste, je le sais. Pardonne-moi Hiroki.

-Est-ce que tu l'aimes à ce point ?

Je le regarde et m'approche à nouveau. Je tremble et saisit son haut, mes yeux larmoyants. Je compte bien le prendre par les sentiments s'il le faut.

-Est-ce qu'ils sont plus importants que moi ? Tu t'en fous que je ne sois pas bien ?

Je déglutis, puis baisse la tête tout en venant dégrafer ma jupe qui tombe dans un mouvement fluide à mes pieds.

-Si une partie de sexe est plus importante que moi, alors je peux très bien faire l'affaire non ? Mais ne va pas la voir, je la déteste cette femme...je la hais. Je ne veux pas d'elle dans ta vie, ni dans la mienne. Elle ne te mérite pas. Elle ne t'aime pas assez.


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Lonq'zu Asahina

MessageSujet: Re: Peux-tu croire que je t'aime ? (Pv Hiroki)   Jeu 24 Nov - 8:25






Peux-tu croire que je t’aime ?
Pv Naomi Sonoda




Cette gamine, qu’est-ce qui lui prend de me faire une crise pareille, elle qui pourtant à toujours était adorable. C’est la première fois que je la découvre aussi capricieuse, voir limite hystérique même, c’est du jamais vu pour moi. Si parfois elle a su me faire comprendre qu’elle ne souhaite pas me partager, comme c’est arrivé une fois lors d’un de ses anniversaires où quelques-unes de ses amies sont venues à la maison, ce soir c’est bien la première fois qu’elle l’exprime aussi intensément, tout comme c’est le cas pour ce geste qu’elle a osée forcer. Qu’est-ce qui lui a pris sincèrement de m’embrasser comme elle vient de le faire, sûrement un coup de ses hormones comme c’est le cas chez beaucoup d’adolescente de son âge. Les ravages de la nature, j’espère que ce n’est là qu’une simple folie passagère, que c’est seulement son corps qui la travaille et rien de plus sérieux. C’est ce que je veux me convaincre, mais elle fait tout pour me faire entendre qu’il ne s’agit pas uniquement de cela. Je suis sûr qu’elle est consciente que je n’apprécie pas cette situation tout autant qu’elle ne doit pas la trouver agréable non plus. Que ressent elle en sachant que le regard que je pose sur elle n’a rien de celui observateur et protecteur que j’ai l’habitude de lui adresser ? Perçoit-elle suffisamment que je commence à bouillir intérieurement de colère et de mal être. Ma petite menace ne semble pas prendre avec elle, pourtant je n’ai pas totalement tort dans mes suggestions. Si ce n’est pas ce soir que j’y vais, je doute qu’on me laisse tranquille et que mes collègues trouveront une autre occasion de me faire sortir, eux mais plus particulière cette très chère femme que Naomi dit détester. Une nouvelle qui me surprend un peu d’ailleurs, il me semble qu’elle n’a pourtant rien fait pour attirer sa haine. Elle est gentille et douce avec ses patients, prévenante et attentionnée en plus de ça. Comme je le lui ai dit, bien que ce ne soit qu’une simple supposition, je ne suis pas à l’abri d’un second rendez-vous qui sera celui-ci certainement en tête à tête.


-Qu’est-ce que tu me raconte, qu’est-ce que tu me parle d’amour. Ce n’est pas vraiment la question Naomi. Puis si c’est le cas, qu’est-ce que ça peut te faire ?


Est-ce que c’est ça ? Est-ce que j’aime déjà cette personne ? Non, bien sûr que non. D’accord, elle est sympathique comme a pu me la décrire Maki, mais ce n’est pas le grand amour ni même une aventure. Un flirte peut-être, une histoire de séduction pour voir si le charme peut toujours opérer ; En somme, c’est un jeu. Je n’ai jamais exprimé l’envie de m’engager dans une relation sérieuse et je ne suis pas le genre d’homme à m’embêter avec des histoires de ce type au travail, ce n’est que source d’ennui. J’ai été en mesure de me trouver un job paisible qui me permet de vivre légalement et de rester au côté de mes proches, dont la morveuse qui me fait actuellement face fait essentiellement parti. Elle ne s’en rend pas compte on dirait bien, mais elle m’est extrêmement précieuse, tout comme le sont ses parents et son frère. Mais plutôt que de le prendre en compte, la bougresse s’acharne à m’énerver en enfournant la clé de mon véhicule dans son vêtement. Plus précisément au creux de sa poitrine en pensant très certainement que je ne me risquerai pas à lui faire des attouchements pour la lui récupérer. Elle n’aurait pas totalement tort dans un sens, en temps normal, il est évident que je n’en ferai rien, mais, en l’occurrence, cette situation n’a rien de normale. Elle ne fait qu’attiser ma colère et noircir mon impatience dans un froncement de sourcils qui démontre bien mon mécontentement. Un petit « tsss » s’échappant même de mes lèvres dans un grincement de dents mêlé à un grognement.


-Sérieusement Naomi arrê…


Elle me coupe dans mon élan, s’animant plus encore pour mieux m’exaspérer. Je n’ai pas loupé ce petit regard de chien battu. J’ai bien compris qu’elle a tentée de me prendre par les sentiments. Les mots qui sortent de sa bouche sont comme un coup de marteau, jamais je n’ai songé avoir un jour une telle discussion avec elle sur le sexe, je me suis toujours dit que ce serait avec ses amies qu’elle aborderait le sujet ou peut-être son frère ou sa mère. Son père, j’en doute, mais je pensais qu’elle m’aurait au moins épargné ça. Il faut croire que je me trompe sur toute la ligne et elle ne perd pas un instant pour me l’envoyer dans la face d’une manière un peu trop directe à mon goût. C’est bien plus que je ne peux en supporter, j’ai été jusque-là gentil avec elle, mais, elle va trop loin maintenant, elle dépasse les bornes. Une crise, d’accord, je peux accepter, qu’elle la déteste aussi, mais ça là, non, c’est mort. En plus de fourrer dans ses vêtements au creux de sa poitrine de jeune femme en pleine adolescence ma clé, il faut en plus de ça qu’elle m’expose  une telle idiotie ? Est-elle consciente de ce qu’elle me fait là ? Se rend-t-elle compte de combien ça peut m’irriter. Quand je vois s’échouer sur le sol sa jupe qu’elle vient de défaire, laissant alors entrevoir le tissus de sa culotte à peine masqué par la chemise de son uniforme, je grince des dents et en serre le poing.  Une seconde gifle ne serait pas de trop…Mais je pense, sera inefficace et lui faire du mal n’est pas dans mes intentions.

-Tu ne pense pas que tu va trop loin là ? T’en fais pas déjà assez avec ta crise ? Ce n’est pas qu’une question de sexe Naomi. Puis, pour information, je ne couche pas avec des personnes que je suis amené à recroiser régulièrement.

Cette information est une manière comme une autre de la rejeter sans trop de violence, à voir si elle sera en mesure de le comprendre comme je l’entends, bien que je la sais très têtue quand elle s’y met, comme c’est d’ailleurs le cas aujourd’hui.  

-Dois-je te rappeler que c’est ta mère qui cherche à la faire venir dans notre vie ? Tu sais tout comme moi comment est ma vision des choses concernant les relations au travail.

Bien que ce dernier ne soit que fictif d’un certain point de vue. Ce n’est pas avec des paroles cependant qu’elle entendra raison, je le sais, bien malgré moi. Soupirant alors avant de la fixer, je me rapproche à nouveau d’elle sans lui laisser la moindre échappatoire. Un pas, un murmure et je tends le bras pour l’attraper de mes doigts et la manipuler de sorte à ce qu’elle rencontre l’accoudoir de mon canapé et finisse par basculer. La forçant alors à adopter une position légèrement contraignante. Je profite de sa surprise pour la bloquer ainsi dessus en m’obligeant à me glisser au-dessus d’elle sans pour autant la plaquer de mon corps contre le sien. Une certaine distance règne entre mon torse et sa poitrine. D’une main je maintien fermement ses poignets au-dessus de sa tête tandis que de l’autre je ne me prive pas, non sans mal, de la glisser sur son ventre plat. Effleurant alors sa peau de la mienne.

-Tu sais, à me pousser comme tu le fais, ça n’aura rien du beau tableau que tu t’en fais. Je peux sans difficulté t’en dégouter… Grognai-je comme d’une menace alors que mon regard se plonge dans le sien - Il serait plus judicieux de me rendre tout de suite mes clés. Laisse-moi passer ma soirée tranquillement, et à mon retour, j’espère sincèrement que tu auras oubliée toute cette histoire qui tu t’en doute, ne mènera nulle part.  


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MessageSujet: Re: Peux-tu croire que je t'aime ? (Pv Hiroki)   Sam 26 Nov - 21:24






Peux-tu croire que je t’aime ?
Pv Hiroki Asahina




-Tu ne pense pas que tu va trop loin là ? T’en fais pas déjà assez avec ta crise ? Ce n’est pas qu’une question de sexe Naomi. Puis, pour information, je ne couche pas avec des personnes que je suis amené à recroiser régulièrement.  Dois-je te rappeler que c’est ta mère qui cherche à la faire venir dans notre vie ? Tu sais tout comme moi comment est ma vision des choses concernant les relations au travail. 

Je rougis un peu de honte, mais aussi de fureur. Hiroki vient clairement de me rejeter tout en me rappelant clairement qu'il n'est pas l'homme que je dépeins. Je m'en veux d'avoir aborder le sujet de Mme Campbell sans réfléchir alors que je sais à quel point Hiroki est stricte aux sujets des relations au travail. Toutefois, je ne regrette pas de lui avoir avoué mes sentiments, ceux-ci sont sincères et me rongeaient depuis bien trop longtemps pour que je ne le supporte davantage. Quoi qu'il en soit, je ne peux plus me retourner et même si c'est très certainement ce qu'il souhaite le plus, je ne peux pas effacer ce qu'il vient de se passer. Je ne supporterai pas qu'il range avec désinvolture cet épisode dans un placard, ne jugeant mes paroles qu'avec légèreté, parce que je suis tout sauf légère en cet instant. Au contraire, je suis mortellement sérieuse.

Mes jambes tremblent et l’aplomb me manque, mais je reste droite. Il a du comprendre que ses mots ne me persuaderaient pas plus que je n'arrive à le convaincre que je l'aime. Sa main qui se dirige vers moi me tétanise un instant et je ferme les yeux, par crainte de me prendre une nouvelle gifle. A la place il me serre les poignets et je me retrouve bientôt plaqué contre son canapé. L'accoudoir qui me rentre dans le dos et la distance qu'il maintient entre son corps et le mien ne rend en rien la position enviable. Je ne peux pas sentir sa chaleur pour me détendre, pis j'ai froid et le bras du meuble me rentre douloureusement entre les omoplates, nul doute que j'aurai un beau bleu. Je ne blâmerai pas Hiroki cependant, j'ai malheureusement la peau blanche et sensible, un rien suffit à l'irriter. Je me mords l'intérieur de la joue et tente de tourner la tête pour mieux fuir son regard scrutateur. Il ne m'en donne toutefois pas l'occasion et bientôt sa main se pose sur mon ventre, comme brûlante en une indécente caresse. Je suis à mi chemin entre le paradis et l'enfer tétanisée par les paroles qu'il m'adresse.


-Tu sais, à me pousser comme tu le fais, ça n’aura rien du beau tableau que tu t’en fais. Je peux sans difficulté t’en dégouter…Il serait plus judicieux de me rendre tout de suite mes clés. Laisse-moi passer ma soirée tranquillement, et à mon retour, j’espère sincèrement que tu auras oubliée toute cette histoire qui tu t’en doute, ne mènera nulle part. 

Mes sourcils se froncent pour la énième fois de la soirée. Je pleure plus fort, comme si les sanglots de toute à l'heure ne suffisaient pas. Néanmoins, je ne pleure pas de peur, ni d'angoisse, comme il se l'imagine peut-être. Je n'ai pas peur de ce qu'il pourrait me faire, ni même de ce qu'il pense qu'il pourrait me faire. Je connais Hiroki, je sais sa droiture et sa gentillesse. Il n'est pas un violeur, encore moins un homme violent. Mais comment-peut-il imaginer que quoi que ce soit venant de sa part pourrait me dégouter ? Il ne saisit pas du tout la portée, ni la profondeur de mon amour à son égard et c'est ça, plus que le reste, qui en ce moment me blesse.

-Comm...comment peux-tu penser que tu peux me...dé..dégouter ? -bégayai-je, mon regard larmoyant planté dans le sien, noir, tellement noir.- Rien de toi ne peut me dégouter Hiroki. Je t'aime trop pour ça, tu comprends ? Tu peux me frapper, tu peux m'insulter, ça ne fait rien, je t'aime quand même ! De toute façon, tu n'en es pas capable. Et surtout tu le sais ! Même si tu ne veux pas l'entendre, tu sais que je ne mens pas ! J'ai pleins de défauts c'est vrai, je suis pénible, capricieuse et jalouse, mais je ne suis pas une menteuse ! Tu me connais. Tu le sais. Je sais que tu le sais Hiroki.

J'essaie de retrouver une respiration contrôlée sauf que je suis sous le coup de l'émotion et rien ne semble vouloir faire taire la folle course de mon cœur. J'ai peur de faire une crise, que le moment ne s'arrête, que je n'ai pas le temps de lui faire comprendre la moindre petite chose. Je papillonne des yeux et ma vision se trouble, je sens l'air qui commence à  me manquer, ma gorge qui se serre dans un étau de fer. La pâleur de mon visage doit être cadavérique et une fiche couche de sueur asaille mon corps déjà parcouru de légers spasmes. Je déteste être aussi pitoyable, surtout devant lui. Je déglutis. Courage Naomi, fais comme le médecin t'as appris ! Je prends une lente inspiration, puis expire histoire de retrouver un semblant de calme et chasser la douleur que je sens déjà naître, vicieuse, au creux de ma poitrine, là où la froide ossature des clés me rentre dans la peau.

-Je t'aime Hiroki et si tu t'attends à ce que je fasse semblant, que je te dise pardon et que je vais oublier, je ne peux pas, je ne pourrai jamais, plutôt mourir ! Si tu dois coucher avec quelqu'un ce soir, fais-le avec moi. Je m'en fiche que tu ne m'aimes pas, tant que c'est toi tout me va. Et, si tu ne me crois pas sache que si tu t'en vas, je me coupe les veines ! Oui, je te menace, oui je t'accule, mais tu ne me laisses pas le choix ! Je n'ai rien d'autre, ni la force, ni la maturité pour te convaincre alors...si tu t'en vas, je me tue Hiroki. Je serais morte par ta faute. Et si tu racontes quoi que ce soit à Maman et Papa je mettrai fin à ma vie aussi.

Pour accentuer mes propos, je jette un coup d'oeil à un meuble contre le mur d'en face, dans lequel je sais qu'il cache un coffre blindé avec une arme à l'intérieur.

-Je connais ton code et comment tu caches ton révolver, j'ai entendu toi et papa en parler l'autre soir, pour les cas d'urgences. Ne me pense pas incapable de l'utiliser.


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Dernière édition par Naomi Vanya Sonoda le Sam 3 Déc - 10:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Peux-tu croire que je t'aime ? (Pv Hiroki)   Lun 28 Nov - 9:48






Peux-tu croire que je t’aime ?
Pv Naomi Sonoda




Son seul regard suffit pour que je comprenne l'ampleur de ses paroles et quand bien même je peux tenter de me convaincre que ce n'est qu'une folie passagère dans son adolescence, je sais à l'évidence que peu importe la durée qu'elle peut avoir, ce ne sera pas une partie de plaisir, aussi bien pour moi que pour elle. Malheureusement, comme je le craignais, ce n'est pas une pulsion soudaine qui l'a prend comme ça mais bien des sentiments qui se sont formés au fil de ces dernières années. Elle se fourvoie. Elle se méprend totalement sur l'origine de notre relation, du moins je l'imagine. L'affection et l'attention que j'ai pu lui porter jusqu'à aujourd'hui, j'espère seulement qu'elle ne l'a pas interprété autrement, qu'elle n'y a pas vu là-dedans une autre forme d'amour.  Pour la énième fois je gronde en mon fort intérieur à l'entendre ainsi m'exposer ses sentiments qui pour moi, dans cette situation, sont semblable à du venin. Ce que je déteste le plus en ce moment dans notre relation c'est justement cette capacité à déceler le vrai du faux dans ses paroles. Comme elle vient de l'affirmer, elle sait que je sais. Et ça, c'est très certainement ce qu'il y a de plus dérangeant et énervant. Mais qu'est-ce qui est le pire entre les deux ? Entre le fait de savoir qu'elle est plus que sérieuse ou celui qu'elle sait que je ne suis pas capable d'ignorer totalement  ses paroles ?

-Tu va trop loin...

C'est le cas de le dire, d'autant plus quand elle commence à me parler de viol ou je ne sais quoi d'autre encore quand on sait que mon activité principale est précisément de lutter contre ce genre d'acte. Est-elle au courant de ça ? En ce qui la concerne, je ne sais plus trop à quoi m'attendre à vrai dire, j'ignore bien tout les secrets qu'elle a en connaissance malgré la discrétion dont nous essayons de faire preuve son père et moi au sujet de notre combat. Un simple professeur de sport, elle n'est pas dupe, elle a parfaitement saisis que je ne suis pas que ça. Mes nombreuses disparitions ont dû finir par lui mettre la puce à l'oreille, ça en plus de sa nature un peu trop fouineuse. Je me souviens bien de cette fois où je l'ai prise sur le fait en train de scruter le journal de son frère. À l'époque, elle disait rechercher son livre de recette mais qu'en tombant dessus, elle n'a pas pu se retenir d'y jeter un œil. Où est donc passer cette gamine légèrement turbulente et curieuse mais adorable et amusante ? Je ne la reconnais plus. A -t-elle toujours était ainsi ? Est-ce moi qui depuis le départ me trompe sur elle ? Au fond de moi, je sais qu'elle est une boule de feu qui s'agite avec force et intensité. Téméraire, énergique, ne tenant pas en place. Naomi est le genre de fille à foncer tout droit et à ne pas prendre en compte les autres possibilités. Convaincue de ses propres choix, les solutions qu'elle pense bonnes ne le sont pas souvent dans bien des situations comme c'est le cas ce soir. En agissant ainsi, croit-elle que c'est la meilleure chose à faire ? La connaissant, je ne peux que me dire que oui, c'est bien ce qu'elle doit penser et lui faire entendre raison ne s'annonce pas être une tâche facile. J'ai la sensation qu'elle interprète la moindre de mes paroles à sa manière. J'ai beau la menacer que même si je n'y vais pas là, se sera reporter à une autre fois et arrivera ce qui arrivera sans pour autant parler nécessaire d'acte sexuel. Je bous, encore et toujours en l'entendant, en la voyant ainsi, dans cet état. Conscient que j'en suis la cause sans savoir quoi faire ou du moins sans le vouloir. Parce que je sais ce qu'elle attend de moi, parce que je sais que ce n'est pas faisable, je m'enfonce moi aussi dans une sorte d'impasse. Ce qui est assez risible quand j'y repense. Je me suis pourtant déjà retrouver dans des situations plus périlleuses que celle-ci et pourtant, cette dernière semble être la plus stressante.

Je m'énerve, ça l'affecte et je m'en rend compte. Avec cette distance, je perçois sans mal sa respiration. Ayant dû faire attention chaque jour à elle, je n'ai aucune difficulté à repérer ce genre de problème. Je n'ignore pas ce que ça signifie et la voir ainsi me met étrangement mal à l'aise. Malgré notre confrontation, je constate que ma colère n'étouffe en rien la tâche que je me suis moi-même attribué envers cette fille. Un observateur, un protecteur, j'ai tout fait pour qu'elle ne soit pas blessée et aujourd'hui, tout m'échappe. C'est moi qui lui fait du mal. Serai-je en train de regretter ? De céder même ? Je n'irai pas jusque là où plutôt, je n'y vais pas. Pas quand elle poursuit en proférant de telles menaces. C'est la goutte de trop, c'est que je déteste le plus. Elle ose sincèrement aborder un sujet comme celui-là ? Elle ose parler ainsi de sa vie ? La mettant en jeu si je n'obéis pas à ses complaintes ? Désolé pour mon langage, mais c'est du foutage de gueule là.  Pour qui se prend-t-elle et pour qui me prend-t-elle par la même occasion ? Dans l'entente des ces immondices, mes yeux se sont comme qui dirait mit en orbite. Écarquillaient comme ça ne m'est que très rarement arrivé, elle ne doit pas avoir de mal pour y lire toute l'animosité qui me submerge en cet instant. J'en ai la chair de poule et je ressent les pulsions de mon sang dans la totalité de mon corps. Mes nerfs sont à vifs, mes bras mon tremblent, une sensation que je n'approuve pas.

-Non mais tu te fo....

Elle ne me laisse pas le temps de terminer, attirant mon attention sur l'un de mes meubles derrière lequel s'y cache mon arme de fonction. Je fronce les sourcils un instant, comme sceptique et en attente avec effrois de ce qu'elle allait à nouveau me révéler. À ce stade, il ne s'agit plus de surprise mais de dépit. La prise de mes doigts sur ses poignets s'est affermit en réponse à cette rage montante. Braquant alors mon regard sur elle en contenant bien mal ma colère, je reste ainsi à la dévisager dans le silence, en proie à de multiples émotions qui me perdent dans la marche à suivre. Incapable de savoir comment je dois réagir, je ne vois pas où se trouve la solution à mon problème. Tout ce que je sais, c'est que je ne peux pas la laisser avoir cette manière de fonctionner, à ce train là, elle court à la catastrophe.  Ce n'est que maintenant que je me rend compte que dans ce mélange d'information, ma main s'était ôté de son ventre pour se tendre brusquement. J'ai bien faillit lui donner une nouvelle gifle et c'est avec horreur que je fixe mes phalanges. Les resserrant alors pour venir taper du poing sur le sommier du canapé, feulant comme pas possible.  

-Qu'est-ce que tu crois faire ? Es-tu heureuse en agissant comme tu le fais ? Ça te fait plaisir de me menacer en rabaissant comme ça ta vie ? Après tout ce que nous avons fait pour toi. Ça te va de gâcher ainsi tout mes efforts ? De détruire par la même occasion l'affection que j'avais pour toi.

Ajoutai-je dans un ton disparu. La colère qui m'envahit, étrangement ne se reflète pas dans la tonalité de mon timbre. J'ai tenté de lui faire peur tout à l'heure, ça n'a pas fonctionné. Avec ce qu'elle vient de m’asséner, je ne rechigne plus à cette idée : Mes doigts ne se font plus hésitant pour venir récupérer ce qu'elle m'a volé. Mais, plutôt que de les garder fermement, je les envoie voler sur la table basse et fini par me redresser après l'avoir libéré. Je me passe la main sur le visage, la fixant entre mes doigts un instant avant de remettre en ordre les mèches de mes cheveux.

-Tu as gagné. Je ne vais pas y aller. Je ne veux plus y aller. Mais ce n'est pas pour toi que je fais ça et retiens bien une chose. On ne me laissera pas tranquille. Les choses vont empirer, attends toi à t'en mordre les doigts. Si ce n'est pas ce soir, ce sera une autre fois.

Rappelais-je en défaisant le nœud de ma cravate en me dirigeant vers le plan de travail de ma cuisine pour sortir d'un tiroir un  inhalateur que je lance à coté d'elle sans lui adresser un regard.

-Tu va te mettre devant un film et dormir. Je ne veux plus t'entendre de la soirée, tu en a assez fait comme ça.  T'as obtenue ta petite victoire, c'est nettement suffisant, j'espère que tu saura t'en contenter parce que se sera la dernière fois.

Sifflai-je mauvais, contrarié même.


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MessageSujet: Re: Peux-tu croire que je t'aime ? (Pv Hiroki)   Sam 3 Déc - 10:32






Peux-tu croire que je t’aime ?
Pv Hiroki Asahina




-Qu'est-ce que tu crois faire ? Es-tu heureuse en agissant comme tu le fais ? Ça te fait plaisir de me menacer en rabaissant comme ça ta vie ? Après tout ce que nous avons fait pour toi. Ça te va de gâcher ainsi tout mes efforts ? De détruire par la même occasion l'affection que j'avais pour toi.

Bien évidemment les paroles d'Hiroki ne sont pas pour me faire plaisir, encore moins pour m'être agréable. Elles sont virulentes et sèches, emprunte de cette même fureur qui fait trembler son poing et craquer le bois à mon oreille. J'en aurai presque un hoquet de pur terreur, jamais il ne m'a dévisagé avant tant de haine. Pendant un instant, je regrette profondément toute la seconde précédente, mon attitude et mes propos. Je me doutais qu'Hiroki serait furieux et enragé par ces derniers, mais je n'aurai pas imaginé qu'il me jette au visage qu'il me déteste. Parce que oui, c'est que je comprends lorsqu'il me dit que j'ai détruit le peu d'affection qu'il avait pour moi, que je l'écoeure. Et cela plus que le reste, me brise le cœur. Supporter la rancune et la colère d'Hiroki je le peux, mais ne pas compter pour lui en revanche...
Mon cœur sombre entre mes côtes et la toux me déchire la gorge. Hiroki me déteste. Hiroki me déteste. Hiroki me déteste.


C'est la mélodie que me scande mon inconscient désormais cinglant et moqueur. Voilà le beau résultat de mon initiative et de mon impatience. J'ai tout fichu par terre. Mais avais-je vraiment le choix ? Quand je repense à l'air triomphant de Sarah ce matin et aux yeux brillants de Mme Campbell, la seule réponse qui me vient est un stricte : Non. C'était la seule solution, ma seule solution aussi éphémère et temporaire soit-elle. Et même si la simple idée qu'il compte quand même la rencontrer en tête à tête me donne envie de mourir, je suis contente d'avoir retarder le délai. Oui, il a beau dire, il a beau faire, je n'avais pas le choix. Le résultat n'aurait pas été pire. J'aurai quand même souffert. Je tente de me convaincre ainsi, de m'appeler au calme, mais rien à y faire, je tousse et je crache et ce geste qu'il a de prendre les clefs pour mieux les jeter, de s'en aller avant de me cingler quelques paroles amères, n'arrangent en rien la crise.

-Tu as gagné. Je ne vais pas y aller. Je ne veux plus y aller. Mais ce n'est pas pour toi que je fais ça et retiens bien une chose. On ne me laissera pas tranquille. Les choses vont empirer, attends toi à t'en mordre les doigts. Si ce n'est pas ce soir, ce sera une autre fois. Tu va te mettre devant un film et dormir. Je ne veux plus t'entendre de la soirée, tu en a assez fait comme ça.  T'as obtenue ta petite victoire, c'est nettement suffisant, j'espère que tu saura t'en contenter parce que se sera la dernière fois.

J'ai mal. J'ai terriblement mal. Je regarde l'inhalateur d'un œil qui tourne et m'en saisit avant de le lâcher sur le sol et l'écraser du pied pour qu'il se brise en mille-morceaux. Je le casse, l'émiette, le réduit à néant de mon talon, exactement comme Hiroki vient d'en faire de même avec mes sentiments. J'hoquète et le fixe, vacillante sur mes genoux qui s'entrechoquent tandis que je m'accroche à la table basse. Ma joue me lance, mon ventre se retourne, bientôt je crache un peu de bile à ma honte sur son parterre et l'essuie d'un revers de main malade. Je n'en peux plus et je crois que je vais m'évanouir, cependant je me force à tenir, parce que je ne veux pas en rester là. Je veux qu'il comprenne qu'une simple “fessée” ne suffira pas à arranger la situation. Ce n'est pas à Naomi la gamine, Naomi la petite, Naomi sa filleul qu'il à faire, mais Naomi la jeune femme. Je secoue la tête, expirant péniblement.

-Victoire, victoire ? -je pleure, le souffle me manquant-Quelle victoire Hiroki ? Je ne suis pas une enfant. Ou du moins, je ne te parle pas comme telle....mais tu as raison, c'est la dernière fois. La dernière fois, car je ne compte pas y survivre ce soir, si comme tu l'affirmes, j'ai détruit la moindre d'affection de ta part à mon égard. Je ne peux pas...vivre sans ça. Et je ne pouvais pas faire autrement, tu n'aurais jamais voulu m'écouter et même maintenant...tu...tu fuis. Tu fuis lâchement !

Je serre le poing et me mord les lèvres jusqu'à ce que deux fin filets de sang coulent depuis la commisure de ma bouche, que je m’étouffe dans mon hémoglobine et ma salive. Et je hurle et je crache, en larmes de toutes les forces qu'ils me restent.

-Regarde-moi comme une femme Hiroki !!! Regarde-moi comme une femme...Tu ne pourr..tu ne pourras pas te débarrasser de moi comme ça...

Sur ses derniers mots, je me sens basculer et bientôt je reconnais vivement la dureté du carrelage froid. Mes tempes cognent, je tente de récupérer un brin d'air auquel je n'accède déjà plus. Je me sens partir. Sans mon inhalateur je me rends compte que je suis fichue. Je n'aurai pas pensé finir comme ça. Maman, papa, votre fille est une belle idiote, mais pardonnez-là.


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MessageSujet: Re: Peux-tu croire que je t'aime ? (Pv Hiroki)   Jeu 16 Fév - 23:31






Peux-tu croire que je t’aime ?
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Evidemment, c'était trop lui demander. J'aurai dû m'attendre à ce qu'elle ne s'en tienne là pour le reste de la soirée. Forcément qu'elle allait s'y opposer, hargneuse comme elle est. Je me demande bien ce qui a pu m'arriver pour avoir pensé un seul instant qu'elle accepte et obéisse sagement alors que depuis tout à l'heure, elle ne cesse de me contredire et contrarier. Dans mon dos je peux entendre la capsule de son inhalateur se briser, accompagnait par le bruit sourd de son talon qui frappe le sol et piétine les débris. C'est un regard encore surprit que je lui lance, ne comprenant pas ce qui lui arrive ou du moins, ne dosant pas encore totalement l’intensité de cette vague qui la submerge.

-Mais t’es folle ma parole !

Ne pus-je m’empêcher de hurler en la voyant s’acharner sur ce qui est pour elle un médicament important pour sa vie, en particulier quand on sait que dans son état, le moindre stresse peut suffire pour causer une crise. Je n’y ai pas pris garde, pas assez en tout cas. J’ai bien remarquer qu’elle commençait à montrer des symptômes néfaste qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille et sonner l’alarme comme quoi je n’aurai pas dû chercher plus loin et obtempérer. Je n’aime pas cette sensation d’être ainsi dominé, ce manque de liberté qui s’est fait ressentir depuis qu’elle a bloquée la porte. C’est avec horreur que je la vois faire sans avoir eu le temps de l’en empêcher, sifflant alors de rage et pestant de colère, n’apprécie en rien qu’elle considère avec tant de légèreté son état de santé mais plus exactement sa vie. Une dispute qui tourne au drame comme on en voit dans les films, je ne m’attendais pas a devenir un jour l’un des acteurs principaux, je m’en serais clairement bien passé en l’occurrence.

Ne pouvait-elle vraiment pas s’y prendre d’une autre manière pour me faire entendre raison ? Pour me faire combien il est important pour elle que je l’écoute et n’aille pas à cette soirée ? En y allant, qu’aurait-elle faite durant ce temps ? Dans quel état l’aurai-je retrouvé ? Je l’ai toujours connue casse-cou et tête brûlée, mais, en ce début de nuit, je lui découvre de nouvelles facettes qui jusque-là ne m’avaient pas encore étaient dévoilées : Elle est venimeuse pour elle-même et un peu, peut-être du genre à prendre des décisions extrémistes. Je n’aime pas ça. Je n’aime pas ce genre de situation qui je le sais, commence à me dépasser. Elle est incontrôlable, du moins, je n’ose pas employer ce qu’il faut pour la maîtriser alors que je sais ce qu’elle attend de moi. Ce n’est pas grand-chose selon elle, mais c’est beaucoup me demander, plus particulièrement quand je l’ai vu de mes propres yeux grandir. Je sus comme paralysé sur le moment, autant par ses paroles, ses larmes, et son état qui se dégrade. Pris au dépourvu dirons-nous, alors que j’ai toujours su éviter à ce qu’elle n’en arrive à ce stade là, ça me dépasse sur le coup et je n’ai rien pu faire quand elle a commencé à sombrer sous mes yeux si ce n’est que l’observer.

Le premier réflexe de n’importe quel individu dans ce genre de cas aurait été d’appeler les urgences afin de la prendre en charge, mais, je n’en fis rien. Peut-être est-ce parce que je n’ai pas ce réflexe de compter –en dehors de son père- sur quelqu’un d’autre que moi. Si j’assure un rôle de professeur de sport, ce n’est pas pour de la simple figuration, j’ai un minimum de connaissance professionnel dans le domaine de la santé. N’est pas enseignement n’importe qui souhaitant le devenir. Au cours de ma vie, j’ai appris bien des choses, j’ai sû mettre des cordes à mon arc pour l’endurcir spécialement pour des moments comme celui-là. Je ne suis pas médecin, enfin, je n’en ai pas le diplôme, mais je ne suis pas sans connaitre les premiers soins. Combien de fois ai-je dû me recoudre moi-même à votre avis ? Un peu trop souvent, mes cicatrices peuvent le prouver. La panique se fait moins écrasante et je parviens enfin a bouger, ayant malgré moi des difficultés à reprendre mon calme. Le simple fait de la voir ainsi me terrifie et pourtant dieu sait combien j’en ai vu dans un état comme qui dirait cadavérique.

-Tu as le don pour faire tout ce qui ne faut pas ce soir.

Sifflai-je a son attention comme une plainte mais également une sorte de réconfort, voulant m’assurer moi-même que tout ira bien. La mettant alors sur le dos pour l’allonger, même s elle ma avoué ses sentiments, je ne montre pas plus d’hésitation à ce que je m’apprête à faire. Pinçant son nez entre mes doigts, je fini par me pencher au-dessus d’elle en prenant une profonde inspiration avant de plaquer ma bouche à la sienne et lui insuffler de l’air. Mes mains se perdent sur sa cage thoracique que je comprime et style en un rythme régulier, répétant l’action jusqu’à ce qu’elle se mette à tousser. On peut dire qu’elle m’a fait vivre la plus grande peur de ma vie. L’émotion me gagne quand je vois les mouvements de son buste sous l’action de ses poumons en fonctionnement. Je ne me calme que lorsque je vins porter à ses lèvres l’embout d’un autre inhalateur. J’en ai plusieurs chez moi et j’en ai également toujours au moins deux dans ma veste en cas de besoin. Appuyant sur le mécanisme pour que le produit se mêle à la bouffer d’air que je lui force à prendre. Elle est toujours inconsciente, mais n’est pas en danger. Demain cependant, elle devra tout de même se rendre à l’hôpital. En attendant, ne pouvant la laisser ainsi sur le sol de mon appartement, je la soulève et la mène jusque dans ma chambre ou je viens l’allonger confortablement, le buste légèrement redressé de manière à ce qu’elle ne s’étouffe pas. Je remarque seulement maintenant ces coupures qui défigurent ses lippes, laissant par ailleurs mon pouce passer dessus comme une caresse.

-Petite idiote. A ton réveil, ne penses pas t’en tirer aussi facilement.

Sifflais-je sur un faux ton mauvais alors que sur son front je viens déposer un baiser. Malgré cette scène, elle n’en reste pas moins précieuse quand bien même ce que j’ai pu lui dire. Je la quitte un moment, le temps pour moi de prendre de quoi la traiter. Ainsi endormie, elle me rend la tâche plus facile et c’est donc dans le silence et sans la sortir de son sommeil que je m’occupe d’elle. Une fois terminé, la laissant là dans ma chambre, ne pouvant la laisser totalement seule, c’est au creux de mon canapé que je viens me reposer et me remettre de mes émotions.



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MessageSujet: Re: Peux-tu croire que je t'aime ? (Pv Hiroki)   Sam 22 Avr - 20:28







Peux-tu croire que je t’aime ?
Pv Hiroki Asahina





Cette nuit, j'ai fais un rêve. Un rêve agréable. Le genre de rêve dont on ne veut pas se réveiller. Ceux qui nous font pleurer tant ils sont beaux et réconfortants, pleins d'une douceur qu'on ne connaît pas dans la réalité. Le teint blafard, je porte une main à ma bouche comme pour me rappeler de la sensation de celle d'Hiroki sur la mienne. Je peux presque y sentir son souffle encore tout proche, la caresse de son haleine contre mon menton et la sensation de sa respiration qui s'insinue et me prend gorge, puis poumons. Je me caresse les lèvres ainsi quelques longues minutes d'un pouce tremblant, quelle douce sensation ai-je eu. Bientôt cependant, le souvenir s'estompe, éphémère et fugitif. C'est normal, ce n'était qu'un rêve. Une légère douleur à ma lèvre inférieur me fait grimacer et je sors brutalement de ma torpeur dans un sursaut violemment. Les souvenirs d'hier soir me reviennent avec force et je porte une main vive à ma poitrine, constatant avec soulage qu'à l'intérieur mon cœur bat sur un tempo fort. Je respire. Je suis en vie. Cette constatation me soulage intensément. J'ai bien cru que c'était vraiment la fin. Toutefois à la joie d'être bien vivante, la honte et l'inquiétude cèdent vite place. Où est-Hiroki ? Suis-je à l'hôpital ? Le décor sobre de la chambre et les grands rideaux noirs par lesquels passent quelques rayons de soleil me font dire que non. Hiroki m'aurait il laissé dormir chez lui ? S'en est-il allé ensuite ?

Avec un pas hésitant, je sors du lit, veillant à ne pas faire de bruit, un peu comme un animal pris en faute. Dans le salon tout est calme et sombre. Les clefs sont encore posées sur la table basse, au même endroit qu'hier et des débris de mon inhalateur jonchent toujours le sol. A comporter les restes de sa carcasse plastique, je me sens brusquement terriblement coupable. J'ai vraiment agit comme une imbécile. J'en ai conscience. Je renifle légèrement. De là où je suis, je ne distingue pas immédiatement la silhouette d'Hiroki. Il me faut m'avancer de quelques pas et tendre l'oreille, pour entendre sa fine respiration, modulée. Il dort à poings fermés sur le canapé. Le pauvre a du être épuisé par notre dispute d'hier...J'ai le tic de me mordre la lèvre inférieur et grimace, quand mes coupures encore profondes se rappellent à moi. Je me suis mis dans un bel état. Si après tout ça, il ne me vire pas à coup de pieds au cul de chez lui, je crois que je pourrais m'estimer chanceuse. Moi-même je me rends compte que j'ai été odieuse...pour ne pas dire garce. Je soupire et m'avance coupable et penaude jusqu'à lui. Une main sur le bras en signe de ma gêne, c'est avec désespoir que je m'avachis par terre, juste devant le canapé, tout près de son beau visage. 

-Je suis vraiment désolée...-murmurai-je dans sa direction-

Ses traits tirés par la fatigue et le froncement soucieux de ses sourcils sont comme autant d'accusation. Avec lenteur, je me penche et je commence à dessiner inconsciemment les traits de sa mâchoire et de son nez, du bout des ongles. Très vite, je me mets à pianoter sur ses lèvres chaudes et entrouvertes. D'Hiroki je ne suis respectueuse en rien. Moi qui lui ai tant crié dessus hier, je me rends compte de mon égoïsme absolu. Je sais que j'ai tort. Je sais que je suis folle. Toutefois, je ne peux pas m'empêcher d'être ainsi. Je ne peux pas m'empêcher de ne pas regretter mes déclarations, si je regrette toutefois le court de mes actions. Le fait est que je désir plus que tout au monde, là encore maintenant plus que jamais. Je ferme les yeux et me penche suffisamment pour l'embrasser. Sur le coup ma bouche, me fait mal et se craquèle un filet de sang s'écoule très fin, mais je n'y fais pas attention, préférant parcourir les lippes d'Hiroki de quelques baisers humides et d'un coup de langue chaud qui me fait frémir avant de me relever. Je le regarde et pose ma main sur son front susurrant une dernière fois.

-Je suis désolée d'être amoureuse de toi Hiroki. Je ne te demanderai pas d'accepter mes sentiments, ni de me les rendre. Je sais que tu ne m'aimes pas. Mais j'aimerai bien que tu les reconnaisses et me laisse une chance...juste une toute petite chance de te faire la court. Et comme ça, même si tu me rejettes à la fin, je pourrais enfin tirer une croix sur toi...

Je baisse le regard, rougissante.

-Dors bien Hiroki...je ne vais pas te déranger plus longtemps.


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MessageSujet: Re: Peux-tu croire que je t'aime ? (Pv Hiroki)   Sam 22 Avr - 20:29






Peux-tu croire que je t’aime ?
Pv Naomi Sonoda




La belle au bois dormant, conte de fée ou pas, c’est d’un baiser que je me réveille ou en partie du moins. Généralement je suis du matin, mais j’apprécie bien le confort d’un nid douillet, lorsque la température est idéale pour que se prolonge de quelques minutes encore ou bien d’une petite heure de plus mon repos. Fatigué certainement pas la scène d’hier soir, encore vaporeux et brumeux, sous mes yeux se dessine vaguement la silhouette de cette petite idiote qui m’a tant causé soucis. J’en geins quand je l’aperçois mais fini par tendre le bras pour, à la manière de la serre d’un aigle, envelopper son poignet de mes griffes. Sans un mot, sans un regard,, je la tire dans ma direction et la fait basculer sur le canapé de façon à ce qu’elle s’y retrouve allongée mais dos à moi. Dans un soupir t un mouvement de la tête, mon bras passe par-dessus son épaule pour la maintenir fermement contre moi tandis que mon torse vient épouser sa colonne vertébrale et que ma joue se pose contre sa tempe. 

-Qu’est-ce que tu fais déjà debout ? Dors encore un peu, y a le temps avec les cours. 

Marmonnais-je à moitié endormis, la serrant encore un peu plus contre moi. Je frotte ma joue contre elle et dépose un baiser dans sa chevelure, les yeux toujours fermés, blottit contre elle, je nous couvre de ma veste qui cette nuit m’a servi de couverture, n’ayant la veille pas eu la force de me fournir. Je reste ainsi avec elle dans cette position un long moment sans vraiment lui laisser la possibilité de s’échapper et il faut croire que j’apprécie la présence de son corps contre le miens. Je n’ai aucun mal à ressentir sa chaleur, ce qui a d’ailleurs pour effet de m’endormir d’aise. 

-Ça va mieux ? Tu n’as pas de difficulté à respirer ce matin ? Il faudra que je passe à la pharmacie pour te récupérer un nouvel inhalateur. 

Grondai-je presque à son oreille avant de resserrer vivement mon étreinte pour par la suite étendre mes muscles. Ma main glisse le long de son ventre, frottant et relevant certainement ses vêtements à son passage sans le vouloir pour finir dans ses cheveux que j’ébouriffent par chamaillerie avant de me redresser et poser enfin mon regard sur elle. J’incline la tête d’un petit air intrigué par la bouille qu’elle m’affiche et lui adresse un petit sourire suivit d’une pichenette sur le front avant de l’enjamber pour quitter le cocon. 

-Du café, trop amer pour toi n’est-ce pas. Qu’aimerais-tu manger ce matin pour débuter la journée ? Dis-moi et va te préparer. Il va falloir qu’on passe chez toi.

Sifflai-je à son attention, lui rappelant qu’elle n’a pas ses vêtements de sport pour le club auquel elle appartient ni même pour le cours que je supervise dans son établissement. Sa petite folie d’hier soir qui n’était clairement pas prévu au programme a des répercussions sur aujourd’hui en commençant par grignoter une partie de notre temps. A cause de ça, si nous ne voulons pas être trop en retard, je vais devoir faire l’impasse sur une douche matinale ici chez moi. Le temps que je lui prépare de quoi se remplir l’estomac plus celui pour l’amener chez elle et enfin à l’école ne me laisse que peu de temps pour moi-même et pas suffisamment pour m’entretenir. Ce n’est pas grave, je prendrai une douche dans les vestiaires entre deux heures de cours. D’un petit coup d’œil je l’observe en coin avant de venir poser sur le rebord de la table son médicament, le dernier que j’ai en ma possession. Pour ça aussi il va falloir que je prenne sur mon temps. Je n’en parlerai pas à ses parents, il est inutile de les inquiéter et je pense qu’elle est du même avis que moi sur le fait que ce qui passé hier doit rester secret. J’actionne le bouton du bout des doigts et éclanche le gaz pour qui prennent les flammes de ma gazinière. Portant la poêle à la plaque qui commence à chauffer, je viens casser deux œufs, de quoi il apporter de l’énergie et redonner un regain de clarté à son visage un peu malade. 

Pour le moment j’évite de reparler de ce qui s’est passé, mais, elle doit bien se douter que tôt ou tard le sujet reviendra sur le tapis. Elle n’est pas sans savoir que je ne passe pas aussi facilement l’éponge et qu’elle m’a énormément contrarié. Puis, elle doit avoir en souvenir ses dernières paroles qu’elle a prononcée avant de sombrer, celles me menaçant. Pour tout cela mon ton avec elle se fait bien moins accueillant, plus ternes et froid, distant même. Je suis malgré moi encore en couleur contre elle et c’est bien vrai qu’en de rare moment il m’arrive de bouder. Est-ce que c’est ce que je fais avec elle ? Je boude ? Il faut croire que oui, mais c’est compréhensible. Je l’ai prévenu qu’elle s’en mordrait les doigts et bien que cela puisse sembler puéril, je compte mine de rien la faire culpabiliser pour ce qu’elle a fait.

-Ne tarde pas, tu vas nous mettre en retard.

Posant devant elle une assiette pleine une fois qu’elle fut revenue dans la cuisine, le timbre légèrement glacial et le regard lourd sur elle. Suis-je de mauvaise foi ? Un peu peut-être, mais c’est mérité.


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Peux-tu croire que je t'aime ? (Pv Hiroki)

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